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Les extraits ajoutés par chriss234

Pour vous conter son histoire, il faut aussi que je me mette à nu. Beaucoup de larmes ont été versées de part et d’autre. Parfois vous allez douter de ma sincérité, moi-même j’ai douté de moi, me sentant impuissante face à ce mal. L’histoire que je vais aujourd’hui coucher sur le papier est celle de mon plus jeune fils. Je peux vous assurer que même si celle-ci paraît incroyable, tout s’est réellement passé et n’est pas encore terminé à l’heure où j’écris ces lignes… Par respect pour ma famille, et les intervenants, tous les prénoms ont été modifiés.

Il n’est jamais facile de parler de son enfant, d’autant plus si celui-ci est différent des autres et nous amène en le voyant, à nous poser des questions. Pour cela, il nous faut retourner dix-huit ans en arrière…

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Après les vacances, l’école reprit, Alan était de plus en plus dans son monde à la place de travailler avec l’ensemble de la classe. Il s’isolait et se bagarrait comme s’il n’était pas seul. Il parlait même avec les fenêtres, les murs, les portes…

Son comportement alerta le psy de l’école qui décida de le tester avant ses cinq ans. Au bout de son évaluation, il en conclut ceci lors de la réunion qui eut lieu dans la classe d’Alan. On s’installa autour d’une table et sur des petites chaises. La pièce était vivante, décorée par les dessins des petits de la maternelle. Madame Myriam avait toujours le sourire, mais cette fois-ci, elle garda son sérieux. Le psychologue prit une farde et vint nous rejoindre afin de discuter de notre fils :

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Heureusement, Claire du haut de ses seize ans m’aidait bien. Elle ne comprenait pas pourquoi son petit frère Alan était comme ça, même elle n’arrivait pas à réellement jouer avec lui. Il partait toujours dans son univers. Nos craintes montantes, nous devions nous rendre à l’évidence, Alan avait bien un problème et celui-ci n’était pas des moindres…

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Nico, lui était tout le contraire de son petit frère, un enfant agité qui ne tenait jamais en place, déjà bébé il ne dormait presque pas et attendait impatiemment que son petit frère soit apte à partager ses jeux.

Alan grandissait en sagesse, jusqu’à l’âge de quatre ans, où là, il a commencé à se montrer plus agressif, il ne formulait toujours pas de phrases. En classe, il se levait de sa chaise et se battait contre des amis imaginaires. Il pouvait fixer la fenêtre pendant des heures en s’agitant comme s’il jouait avec quelqu’un qu’il était seul à voir. Ce comportement se répétait tous les jours aussi bien à la maison, qu’à l’école. Alan ne parlait toujours pas. Celui qui ne le connaissait pas, ne pouvait pas comprendre son charabia. Nous étions les seuls à comprendre.

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Maintenant que tout est dit, je peux retourner en arrière pour vous conter l’histoire d’Alan, sans oublier tous les protagonistes qui gravitent autour de notre foyer. Mais avant, permettez-moi de vous présenter ma famille. Nous avons d’abord le patriarche, un homme bon et généreux, toutefois, il a aussi ses limites. Une grande fille que nous nommerons Claire, âgée aujourd’hui de trente et un ans, maman d’un magnifique bébé, mariée et heureuse en ménage. Viens après l’aîné des garçons que nous nommerons Nico, il vit seul, mais nous sommes toujours très présents dans sa vie pour l’aider. Aujourd’hui, il a vingt-quatre ans. Celui qui nous préoccupe le plus, c’est notre cadet que nous nommerons Alan, il a presque dix-huit ans, pourtant, ça reste un grand enfant… Et bien sûr, il y a moi, maman au foyer depuis la naissance de Nico.

Lorsque j’ai annoncé aux enfants qu’ils allaient avoir un petit frère, Claire était contente et Nico s’est écrié : « youpi un petit frère pour jouer et pour ranger mes affaires ». Cette dernière phrase nous fit sourire.

Alan est né un beau jour de printemps deux mille un à l’orée du matin, il n’a pas poussé son premier cri tout de suite car son cou était entravé par le cordon ombilical qui formait une double circulaire. Imaginez mon angoisse, je me suis écriée : « Mais pourquoi ne pleure-t-il pas, que se passe-t-il ? ». Je venais de pousser ce cri de désespoir, quand j’ai entendu un tout petit pleure, c’était Alan… Mon cœur de maman était enfin rassuré…

Bébé, notre petit garçon était un enfant très calme, il ne pleurait presque pas et jouait souvent seul à babiller tout en fixant le plafond. Il ne posait pas de réels problèmes à part qu’il était de consistance très fragile et connaissait déjà bien les hôpitaux pour y être souvent resté. Alan, fit une grave septicémie aux pneumocoques, alors qu’il avait à peine quatorze mois.

Ayant perdu quelques années avant sa naissance un petit garçon atteint de leucémie, nous avons eu très peur que cela puisse recommencer. À l’annonce du nombre de globules blancs, j’ai éclaté en sanglots, même si cela était grave, nous fûmes soulagés que ce n’était pas cette terrible maladie.

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Satoru pousse la porte, mais devant lui se dresse un dragon à Écailles Pourpres. Il se protège avec une armure de Glace Éternelle et recule hors de la pièce. Zorino arrive, regarde le dragon, celui-ci le reconnaît, il lance son feu sur l’enfant…

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L’engagement commence sur le pont. Lancelin et Hélias descendent les escaliers tout en se battant. Comme leurs épées sont liées à leur magie, chaque fois que leurs lames se croissent, cela provoque des éclairs de lumière. Le duel finit par se dérouler dans la grande salle où Satoru se trouve. Lancelin attaque bien avec sa magie, mais Hélias depuis son passage dans l’île de la Bravoure Éternelle a acquis plus de compétences, sa force et aussi sa rage de vaincre son adversaire. Il bataille encore mieux que le jeune épéiste. Après un combat qui s’éternise, les garçons commencent à s’essouffler.

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L'enfant reste seul tout en râlant :

• Depuis qu’elle est née, il n’y en a que pour elle, Satomi par ci, Satomi par-là ! Grrr je la déteste. J’aimerais vivre dans un monde où il n’y a pas de Satomi, ni de Satoru pour me dire ce que je dois faire !

Après avoir crié, le jeune garçon est troublé par une voix dans sa tête :

• Tu veux d’un monde sans cette gamine ? Suis-moi ! Je te donnerai ce que tu recherches.

• Vous êtes qui ? demande le garçon.

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Dans la salle à manger, Liru le maléfique ouvre un portail sur le château de Luriel et celle-ci le passe. L’Impératrice inspire le respect, son regard est empli d’une telle noirceur que même les gardes tremblent à son passage. Elle a revêtu pour l’occasion sa robe d’Organta, aussi sombre qu’une nuit sans lune. L’Organta est un tissu délicat aussi doux que de la soie et glissant comme le satin. Son cou est habillé par une parure de diamants bleutés, ceux-ci sont les plus rares en ce Royaume. On ne les trouve que dans les Terres du Sud.

• Pourquoi m’as-tu fait venir, ma fille ? Quelle est donc cette urgence ?

• Maman, nous séquestrons enfin Zorino, confie Hanako.

• Où se trouve-t-il ? Je veux l’entendre nous supplier, demande l’Impératrice.

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Satoru, Liru et Mitsukuni, découvrent une grande salle transformée en laboratoire avec des grimoires de magie noire ouverts sur une grande table en pierre, ainsi que plein de différentes potions sur les étagères. De curieux objets trônent sur un meuble ; rien qu’à leurs vues, on a envie de les ignorer. Ils doivent certainement servir dans les magies les plus occultes…

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