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Le verbe grec poïen qui est la racine étymologique de notre poésie, on le sait, se traduit en français par « faire ».
Or Aragon précise, avec raison, car le poète a toujours raison, que faire signifie chier.
Je verbifie. Je poétifie. Je « fais », à la va-comme-je-pousse. Je tartis mes pages.
Je « fais » le monde, tel que je le vois, tel que je le sens, pouah, tel que nous sommes tous en train de nous le pourrir, de nous le massacrer, avec, forcément, l'assentiment, et sans doute de par la volonté même, du démiurge qui, s'il est, doit être, nous dit-on, par définition, tout-puissant.
Ce « faisant », je cherche, obstinément, à démasquer ce dieu que d'aucuns ont « fait ».
C'est, pour moi, une démarche de déconstipation mentale.
Afficher en entier« Diable ! Où se terre-t-il, celui qu’on dit aux cieux ? »
« Je plane aux ciels sans dieu des limbes poétiques. »
« Tout cadavre est exquis aux dieux lorsqu’ils sont faim »
« Ton infamie nourrit mon poème bréneux »
« J’espère la camarde et sa serpe homicide »
Source : http://www.ipaginablog.com/la-divine-mascarade/
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