Les extraits appréciés par Mathi1324
Les yeux rivés sur une seule personne, ma rage s’intensifie quand je vois qu’elle est en train de ranger ses affaires. Vu la rapidité avec laquelle elle se précipite vers la sortie, je comprends tout de suite qu’elle est en train de me fuir.
– Putain, grogné-je.
Je passe près de la table où ses copines sont toujours installées, et rejoins sans mal la porte par laquelle Scarlett vient de partir. Je me retrouve dans un couloir éclairé aux lumières artificielles au bout duquel une silhouette blonde trottine d’un pas rapide.
– Scar !
Elle se tourne, me voit puis court.
– T’es sérieuse ? hurlé-je.
Je passe mon sac en diagonale sur ma poitrine, bloquant la lanière dans mon poing, et m’élance à sa poursuite. Elle sort en trombe sur le parking, ses enjambées se font moins rapides et je me rue sur elle avant même qu’elle n’atteigne la première bouche de métro. Mon bras se fracasse contre ses épaules et je la retourne sans aucune douceur. Nos deux corps se heurtent et je plaque ma main contre sa nuque tout en me reculant légèrement. Je la fusille du regard. Son souffle est court, ses joues, rosies par l’effort, et sa cage thoracique se soulève à chacune de ses inspirations.
– Si tu veux m’échapper Scar, il va falloir te mettre au sport.
Afficher en entierChapitre 6 :
Nolan
« … Je gobe un biscuit sorti sur le plan de travail.
– Ce n’est pas pour les petites filles, lâché-je la bouche pleine.
– C’est vrai ? dit-elle sur le ton du défi. Pourtant je croyais que tu voulais m’apprendre des choses hier quand tu étais allongé sur mon lit, la bite en feu !
J’avale de travers, tapant du poing contre ma poitrine pour tenter de faire passer le gâteau sec. J’évite soigneusement de regarder Edgar que j’imagine crispé au possible et ajoute rapidement :
– Je me suis trompé de chambre.
– C’est quoi cette histoire ? crache Edgar.
– La bite en feu, tiens donc ! rigole Léo.
– Ça va ! On voulait un petit coup rapide avec Harri et je suis allé dans la mauvaise piaule. Pas besoin d’en faire tout un plat !
– Putain, mais mec, t’as un problème avec les portes, toi. Ce n’est pas la première fois que tu fais ça en plus !
– Je sais, grogné-je.
Je fusille du regard Scarlett, qui glousse. Elle est fière d’elle, consciente que si je n’avais pas donné d’explications rapides et plausibles, Edgar me serait tombé dessus. C’était sa petite vengeance et j’avoue qu’elle est de bonne guerre.
– Si la prochaine fois tu pouvais t’assurer que ma sœur ne tombe pas sur ton cul, ça serait top.
– Oh, elle aurait surtout vu celui d’Harriet si tu veux mon avis, s’esclaffe Léo.
– Merci, marmonne Scarlett en nous contournant.
Elle attrape une tasse dans un placard, se dressant sur la pointe des pieds. Je ne retiens pas mon regard fugace qui bloque une seconde de trop sur le short qu’elle porte. Je ne sais pas pourquoi je la reluque autant ce matin, mais ça excite un truc dans mon bide que je relègue volontairement dans la case « besoin de baiser avec ma copine ». Je fixe le fond de ma tasse avec attention...»
Afficher en entierJ'ai envie de l'entendre. Je veux connaître le son de sa voix quand je la fais jouir comme ça, sans que personne ne puisse nous surprendre. Sans que quiconque puise nous arrêter. J'ai besoin de la voir s'abandonner pour être sûr. Sûr que je ne suis pas le seul à perdre la tête dans cette histoire. J'ai besoin de m'assurer qu'elle et moi, ce n'est pas une connerie éphémère, mais une connerie magnifique. Un truc explosif. Un truc qui te retourne le bide et te donne envie de décrocher la putain de lune.
Afficher en entier– T’as des sentiments pour lui ?
Je soupire. La douleur dans ma poitrine se ravive et je tente d’ignorer les picotements que ça provoque dans mes yeux. Je ravale un sanglot. Pleurer devient une seconde nature ces derniers temps, mais Edgar n’a pas besoin de voir l’état dans lequel son pote me met.
– Tu veux la vérité ou tu préfères que je te mente ?
– Mens-moi.
Je souris et coince une mèche derrière mon oreille.
– Je ne l’ai jamais aimé.
Il ricane et la sensation de ce son familier m’apaise.
– Définis le jamais.
– Depuis la middle school, environ.
Il grogne.
– Et je n’ai jamais vu ça ? Bordel, mais je suis aveugle !
– Personne ne savait.
– Pas même lui ?
Je secoue la tête.
– Il te manque ?
– La réponse ne risque pas de te plaire.
Afficher en entier« – Interdiction de ramener qui que ce soit du sexe masculin ici, confirme Edgar.
– Ravie de savoir que vous n’êtes pas considérés comme des hommes. »
Afficher en entierChapitre 2 :
Nolan
« …Je lui fais un clin d’œil et elle me balance le coussin que je lui avais envoyé le premier. Je rigole en le rattrapant sans encombre.
– Bon, et la sixième et dernière règle est la plus importante, ajoute Edgar en regardant Scarlett dans les yeux. Pas touche aux potes.
Je jurerais voir son visage devenir livide, mais elle retrouve vite des couleurs et fronce aussitôt les sourcils.
– Tu diras ça à tes potes qui essayent toujours de me draguer en soirée !
– Qui te drague ? demande Léo.
– Tous les petits nouveaux de l’équipe. Ils sont toujours en rut jusqu’à ce que je leur dise que je suis une Martin.
– Je faisais aussi référence aux personnes de cette pièce, reprend Edgar d’un ton calme.
On s’arrête tous les trois de parler, nous tournant vers le blond au milieu du salon. Une feuille et un stylo dans les mains, il nous observe en silence, comme s’il n’avait pas dit la chose la plus stupide de la terre.
– Nous ? répété-je.
J’ai très bien compris ce qu’il avait dit avant, mais je préfère m’assurer qu’il a bien mentionné le fait que Léo ou moi pourrions nous taper sa sœur.
On parle de Scarlett quand même.
Petite sœur casse-couilles...»
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