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Une des questions récurrentes de l’humanité est : où est-ce qu’on va après la mort ? La thématique du livre repose sur ça. Nous y suivons divers personnages après leur mort. Ils évoluent dans une ville presque déserte ou ils croisent diverses personnes avec qui ils ont un passé commun. Ce lieu, tous le nomment spontanément l’Enfer.
On y suit divers protagonistes qui au fil de leurs rencontres nous racontent leur vie. L'auteur nous présente son Enfer comme un lieu aseptisé ou on ne ressent ni peur, ni colère, ni haine. Ça contribue fortement à mettre en place une atmosphère étrange et irréelle. On peut raconter sa mort avec indifférence et humour ou parler posément avec l'homme qui a provoqué votre déchéance. Rien n'a plus d'importance, que ce soit les petites victoires et les défaites.
Le livre est construit d’une multitude de flash-back, on a quelques parcelles d’une vie d’un personnage, puis on passe au suivant. Il arrive qu’on les recroise de temps à autre dans le roman, mais jamais bien longtemps. On a plusieurs récits enchâssés d’histoires personnelles. Le roman n’a pas de réel début ni de fin véritable, ni même d’intrigue à proprement parler.
Dans cet enfer, l'auteur nous montre que dans la société, l'humain porte des masques mais ce masque tombe après la mort. Les différents narrateurs du livre se transforment alors en simples spectateurs de leur propre vie, et à travers eux, c’est la société japonaise que Tsutsui Yasutaka met en scène. L'auteur nous fait ici une critique de cette société japonaise en montrant tous les bas-côtés avec les yakuzas ou les employés licenciés pour des fautes qu'ils n'ont pas commises eux même. Comme les personnages n'ont pas de sentiments, on voit la société telle qu'elle, sans aucuns artifices.
Afficher en entierJ'ai acheté ce livre parce que la couverture et le résumé me plaisaient, et parce que je n'ai encore pas trop lu d'auteur japonais, à part en manga. J'ai bien aimé le style d'écriture plutôt concis, qui nous entraîne dans une série d'événements de manière décousue mais entraînante. Certains événements étaient plutôt dérangeants et intéressants par la même occasion. J'ai bien aimé la petite dose d'inexpliqué par rapport à l'existence et au fonctionnement de l'enfer (au sens littéral) dans lequel se retrouvent les personnages. J'aime beaucoup le thème de l'enfer ou de la vie après la mort alors j'étais plutôt satisfaite sur ce point même si j'attendais encore plus d'originalité. J'ai aussi aimé la diversité de caractères des personnages. Néanmoins, vu la petite taille du livre, les personnages n'étaient selon moi pas assez marquants pour en faire une très bonne lecture.
Afficher en entierLa vie, la mort... ne serait-ce pas les deux côtés d'une même pièce ? Car l'enfer qui est raconté ici, c'est la mort. Rien n'y est horrible comme dans la représentation occidentale. C'est juste l'après-vie. Et on s'y retrouve, intact, comme au meilleur moment de son existence.
Des personnes qui se sont connues à différentes époques de leur vie se retrouvent en enfer et peuvent tout savoir des autres car il voient dans leur tête tous leurs souvenirs. Ils voient donc aussi les trahisons qu'ils ont subies, mais comme la mort leur a apporté l'apaisement, rien n'est grave. On assiste à des moments de leur vie, ce qu'ils ont fait et ce qu'on leur a fait, puis à leur mort, la façon et la raison de celle-ci.
J'aimais bien mais rapidement je me suis sentie perdue car on passe de la mort à la vie et inversement par des flash-back permanents sans qu'il y ait de transition. Et puis il y a beaucoup de personnages, ce qui n'aide pas car c'est un peu compliqué de s'y retrouver dans autant de prénoms japonais dont on ne sait pas toujours se rappeler s'ils sont féminins ou masculins. Et puis j'ai trouvé le récit vraiment foutraque à cause des très fréquents bonds dans le temps et les situations dont je ne comprenais pas trop l'intérêt, et vraiment je crois que je n'ai rien compris à la finalité de tout ça.
Cependant il y a quelques situations assez drôles, notamment dans l'avion avant le crash ou encore dans l'ascenseur.
Mais voilà, je me suis ennuyée et je ne l'ai lu jusqu'au bout que parce qu'il ne fait que 155 pages. Et alors que Paprika, son roman en deux tomes, me tentait, je dois dire que plus du tout.
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