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Extrait ajouté par loona10 2018-10-06T09:45:05+02:00

– Tu portais un bonnet vert avec un gros pompon en fourrure. Je me suis agenouillé devant toi et j’ai pris ta main. J’ai retiré ton gant, ta paume sentait le caramel quand je l’ai embrassée.

Je me souviens de la lueur de feu follet dans ses yeux, de son sourire amusé et presque enfantin.

– Je t’ai dit : « Veux-tu m’épouser Willow ? »

En cet instant, je voudrais avoir un ton plus léger, mais ma voix sort direct d’outre-tombe. Willow opine doucement en serrant mes doigts encore plus fort. Très ému, je continue.

– Tu t’es agenouillée dans la neige en face de moi, tu as dit « oui » puis tu as posé tes deux mains sur mes épaules pour me regarder droit dans les yeux. Ton front touchait le mien. On s’est embrassés comme des dingues.

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Extrait ajouté par loona10 2018-10-06T09:43:00+02:00

Avec une bonne dose d’épuisement, autant dire que je suis à la limite de l'explosion…

Puis je l’aperçois : un soleil blond, moulé dans une robe verte, avec de longues jambes comme des rayons dorés, des cheveux emmêlés en flammèches et des cernes sous les yeux. Épuisée, inquiète et plus belle que jamais. Un tremblement ému apparaît sur ses lèvres. Je souris, bouleversé et attendri en voyant ses ongles rose poudré écraser la minuscule pochette qui lui sert de sac. Mon cœur bat plus fort que toutes les sirènes de la police réunies tandis que je souris de tout mon être. Ma colère s’évanouit comme un paquet de ballons lâchés dans le ciel. J’oublie les pourquoi, les comment et tous les flics de la terre.

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Extrait ajouté par Valou-88 2018-08-10T12:18:23+02:00

Il est la clé de son passé.

***

Mes deux amis me regardent avec des yeux pétillants et un sourire en coin. À demi-nue, ayant effectué une cavalcade dans les couloirs de notre hôtel de Vegas, il y a de quoi sourire. Pour eux !

– Alors, Willow ? m’interroge Emma. Nuit torride ? Ou câline ? Les deux, j’imagine… Tu sais que tu nous as impressionnés !

De quoi parle-t-elle ?

– Imagine, dit Nathan rêveusement, notre Willow a fini la soirée à danser sur les tables avec tous les bad boys de Vegas avant de faire exploser la banque d’un casino privé !

– Ou alors, tu viens nous annoncer que tu as gagné une fortune au poker ?

– J’aimerais bien, réussis-je à prononcer d’une voix peu assurée en me laissant tomber dans un fauteuil.

Tendue comme un arc, je rassemble mes vêtements en boule contre mon ventre, poings fermés, chaussures sur les genoux, talons pointés comme une herse face à moi.

Manquent plus que les baquets d’huile bouillante à déverser sur tout ce qui bouge et je serai vraiment parée à toute éventualité.

Les yeux noisette de Nathan aperçoivent mon geste. Avalant ma salive, j’essaie de lui sourire.

En réalité, je tente surtout de ne pas paniquer. Parce que cette nuit supposée formidable par mes amis n’existe pas pour moi. J’ai beau me forcer à convoquer des images, des sons ou des visages qui pourraient rentrer dans le cadre, mais rien.

– Faudra que tu me donnes ton truc pour séduire en moins de deux, ça a l’air dingue. Hop, un tour de piste et emballé ! continue Emma en s’étirant.

– En tout cas, après des débuts prometteurs, la fin de ta nuit a l’air de t’avoir mis la tête à l’envers, sourit gentiment Nathan.

C’est là que je comprends qu’il y a vraiment un gros problème : la présence du tatoué dans mon lit est manifestement pour mes amis l’aboutissement d’un processus logique, quasi chronométré, avec un début, un milieu et une fin plus ou moins prévisible.

Sauf qu’avant d’arriver à la fin, c’est-à-dire maintenant… il me manque toutes les étapes. Entre hier soir et mon réveil ce matin, rien, c’est le trou noir.

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