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Il ne fallait pas se fier au front bas d’Ange Papalardo ni à son nez écrasé de boxeur. Malgré les apparences, ce n’était pas un truand à l’ancienne mais un homme plutôt fin qui lisait des romans, allait au théâtre et savait déchiffrer les comptes d’exploitation. Avec ça, fils et petit-fils de policiers. Il en avait gardé une passion effrénée de la vérité qu’il savait extorquer à la pince ou à la décharge électrique, avec une maestria incomparable, à tous les ennemis de son boss. Il ne l’aurait jamais avoué, fût-ce sous la torture, mais il pensait que le Rascous n’était pas à la hauteur. Trop cupide, trop inculte, trop premier degré. Souvent, on aurait dit qu’il avait perdu la tête, le patron. Quand il piquait ses crisettes, par exemple, et qu’il prétendait « fumer » tous ceux qui se mettaient en travers de son chemin. Les policiers, les juges et les truands concurrents
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