Les commentaires appréciés par Vivet
J'avoue n'avoir pas été certaine de le terminer, mais ce livre est finalement une petite bulle de vie qui nous sort de la notre. Un bon moment dans la peau d'un adolescent qui nous donne envie d'aimer la vie pour ce qu'elle est, pas pour ce qu'on aimerait qu'elle soit.
Afficher en entierhttp://kaecilia.fr/2016/07/08/la-nuit-nous-grandissons/
J’ai découvert cette nouveauté en parcourant mes actualités Instagram, et je dois reconnaître que j’ai de suite été intriguée par le titre, mystérieux et évocateur.
J’ai été très surprise en apprenant que Ben Brooks, écrivain d’origine britannique, était encore adolescent lors de l’écriture de ce roman. Si l’écriture est simple, les mots sont bruts, la plume acérée et crue. Ben Brooks choisit de décrire parfois avec dureté le quotidien et la réalité de l’adolescence du 21ème siècle, mais toujours avec cynisme et recul.
Si les romans Young Adult à propos de l’adolescence reposant sur un antihéros se font de plus en plus nombreux, Jasper est loin d’être un antihéros banal. J’ai d’ailleurs peiné à m’attacher à ce personnage parfois trop éloigné de ceux que je peux croiser dans mon quotidien. Cependant, j’ai beaucoup appréciée Tenaya qui est à la fois douce et protectrice. Altruiste, elle désire être un pilier pour son ami, et c’est sans aucun doute la personnalité que j’ai préféré dans La nuit nous grandissons.
J’ai parfois été gênée par le manque d’action, car Ben Brooks ne crée pas son roman autour d’une intrigue, mais bien autour de la vie d’un adolescent lamba. Il n’y a donc ni rebondissements ni péripéties spectaculaires, mais c’est également ce qui différencie ce livre et qui permettra sans doute à beaucoup de se retrouver dans ses lignes.
J’ai cependant été fascinée par les descriptions des comportements déviants, dont la précision et la cruauté m’ont bouleversée. Ces errances, m’apparaissent au terme de ma lecture plutôt comme un signe d’impuissance qu’un signe d’insouciance.
Je pense que ce roman est destiné à un public plutôt adulte ou à une jeunesse au sortir de l’adolescence, car certaines scènes peuvent choquer et atteindre la sensibilité de certains. Je ressors avec un avis mitigé de cette lecture, principalement parce que je ne me suis pas reconnue dans cette description de l’adolescence britannique. Mais je ne peux nier que La nuit nous grandissons est un roman à part, qui mérite d’être découvert pour son originalité.
Afficher en entierQuel roman! Eric-Emmanuel Schmitt nous entraîne à Bruxelles, autour d'une place d'un quartier cossu : certains habitants reçoivent une lettre avec cette phrase : "Ce mot simplement pour te dire que je t'aime. Signé: tu sais qui". pour certains, cette lettre n'aura que très peu d'influence sur leur destinée mais elle changera la vie de certains autres. Les personnages sont tellement bien dépeints qu'ils prennent littéralement vie, ils sont tous attachants à leur manière. On y croise même des célébrités... et le dénouement est tout simplement parfait.
Je vous invite vivement à aller faire la connaissance des riverains de place d'Arezzo.
Afficher en entierLorsque j'ai débuté cette lecture, je l'avoue, j'avais besoin de lire quelque chose d'un peu léger, qui me remonte un brin le moral. Je fut donc un peu surprise de trouver des textes assez amusants, tendres, mais d'autres exprimant une réelle et profonde colère. Tout n'était pas drôle loin de là même. On touchait des problèmes graves, de fond, de société.
En réalité, je n'aurais pas dû être surprise puisque qu'avant d'être couchés sur le papier, ces mots avaient été (et le sont toujours) mis en avant sur un blog (voir les bonus). Vous savez, ces lieux (comme ici) où l'on livre à la population internaute nos états d'âme, nos ressentis, nos coups de coeur, mais donc également nos coups de gueule. Ce livre est donc une compilation des billets publiés par Jaddo (dont nous ne saurons que quelques généralités - un comble pour une généraliste - car elle souhaite préservé son anonymat).
Classé dans la collection "Docs" des éditions Fleuve Noir, il y est bien à sa place car voici un tableau pas très reluisant de notre médecine moderne, de ses pratiques, de ses acteurs, de son fonctionnement. Vraiment pas certain que l'on se marre autant que cela…
J'ai été touchée par l'écriture sans fioritures de Jaddo.
Elle ne ménage pas ses mots et appelle un chat, un chat. Cela me plait bien. Pas besoin de tourner autour du pot pour faire passer le message parfois même si un peu de diplomatie ne nuit pas toujours à l'avancé des affaires, des cas ou de certaines situations.
Ce que je retiens de tout cela ?
Le tableau n'est pas très reluisant et je comprends mieux mes envies de meurtres envers quelques institutions, médecins et autres représentants de l'espèce humaine. Ce livre m'a fait me sentir plus "normale".
Jaddo est une jeune généraliste attachante et "attachiante" (oui, vous avez bien lu). Ce n'est absolument pas incompatible. Elle a des idées bien arrêtées et elle les défend. J'aime cette forme de droiture, de morale qui a ses principes de base. Si la profession était composée de plus de généralistes/médecins spécialisés comme elle, sans doute que cela irait un peu mieux, encore que il n'y avait pas que le "Mammouth" de l'Education Nationale a dégraisser de ses abrutis (là cela n'engage que moi comme propos).
Le bon sens, cela ne nécessite pas un bac +12 pourtant ? Même chose pour le savoir vivre, le respect de l'autre et j'en oublie… Alors pourquoi on peut lire des anecdotes aussi révoltantes sous la plume de Jaddo ? Au moins, elle les écrit, elle les publie et si cela pouvait faire évoluer ne serait-ce qu'un tout petit peu les mentalités, ce serait formidable.
Oui, je suis de celles et de ceux qui croit que l'écriture peut avoir un effet sur les actes.
Un ouvrage que je vous recommande chaudement pour ne plus voir votre médecin de la même façon, mais aussi tout notre système de santé qui ne va plus très bien (et pour cause…).
Afficher en entier

Je dirait c'est une critique du fait que l'on parle pour parler, c'est triste (je precise Ionesco se revendiquait de l'avant-garde et non de l'absurde). Un de mes scene prefere et qui m'a beaucoup touché est celle où Mr et Mm Martin se voient et ne se reconnaissent pas, je dirait que ça pourrait faire penser à des couple desquelle on entend parler ils vivent au meme endoit la meme piece, mais ne se connaissent pas vivent chacun leurs vie sans jamais se connaitre.
Afficher en entier