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Liste des extraits

Extrait ajouté par Laurien 2019-07-17T17:06:53+02:00

Tout vin a sa lie, toute armée ses goujats. Ils étaient de ces goujats horribles qu’on retrouve dans les bas-fonds de toute guerre, de cette inévitable race de chacals qui viennent souiller le sang qu’ils lapent, après que les lions ont passé !

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Extrait ajouté par Laurien 2019-07-16T21:44:43+02:00

L’imagination continuera d’être, d’ici longtemps, la plus puissante réalité qu’il y ait dans la vie des hommes.

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Extrait ajouté par Didie6 2014-09-17T12:39:37+02:00

Le Temps, qui nous use peu à peu de sa main de velours, a une fille plus mauvaise que lui : c’est la Légèreté oublieuse.

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Extrait ajouté par Didie6 2014-09-17T12:38:41+02:00

Qui ne sait le charme des landes ?... Il n’y a peut-être que les paysages maritimes, la mer et ses grèves, qui aient un caractère aussi expressif et qui vous émeuvent davantage. Elles sont comme les lambeaux, laissés sur le sol, d’une poésie primitive et sauvage que la main et la herse de l’homme ont déchirée. Haillons sacrés qui disparaîtront au premier jour sous le souffle de l’industrialisme moderne ; car notre époque, grossièrement matérialiste et utilitaire, a pour prétention de faire disparaître toute espèce de friche et de broussailles aussi bien du globe que de l’âme humaine. Asservie aux idées de rapport, la société, cette vieille ménagère qui n’a plus de jeune que ses besoins et qui radote de ses lumières, ne comprend pas plus les divines ignorances de l’esprit, cette poésie de l’âme qu’elle veut échanger contre de malheureuses connaissances toujours incomplètes, qu’elle n’admet la poésie des yeux, cachée et visible sous l’apparente inutilité des choses.

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Extrait ajouté par Didie6 2014-09-17T12:40:42+02:00

On était en octobre, cette saison mûre qui tombe dans la corbeille du temps comme une grappe d’or meurtrie par sa chute, et, quoique je sois d’un tempérament peu rêveur, je jouissais pleinement de ces derniers et touchants beaux jours de l’année où la mélancolie a ses ivresses.

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Extrait ajouté par Didie6 2014-09-17T12:40:28+02:00

« Eh bien ! la mère, – lui dis-je en regardant manger mon cheval, – vous allez me dire à présent quel chemin je dois suivre pour arriver à la Haie-du-Puits dans la nuit et sans m’égarer. »

Alors elle allongea son bras sec, et, m’indiquant la ligne qu’il fallait suivre, elle me donna une de ces explications compliquées, inintelligibles, où la malice narquoise du paysan, qui prévoit les embarras d’autrui et qui s’en gausse par avance, se mêle à l’absence de clarté qui distingue les esprits grossiers et naturellement enveloppés des gens de basse classe.

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Extrait ajouté par Didie6 2014-09-17T12:40:12+02:00

– Elle est moins peureuse que moi, fit-elle, comme se parlant à elle-même, et plus jeune : elle a eu plus d’éducation que nous toutes. C’est la fille de Louisine-à-la-hache, et c’est une Feuardent par son père. J’ai ouï dire à défunt le mien que c’étaient là des gens qui n’ont jamais rencontré, sous la calotte des cieux, rien qui pût les épouvanter.

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Extrait ajouté par Didie6 2014-09-17T12:40:01+02:00

Ce soir-là, on attendit Jeanne-Madeleine au Clos. Elle était régulière dans ses habitudes et ordinairement toujours rentrée avant son mari. Ce soir-là, par exception, ce fut le mari qui rentra le premier à la maison. On ne vit point maîtresse Le Hardouey assister au repas de ses gens, et on entendit maître Thomas demander plusieurs fois où donc sa femme était allée. Plus étonné qu'inquiet, cependant, il se mit à table, après un quart d'heure d'attente prolongée. C'est à ce moment qu'elle rentra.

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Extrait ajouté par Didie6 2014-09-17T12:39:49+02:00

On jurerait qu’il porte un meurtre à califourchon sur la jointure de ses sourcils.

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Extrait ajouté par Didie6 2014-09-17T12:39:26+02:00

Il avait été fort célèbre dans le Cotentin, pays de grands mangeurs et de buveurs intrépides, et il était devenu, sur la fin de sa vie, d’un embonpoint si considérable qu’il avait été obligé de faire une entaille circulaire à sa table pour y loger la rotonde capacité de son ventre.

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