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Les extraits ajoutés par CookieMama

C’était dans un quartier de la ville

Lumière

Où il fait toujours noir où il n’y a jamais d’air

Et l’hiver comme l’été là c’est toujours l’hiver

Elle était dans l’escalier

Lui à côté d’elle elle à côté de lui

C’était la nuit

Ça sentait le soufre

Car on avait tué des punaises dans l’après-midi

Et elle lui disait

Ici il fait noir n n’y a pas d’air

L’hiver comme l’été c’est toujours l’hiver

Le soleil du bon

Dieu ne brilT pas de notr’ côté

Il a bien trop à faire dans les riches quartiers

Serre-moi dans tes bras

Embrasse-moi

Embrasse-moi longtemps

Embrasse-moi

Plus tard il sera trop tard

Notre vie c’est maintenant

Ici on crèv de tout

De chaud de froid

On gèle on étouffe

On n’a pas d’air

Si tu cessais de m’embrasser

Il me semble que j’ mourrais étouffée

T’as quinze ans j’ai quinze ans

A nous deux on a trente

A trente ans on n’est plus des enfants

On a bien l’âge de travailler

On a bien celui de s’embrasser

Plus tard il sera trop tard

Notre vie c’est maintenant

Embrasse-moi !

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/Extrait de l'épisode 1 - Dialogue entre Rahee et le docteur suite à son accident/

"It appears you are in severe shock from the accident. Your brain and nerves are functioning normally.

- So? Then why is my face... Why does my face look like this?

- I can't be certain, but if it's not due to an external cause, it's likely a symptom of shock.

- Is it curable? What kind of disease is this?

- It's my first time to actually see a patient who has this... I've only read about this in papers, but after a severe psychological trauma, some patients have exhibited the same symptoms. No matter how much you laugh or cry, you can't even shed a single tear, and your expression is motionless and dull. It's called Pokerface Syndrome."

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89 ne sera compris et exécuté que lorsque la dernière guenille aura disparu. Tant qu'il y a eu des sujets, les misérables étaient, pour ainsi dire, de droit ; mais là où il n'y a que des citoyens il ne peut plus y avoir de misérables. La Révolution française, en biffant la fausse aristocratie et en promulguant l'égalité, ne diminue pas l'homme, mais l'augmente. Le peuple, grandi dans l'individu et dignifié dans le citoyen, voilà le but de 1789.

Les philosophes démocrates n'ont pas pour objet, en affirmant l'égalité, de prouver la roture de l'homme ; mais sa divinité. La Déclaration des droits de l'homme est une sublime lettre de noblesse.

L'élévation des multitudes à la dignité de nations, l'élévation des nations à la dignité d'humanité ; tel est le programme immédiat de la civilisation.

Or, pour réaliser ce programme, la première condition c'est l'abolition de tous les esclavages. La misère en est un.

Supprimer la Misère, quel but splendide pour l'unanimité !

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Mais on se récrie : dire est facile. Faire ne l'est pas. Quel est votre mode de guérison ? Comment supprimer la misère ?

Nous l'avons dit, en supprimant l'ignorance.

Plus de ténébreux, plus de misérables.

Il n'y a pas de cécité sociale ; il n'y a que la nuit.

Comment supprimer l'ignorance ? par le moyen le plus simple, le plus élémentaire, le plus pratique, devant lequel on recule, comme devant toutes les évidences, mais auquel on arrivera. Par l'enseignement gratuit et obligatoire.

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Mais, si ancrée était la tradition des usages du monde chez le comte Ayakura, que sa fille pouvait aisément être élevée au rang de princesse. Ces belles manières faisaient tellement partie du personnage de Satoko qu'elle pouvait, à son gré, composer des poèmes dignes d'une princesse, avoir la main d'écriture qui convenait à une princesse, faire des arrangements de fleurs comme il appartenait à une princesse. Rien ne se fut opposé à aucun moment à ce qu'elle devint princesse, passé son douzième anniversaire.

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Le maître d’hôtel entra annoncer que la voiture attendait. Les chevaux hennissaient et leur haleine sortait toute blanche de leurs naseaux, montant en spirale dans les ténèbres d’un ciel hivernal. Kiyoaki aimait l’hiver, voir les chevaux déployer fièrement leur puissance alors que leur odeur musquée habituelle s’amoindrit et que leurs sabots rendent un son clair sur le sol glacé. Par une chaude journée de printemps, un cheval au galop n’est trop évidemment qu’un animal qui sue sang et eau. Mais un cheval lancé dans une tempête de neige ne faisait plus qu’un avec les éléments, enveloppé dans les tourbillons de l’aquilon, la bête incarnait le souffle glacial de l’hiver.

Kiyoaki se plaisait à aller en voiture, surtout quand tel ou tel souci l’assaillait. Car les cahots le jetaient hors du rythme régulier, tenace de ses ennuis. Les queues qui s’arquaient aux croupes dénudées proches de la voiture, les crinières qui flottaient furieuses dans le vent, la salive tombant en ruban luisant des dents grinçantes – il lui plaisait de goûter le contraste entre cette force brutale des animaux et les élégantes décorations intérieures du véhicule.

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Chaque fois qu’elle s’inclinait pour ramasser une fleur, le kimono azur de Satoko ne parvenait guère à masquer la rondeur de ses hanches, étonnamment généreuse pour une silhouette aussi mince. Subitement Kiyoaki se sentit agité, son esprit devenu un lac lointain d’eau claire soudain troublé par quelque ébranlement en profondeur.

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La lune brillait avec une intensité éblouissante du côté gauche de Kiyoaki, là où la chair pâle se soulevait au rythme de son cœur. S’y trouvaient trois grains de beauté, petits, presque invisibles. Et tout comme les trois étoiles du baudrier d’Orion s’affadissent sous une lune radieuse, ces trois grains étaient presque oblitérés par ses rayons.

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- Il est où ton père ?

- Disparu en mer.

- Alors il est pas ici, dans une tombe ?

- Non.

- Il a été mangé par les poissons ?

- Sûrement.

- Le fabricant, il dirait que le temps l'a enseveli.

- Tu connais ce mot-là, toi, enseveli ?

- Bien obligé. Dans un cimetière, bien obligé.

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/Extrait de l'épisode 127/

I'm still not pretty, but who cares? I'm happy with how things are now! And that's all that matters!

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