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Au fond, M. Kondô n’est pas mon type. Pourtant, quand je suis avec lui, je me sens parfois l’esprit léger. Ce n’est pas mon type parce qu’il m’assimile à lui sans se gêner, style « Quand je te vois, c’est comme si je me revoyais jeune », etc. Ou bien parce qu’il n’hésite pas à proférer avec aplomb des mensonges durs à avaler, style « Si tu perds ton travail, tu peux compter sur moi pour subvenir à tes besoins ». Mais je l’aime bien exactement pour cela aussi. Se peut-il que la raison qui fait que je ne l’aime pas et celle qui fait que je l’aime soient absolument les mêmes ? À ce propos, je regardais l’autre jour avec Mizuho une vidéo de Maurice Béjart, et elle m’a dit en préambule : « Tu vas peut-être trouver ça bizarre, mais… », et puis « Moi, quand je vois un corps de danseur de ballet, je ne sais pas pourquoi, ça me fait penser à Auschwitz ». J’ai trouvé cette comparaison fort inconvenante, mais, si l’on considère qu’un corps reste à jamais sublime, il ne doit rien y avoir d’étrange à ce qu’à chacun de ces deux pôles extrêmes, le ballet ou Auschwitz, il rayonne du même éclat
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