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Liste des commentaires

Commentaire ajouté par kadeline 2019-05-28T10:53:28+02:00
Argent

J'appréhende toujours quand le début d'une histoire me parait pas assez consistante à cause du vocabulaire, des fautes d'orthographe… et cela même quand c'est un choix volontaire, judicieux et justifié qui peut aboutir à un bijou comme des fleurs pour Algernon. C'est ce qui s'est passé ici avec le début de memory. le début laisse sur sa fin, tout est expliqué avec le minimum de mots et les plus simples possibles. Heureusement, on comprend très vite que c'est lié à l'univers et que ça évolue à un rythme bien dosé. J'ai apprécié la maîtrise du changement de style de narration. On est dans un univers post-apocalyptique où le vocabulaire a été réduit à son minimum pour permettre de contrôler des masses. Seuls le minimum de mots nécessaires à chacun leur est appris et tous les autres sont bannis/interdits. L'héroïne, suite à son départ d'un phare qui était son seul lieu de vie, découvre la puissance des mots, des livres et la liberté qu'ils permettent. C'est une quête de la liberté passant par l'acquisition de connaissances et c'est très réussi. Un joli roman avec un beau message à faire passer aux jeunes lecteurs.

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Commentaire ajouté par AlexandraLFC 2019-09-10T18:27:48+02:00
Or

Dans ce roman, nous suivons Mem. Elle vit dans un phare, avec son frère Samuel et Joris, un homme abject au regard malsain. Considérée comme une blatte, une pauvre petite femelle par les hommes, elle s’occupe des tâches ménagères et ne possède rien. En bref, son existence est vouée à l’obéissance et au silence.

Au début du roman, j’étais un peu perdue dans ma lecture. Je me sentais à la fois déstabilisée par la plume de l’auteure mais aussi par cet univers dont je manquais cruellement d’informations. On comprend que ce monde a été dévasté mais qu’il y a des survivants. Certains mots n’ont pas le droit d’être prononcé. Il faut oublier le passé, arrêter de se souvenir. Et puis, les personnages parlent souvent des autres, mais qui sont-ils? Petit à petit, on obtient des informations sur l’extérieur et le contexte post apocalyptique de l’univers qui semble intéressant mais reste finalement en surface.

Un jour, le phare est attaqué. Mem est la seule rescapée. C’est ainsi que la jeune fille décide de découvrir le monde. Je me suis alors laissée transporter par la poésie de Christine Féret-Fleury. Non seulement sa plume vous envoûte mais elle transmet également des messages forts sur la liberté de penser ou de parler, l’importance de la connaissance et de la mémoire, le féminisme etc.

Comme souvent dans les romans des éditions Lynks, la lecture se fait à double sens. Il y a la fiction pour nous faire rêver. Et il y a ce souhait de partager, ou encore de dénoncer, de véhiculer des messages forts et poignants au lecteur.

Ici, l’histoire est découpée de façon originale puisqu’il y a quatre parties qui correspondent aux différentes étapes du voyage de Mem. Cette dernière se lance sans le savoir dans une quête initiatique qui lui permettra de trouver qui elle est. Ce personnage est vraiment touchant. Elle est d’abord frêle, n’ose pas faire ce dont elle a envie. Elle se cache mais au fur et à mesure du récit, elle évolue et découvre sa véritable identité. Elle devient libre et nous rappelle ce qui est important dans la vie.

Des personnages viennent ponctuer son voyage. Tous vont lui apprendre mais aussi l’aider à se rappeler car Mem n’oublie jamais.

Ce roman ne fait que 192 pages. Si la prise en main a été un peu laborieuse, l’histoire et la plume de l’auteure ont su me captiver. Je vous conseille énormément ce livre fort qui m’a fait l’effet d’une claque. Memory m’a marquée et je ne suis pas prête de l’oublier.

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Commentaire ajouté par Sophie-231 2019-09-26T18:32:49+02:00
Argent

Chronique entière ici : https://lacoccilectrice.wordpress.com/2019/09/26/73-memory-de-christine-feret-fleury/

Ce livre m’a laissée de nombreuses fois perplexe sans savoir si j’ai aimé ou non et même à la fin de ma lecture je ne saurais le dire avec certitude. Cependant, je peux quand même dire que j’ai passé un très bon moment de lecture, que j’ai vraiment envie d’en savoir plus car il manquait un peu d’approfondissement au niveau de l’univers qui n’est pas assez expliqué, et aussi du personnage principale sur lequel on est trop centré je pense. J’ai beaucoup apprécié le style d’écriture de l’autrice car, tout comme son roman, je l’ai trouvé très originale, simple à lire et à comprendre et quand même pleine de vocabulaire varié ! L’univers sombre, et mystérieux m’a permis d’être immergée dès le début sans me détacher de la lecture une seule fois ! Je conseille ce roman si vous voulez vraiment sortir de votre zone de confort, et lire quelque chose de particulièrement original ! Merci encore aux éditions LYNKS pour l’envoi de ce service presse !

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Commentaire ajouté par Aryia 2019-10-27T15:33:48+01:00
Or

Quand il y en a plus … il y en a encore ! A chaque fois que je viens à bout de ma (toute) petite pile de services presse, un petit paquet m’attend sagement dans la boite aux lettres, à croire que ma factrice m’espionne pour savoir quand poster les colis ! L’avantage de ce « chassé-croisé », c’est que je suis beaucoup moins angoissée que lorsque les livres arrivaient tous en même temps : pas besoin de jongler avec les dates butoirs et plannings de publication, les lectures et chroniques s’enchainent tout naturellement par ordre d’arrivée … C’est ainsi que, quelques jours à peine après être entré sur les étagères, Memory en est ressorti car son tour était venu de venir se frayer une petite place dans mon cœur de lectrice. Car croyez-le ou non, mais je n’oublie jamais un livre : il y a toujours un petit quelque chose, une phrase, une émotion, une réflexion, qui reste à jamais gravé dans ma mémoire …

Cela fait des années que Mem vit enfermée dans le Phare, avec pour seule compagnie son frère Samuel et le cruel Joris qui la battent quotidiennement. Des années que son quotidien se résume à la faim, à la douleur, à la peur, à la servitude. Car elle n’est rien d’autre que Mem. La petite Mem, toute juste bonne à faire la cuisine, la vaisselle, la lessive, le ménage, à obéir et à se taire. A oublier. Oublier ce que veut dire « rêver », « mère », « pourquoi », « avant ». Tous ces mots interdits, bannis, dangereux, qui dansent dans son esprit mais qui ne doivent jamais passer la barrière de ses lèvres gercées par la mer et le froid. Jusqu’au jour où les Autres attaquent le Phare, lui offrant la liberté qu’elle n’a jamais connue, jamais cherchée. Poussée par une envie irrésistible qu’elle ne s’explique pas, Mem fuit le Phare et s’élance vers l’inconnu. Sans un regard en arrière, sans une once de regret. Elle le sent, là-bas, elle trouvera les réponses aux questions qu’elle ignore encore se poser …

Au collège, on nous apprend que l’incipit d’un roman doit nécessairement apporter au lecteur les informations essentielles pour comprendre le récit : où, quand, qui, quoi ? Ici, l’autrice se joue des conventions et les balaye d’une vague : le lecteur est plongé dans une délicieuse incertitude, tout comme dans un rêve. Il devine plus qu’il ne sait. Alors il se laisse porter, sans trop savoir où il a mis les pieds, sans trop savoir dans quoi il s’est engagé. Il se laisse guider par la petite Mem, qui elle-même ne sait pas trop où elle va : jusqu’à présent, elle se contentait d’obéir aux ordres, comme on lui a appris à le faire au Centre d’Apprentissage. Livrée à elle-même, dans la plus parfaite des solitudes, Mem quitte ce Phare, sa maison, sa prison, pour découvrir « ce qu’il y a, là-bas, derrière la ligne des collines qui protègent le port ». Elle n’a d’autre envie que de tourner le dos à ce lieu qui fut le témoin des coups et des insultes. Elle n’a d’autre but que de savoir, enfin, ce qu’on lui a toujours caché.

Savoir. Apprendre. Tel est ce qui l’attend au bout du chemin. Guidée par celle qui fut son institutrice, Mem se libère des chaines qui l’entravaient et libère enfin les mots qui enflaient dans son cœur. Ces mots chargés de peur et de peine, mais aussi d’espoir, ces mots interdits qu’elle ne parvenait pas à oublier malgré les coups et les menaces, ces mots dont elle comprend à peine le sens mais qui luttaient pour ne pas disparaitre dans les méandres de l’oubli. Ces mots qui, petit à petit, enfin délivrés, font ressurgir des souvenirs. « Avec les mots, on peut raconter toutes les histoires du monde », explique Calipse à la petite fille qui découvre ce qu’est un livre. Car dans ce futur où règne une dictature du travail et du silence, les livres, la connaissance, les mots eux-mêmes ont été bannis pour mieux contrôler le peuple. Et voici que Mem découvre tous ces mots interdits : « rêve », « confiance », « liberté », « espérance ». Elle apprend à voyager sans bouger, à rêver toute éveillée, tandis que les signes sur le papier prennent vie dans sa tête. Mem apprend à lire.

Bien plus qu’un livre d’anticipation, c’est donc bien une sorte de voyage initiatique que l’autrice nous invite à effectuer aux côtés de Mem. Petite fille, adolescente ou jeune femme, Mem change d’âge et de visage au gré des chapitres. Chaque pas la rapproche un peu plus de son passé, ce passé qu’on a vainement tenté d’effacer mais qui ressurgit furtivement, une bribe de souvenirs par-ci par-là, l’écho d’un visage, l’ombre d’une berceuse. Sans ce passé qui se dérobe à elle, Mem n’est qu’une coquille vide : comment savoir qui on est quand on ignore qui on a été ? Au gré des rencontres, au fil également des mésaventures, Mem retrouve progressivement son identité, par le pouvoir des mots et celui de la bienveillance. Et le lecteur jubile de la voir, page après page, se révéler à elle-même, se retrouver elle-même. Jusqu’à ce que son prénom s’impose à elle, comme une évidence : il a toujours été là, mais elle n’a jamais réussi à le voir. Mais désormais, Mem sait qui elle est, et elle sait également ce qu’elle doit faire …

En bref, vous l’aurez bien compris, j’ai beaucoup aimé ce petit livre qui ne ressemble à aucun autre. Ce roman, c’est un peu comme un songe : on se retrouve hors du temps et de l’espace, dans un lieu et une époque qu’on ne peut déterminer avec précision … On est suspendu au bord du vide, retenu par de simples mots qui nous racontent l’odyssée de la petite Mem, qui nous happent et nous emprisonnent pour mieux nous émouvoir, pour mieux nous transformer. Car on ressort de ce roman un peu changé de l’intérieur, on a le sentiment un peu confus d’être détenteur d’un secret primordial, de n’être que le relais d’un message crucial, qui se niche au fond de notre être, quelque part, on ne sait où. C’est un récit à la fois dur et doux que nous propose Christine Féret-Fleury, un récit très atypique mais surtout très important. Il y a au creux de ce récit une véritable lettre d’amour à la littérature, un hommage au pouvoir et à la magie des mots. C’est un roman plutôt déconcertant, car il ne se laisse pas enfermer dans un genre ou dans des règles, mais c’est vraiment un beau roman, alors n’hésitez pas … https://lesmotsetaientlivres.blogspot.com/2019/09/memory-christine-feret-fleury.html

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Commentaire ajouté par m-e-lani-e 2024-08-10T14:03:52+02:00
Pas apprécié

[ABANDON - Roman non terminé]

Bon, à vrai dire je n'arrive pas du tout à accrocher. C'est lent, flou et je n'ai pas envie davantage d'en connaître la suite... Le roman est court, mais je n'arrive même pas à aller au bout de la première partie...

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