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Les extraits ajoutés par malice13

« Aujourd’hui, Toni a vingt ans. Elle se regarde dans la glace. J’ai vingt ans. Elle n’a pas l’impression d’avoir vingt ans. C’est son anniversaire et c’est jour de match. »

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Celui dont le Nom est béni ne nous a pas créés pour la tristesse.

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Introduction

La majorité des parents serait épouvantée si des caméras leur retransmettaient ce qui se passe, parfois, dans la cour de récréation de l'école primaire et du collège en matière de relations.

Cette majorité sait, plus ou moins consciemment, qu'il s'agit là d'une jungle parfois dangereuse, mais c'est comme si elle faisait en sorte de ne pas trop y penser.

Enfants, nous avons pourtant tous été victimes, acteurs ou témoins de cette violence quotidienne d'un groupe qui construit ses codes puis les teste, au profit des plus souples et des plus puissants, au détriment des plus rigides et des plus vulnérables. Mais à moins d'avoir été victime de harcèlement répétitif en ces lieux, nous semblons a priori amnésiques en ce qui concerne cette violence si particulière.

Je ne me l'explique pas réellement.

Je constate cependant que, au cours de nos conférences et formations, lorsque ce point est évoqué de façon concrète, avec des exemples issus de notre pratique, les souvenirs reviennent en nombre. Ceux des harcelés, empreints de tristesse et de peur ; ceux des harceleurs, honteux et coupables ; ceux des plus nombreux, les témoins silencieux, qui le restent, en baissant les yeux.

J'ai donc imaginé, mais ce n'est qu'une intuition, que ce silence, cette amnésie volontaire et fine comme un vernis, était le signe d'une grande impuissance. Comme si, en serrant les dents et n'y pensant pas, nous allions aider nos enfants à ne pas être trop blessés dans la cour de récréation.

Pourtant, s'il est vrai que nous n'y sommes pas et que c'est bien à eux de trouver les ressources qui sont les leurs pour en sortir plus forts, il y a des solutions, des pistes de réflexion que nous pouvons emprunter en étant auprès d'eux, pas entre eux et le monde.

Parce que, tout simplement, les apprentissages relationnels faits à l'école sont ceux avec lesquels les enfants vont devoir s'insérer dans leur vie d'adulte. Ils ne pourront pas se contenter de fermer la porte de la cour de récréation après que la sonnerie aura retenti une dernière fois.

Ce livre s'adresse à ces parents, anciens enfants, qui voudraient bien que leurs enfants ne se retrouvent dans aucune des trois situations suscitées. En filigrane, il s'adresse beaucoup à ces enfants, futurs parents, qui se sentent désarmés et blessés, et qui ne parviennent pas à sortir du cercle vicieux infernal de la violence relationnelle en milieu scolaire. Il est le fruit de mes consultations avec des enfants confrontés à ces situations douloureuses. Leurs prénoms et les contextes ont été modifiés pour préserver leur anonymat. Qu'ils soient ici remerciés. Ce sont tous des héros.

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Si tout nous paraît trop dur

Soufflons un instant.

Quand nous nous effondrons en larmes, blessé par les autres,

Quand un projet tant souhaité tombe à l’eau,

Quand nous voyons l’être aimé partir,

Laissons les choses telles qu’elles sont

Et faisons une pause.

Allons retrouver un ami fidèle

Et laissons sortir tous les mots que nous avons sur le cœur,

Tous les regrets, tous les chagrins,

Chuchotons-lui tout.

Et pour notre corps tant épuisé de porter un cœur blessé,

Faisons du sport,

Allons au sauna

Retrouver en un teokppok ou un odeng le goût de l’enfance

Permettons-nous pour une fois d’aller au cinéma

Et de voir un film drôle à en mourir de rire,

Rions aux éclats, à la folie.

Et écoutons une chanson.

Encore, et encore.

Cette belle chanson qui semble si bien comprendre notre cœur.

Et si cela ne suffit pas

Prenons un jour de congé

Et partons en voyage, léger comme une plume.

Peut-être par le train Gyeongchunseon en direction de Chuncheon,

Peut-être jusqu’au temple Mihwang, au bout des terres

Et pourquoi ne pas pousser le voyage là où nous avons toujours rêvé d’aller, sans jamais oser le faire ?

Tout seul,

Partons là-bas.

Puis enfin, prions.

Pour nous qui souffrons tellement.

Ce n’est pas grave si nous ne sommes pas croyant,

Pourvu que nous puissions nous accepter.

Prions.

Et,

Prions pour pardonner.

Ainsi nous pourrons vivre.

Oui, ainsi nous pourrons continuer à vivre.

Supplions comme un gamin qui demande pardon.

Je prierai pour vous, aujourd’hui et demain

Car vous qui souffrez,

Vous êtes moi.

Aimons-nous malgré nos imperfections.

Ne sommes-nous pas parfois sans pitié pour nous-mêmes ?

Nous qui luttons contre ce monde si fort ?

Pourquoi se traiter si mal soi-même

Alors que nous consolons si bien nos amis ?

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« Je ne crois pas qu’il soit du rôle d’un père de faire poursuivre un enfant par des hommes en uniforme » – Il s’abreuva dans une flaque à flanc de colline, tira une pomme de sa poche. – Il arpentait la montagne aux trousses d’un fils qui n’était même pas le sien. – Les ondes colportaient les abus des maris sur les femmes, des pères sur les fils – Cela faisait donc, Cecil compta, cinq jours : cinq jours qu’Abel court, court toujours, droit devant… – Ils avaient fait un grand tas de bois et y avaient mis le feu au moyen du dernier Dauphiné dont la une titrait : « Abel est-il encore vivant ? » – Pour la première fois Abel se sentait intimidé par un paysage dont les proportions ne semblaient jamais devoir cesser de grossir à mesure qu’il progressait. – Ainsi son premier père pourrait lui arriver dans une volée de neige blanche.

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