Les extraits ajoutés par honey
A aucun moment, Evangeline ne se demanda où elle se trouvait, elle n'y pensa même pas. Tout ce qu'elle souhaitait c'est que ce moment soit éternel. Elle se rallongea dans le fond de la barque et ferma les yeux. Enfin tenta, car juste au moment où elle allait s'octroyer une sieste bien mérité, elle vit un homme penché au-dessus d'elle. Il lui souriait d’un air amusé.
Evangeline se redressa vivement, manquant de peu sa tête. Toujours souriant, il appuya sa tête sur sa main et son coude sur sa jambe et l’observa longuement.
Evangeline n'était pas anxieuse, seulement surprise. Comment était-il arrivé là ? On était au milieu du lac ! L'homme était châtain foncé, ses cheveux, mal coupés, lui retombaient sur les yeux. Ceux-ci étaient marron, pleins d'une vive chaleur. L'homme devait avoir environ 30 ans. Bien de sa personne, il avait l'air d'avoir l'habitude du travail au grand air. Il portait une tunique verte avec une ceinture en cuir brun et des bottes en cuir souples de la même couleur. A son poignet se trouvait un drôle de bracelet, lui aussi en cuir, mais doré.
- Bonjour Evangeline.
A ces mots, la jeune fille sursauta et le dévisagea, méfiante. Malgré les questions qui naissaient en elle, aucune crainte ne les accompagnait. C'était vraiment étrange.
- C'est parce que je ne te veux aucun mal.
La jeune fille écarquilla à nouveau les yeux.
- Qui êtes-vous ? l’interrogea-t-elle enfin.
- Je me nomme Deus. Et tu es en train de rêver, expliqua-t-il. Ce bracelet que tu sembles admirer, dit-il en changeant de sujet, est commun à tous les royaumes, c’est une sorte de carte d’identité propre à chaque citoyen. Tu en auras bientôt un toi aussi.
« Un rêve... plutôt logique. Mais c’est bien la première fois que j’ai conscience de rêver », songea-t-elle en occultant le reste.
Afficher en entierIl n’avait rien d’humain, même si son corps était séduisant et ses traits parfaits. Il avait été littéralement happé par ce que la magie avait de plus maléfique. Elle avait vu à quoi il ressemblait dans son enfance et ça n’avait rien à voir avec ce qu’elle avait sous les yeux. Elle se demanda un instant horrifiée, si elle avait raison de s’associer à un être tel que lui.
Puis, elle se souvint qu’elle n’avait pas le choix, que ça n’avait jamais été le sien, mais que c’était son destin. Un destin décidé depuis si longtemps par d’autres, qu’elle n’aurait jamais pu s’y soustraire, même si elle en avait eu envie.
Afficher en entier- Je m’occupe de convaincre ce vieux bouc !
- T’es sûre qu’on en a vraiment besoin ? On a Internet après tout.
- Et alors ? Buffy aussi à Internet mais elle a aussi Giles et ses vieux livres poussiéreux ! La plupart du temps c’est là qu’ils trouvent leur réponse. Pareil pour Angel et sa clique. On ne néglige que trop la préciosité des récits antiques, dit-elle gravement.
- Tu as conscience que je ne suis pas Buffy ?
- Qu’est-ce que tu en sais ? Si ça se trouve t’es un genre de tueuse.
- Tu dérailles.
- Il faut bien qu’ils te servent à quelque chose ces pouvoirs. Qu’ils aient un sens, s’écria son amie avec conviction.
- Ok, ok, fit Evangeline précipitamment en regardant autour d’elle. Mais baisse le ton, j’ai pas trop envie qu’on nous entende.
Afficher en entier- Qu’est-ce que tu fais ?
- Je note les indices qu’on a trouvés tout à l’heure sur la colline.
- Mais on n’a rien trouvé.
- Je sais, c’est ça que je note.
Evangeline haussa les sourcils, attendant la suite.
- Il y avait des arbres arrachés, des champs dévastés et des chemins, même s’il y en a jamais eu beaucoup, détruits. Et pas un indice pour prouver que c’était anormal !
Evangeline haussa à nouveau les sourcils pour signifier sa perplexité et attendit.
- Tu t’économises, dis donc ! fit Anya sarcastique. Tu avais raison, il y a bien eu une tempête sur cette colline et seulement là-bas. Et une tempête localisée c’est tout sauf normal ! Enfin ça pourrait passer pour une bizarrerie de la nature pour quelqu’un de non avisé, mais toi et moi nous le sommes, avisées. Donc on peut dire que ce n’est pas normal.
- Et tout ça pour dire ? lâcha enfin Evangeline.
- Aucun indice. C’est donc quelqu’un d’organisé.
- Ou bien on a attendu trop longtemps pour y aller ou plus probablement y'a pas d'indice parce que la magie n'en laisse pas.
- Mouais, répondit Anya pas très convaincue. Mais on sait quelque chose de nouveau… C’est quelqu’un de puissant celui qui t’en veut ! s’exclama-t-elle triomphalement.
« Elle va vraiment vite en besogne » se dit Evangeline amusée.
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Un quart-heure plus tard, Evangeline se dit qu’elle allait se mettre à hurler pour l’obliger à se ramener, lorsque la prof de Français apparut.
- Evangeline ? Qu’est-ce que tu fais là toute seule ?
- Je fais des claquettes, ça s’voit pas ?
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