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Description ajoutée par x-Key 2011-04-05T18:59:01+02:00

Antifasciste avant la guerre, « ennemi de classe » sous l’ère soviétique, Sándor Márai connut avant son exil officiel vers les États-Unis un tragique exil intérieur.

Rédigés vingt ans après les événements évoqués, ces Mémoires composent une fresque saisissante de la Hongrie à une époque cruciale de son histoire et mettent en lumière le trajet bouleversant de l’auteur des Braises. Avec verve et sensibilité, Márai raconte l’entrée victorieuse des chars soviétiques en Hongrie en 1944, et l’instauration du régime communiste. L’écrivain doit se résigner à l’évidence : l’humanisme est assassiné, on assiste au triomphe d’une nouvelle barbarie à laquelle, une fois de plus, le peuple se soumet. Isolé et impuissant, Márai décide de quitter son pays : « Pour la première fois de ma vie, j’éprouvai un terrible sentiment d’angoisse. Je venais de comprendre que j’étais libre. Je fus saisi de peur », écrit-il la nuit de son départ, en 1948.

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Description ajoutée par jess07 2011-03-13T17:10:46+01:00

L'écrivain hongrois Sandor Marai (1900-1989) est considéré aujourd'hui comme l'une des plus grandes voix de la littérature européenne. Antifasciste avant la guerre, " ennemi de classe " sous l'ère soviétique, témoin d'un monde qui se délite, il connut avant son exil officiel vers les Etats-Unis un tragique exil intérieur. Rédigés vingt ans après les événements évoqués, ces Mémoires inédits composent une fresque saisissante de la Hongrie à une époque cruciale de son histoire et mettent en lumière le trajet bouleversant de l'auteur des Braises. Avec la sensibilité et la verve caustique qui le caractérisent, Marai raconte l'entrée victorieuse des chars soviétiques en Hongrie en 1944, ses premiers contacts avec l'" homo sovieticus " et l'instauration du régime communiste. Au-delà du témoignage historique, c'est la qualité de son regard, détaché de toute idée préconçue, qui donne à ces écrits toute leur force. Bientôt, face à la bolchevisation forcée, à la censure et à la répression, l'écrivain doit se résigner à l'évidence : l'humanisme est assassiné, on assiste au triomphe d'une nouvelle barbarie à laquelle, une fois de plus, le peuple se soumet. Isolé et impuissant, Marai décide de quitter son pays : " Pour la première fois de ma vie, j'éprouvai un terrible sentiment d'angoisse. Je venais de comprendre que j'étais libre. Je fus saisi de peur ", écrit-il la nuit de son départ, en 1948.

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