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− Ce n’est pas ce que tu crois…
− Arrête, tu as fait tomber le masque maintenant ! J’ai tout vu et entendu, et très bien compris ! Franchement je n’en reviens pas… Alors j’avais raison depuis le départ ! Il secoua la tête et la regarda avec mépris : Tu es une sacrée garce, tu nous auras tous bien bernés !
Choquée d’entendre ces mots, elle tenta de le détromper mais il ne lui laissa pas le temps.
« Arrête ça tout de suite ! Cesse de faire ton petit air d’innocente, tu n’en as que trop joué. Heureusement que maman n’est plus là, elle serait atterrée de voir le véritable visage de sa “petite protégée”. Et moi qui disais m’être trompé sur toi ! Quand je pense à ton comportement ces derniers jours… Tu n’es vraiment qu’une sale pute !
La main de Natalie partit directement sur la joue de Joseph et le gifla aussi fort que lui insufflait sa colère. De la même façon, il lui envoya le revers de sa main et elle sentit une vive et rapide douleur sur la joue droite. Elle cria puis la couvrit de ses doigts, abasourdie et hagarde par la violence de ce geste.
− Barre-toi d’ici tout de suite ! Fiche le camp tu m’entends, je ne veux plus te voir dans la chambre de ma mère, ni dans cette maison !
Afficher en entierElle le remercia, vraiment surprise et émue de l’entendre prononcer de telles paroles. Il fixait encore son visage et ajouta :
« C’est vrai que j’ai eu du mal à accepter pourquoi maman tenait tant à toi et que je t’ai cru capable du pire envers elle ! J’ai mis longtemps pour comprendre qui tu étais vraiment, mais maintenant c’est du passé. Alors je veux que tu te sentes bien ici, avec nous… Même si maman n’est plus là. »
Afficher en entierIl avança le bras et lui caressa encore la joue ; il l’avait déjà fait plusieurs fois depuis la mort de Victoria.
− Je sais que j’ai été souvent méprisant avec toi… C’est toi qui dois me pardonner.
Afficher en entierMais aujourd’hui, alors qu’elle aurait pu réaliser une grande partie de ses rêves grâce à cet argent offert par Victoria, sa morale l’empêchait de l’accepter : ce n’était pas le sien, elle n’avait absolument rien fait pour le mériter.
Afficher en entierFinalement, les gens qui ont toujours travaillé pour s’en sortir n’ont pas la même conception, et même si certains vont perdre la tête et tout claquer n’importe comment, d’autres ne sauront pas quoi faire de cet argent ; avec toutes les questions et les peurs qui arriveront pour savoir comment le gérer, le placer et ne pas le dilapider… Et surtout comment leur entourage se comportera après avoir appris leur nouvelle richesse ; avec des sollicitations de toutes parts, des arnaques à éviter… Des loups, il y en a partout et certains se sont spécialisés pour profiter de ce « nouveau riche, incrédule et novice » afin de le léser dès que possible ! De la morale de la fable, et l’expression qui en est restée : « pour vivre heureux, vivons caché », eh bien quand on est riche, c’est certain qu’il faut aussi l’appliquer et se méfier de tout !
Afficher en entierMais dans la nuit, elle sentit quelqu’un se glisser sous les couvertures et se blottir contre elle : c’était Kylan. Elle se retourna et vit qu’il pleurait :
− Qu’est-ce que tu as poussin ? Tu as fait un cauchemar ?
Afficher en entierElle le prit dans ses bras pour le consoler.
− Oui tout à l’heure, mais j’ai été voir papa après… Mais après je me suis encore réveillé et il était plus là… J’ai vu la chambre de mémé ouverte et je l’ai vu pleurer dedans…
− Oh mon petit chéri… fit-elle, très contrariée et peinée. Papa est très triste tu sais…
Afficher en entierLe petit garçon secoua la tête et pleura encore de plus belle.
− J’ai pas osé aller lui faire un câlin… balbutia-t-il comme s’il avait commis un acte grave.
− Ce n’est rien, il ne va pas être fâché ! Elle caressa doucement ses cheveux, lui laissant le temps de se calmer. Tout à l’heure, il reviendra te chercher et tu pourras lui faire !
− D’accord… Mais je ne veux pas retourner dans mon lit, je ne veux pas dormir tout seul !
− Je le lui dirai. Allez, endors-toi !
Afficher en entier− Bonne nuit Natalie. Je t’aime beaucoup ! fit-il en la serrant.
− Moi aussi mon petit cœur ! Dors bien.
Très émue, elle lui fit un gros bisou. C’était ce petit bout de chou qui lui apportait le réconfort qui lui manquait tout à l’heure ; elle lui sourit avec tendresse et ils fermèrent les yeux.
Afficher en entierRetenant son émotion, il lui demanda de le suivre et fila à toute vitesse dans la chambre de sa mère. En entrant, il la vit étendue dans la même position que lorsqu’elle se reposait tout à l’heure. Mais là, son visage était figé, la mort venait de l’emporter…
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