Les extraits ajoutés par sarah-17467
Spoiler(cliquez pour révéler)— J’ai pensé à tout ça, admet-il en repoussant ses cheveux encore humides. J’y ai réfléchi attentivement pendant que je traversais la ville à ta recherche. J’ai l’habitude de foncer comme un idiot. Peut-être que j’ai besoin de ralentir. Si tu as besoin d’un jour de repos, nous prendrons un jour de repos. Si tu ne peux pas faire tout le trajet à cheval, nous louerons un passage en caravane. Quoi qu’il en soit, je veux que tu viennes avec moi.
Afficher en entierJ’avais peur. Peur de ce qui m’attendait. Peur de ne pas être à la hauteur. Peur de craquer. Peur de pleurer. Peur d’échouer. Mais June m’avait appris à affronter mes craintes, à les surmonter, à les oublier. Alors, aujourd’hui encore, je tenterais de suivre son chemin.
Plus tard, j’apprendrais que vivre en ignorant ses peurs et ses démons ne faisait qu’empirer les choses et que le courage, le vrai, était au contraire de les laisser vivre en nous. Poussant le bon à se surpasser pour éradiquer le mal.
Cette leçon-ci ne viendrait néanmoins pas de June.
Afficher en entierSpoiler(cliquez pour révéler)— Tu es tellement plus important que le rugby. (Je l’embrassai sur la bouche puisque – après tout – je n’étais plus à un baiser près avec ce garçon.) Si tu devais ne plus jamais tenir un ballon ovale entre les mains, ça n’aurait aucune importance à mes yeux.
— Je crois que je vais devoir te garder pour de bon.
— Je crois que j’en suis au même point, avouai-je.
Afficher en entier— Je me fiche de savoir s’il peut jouer au rugby, lançai-je, aussitôt envahie par la culpabilité. Je veux savoir s’il va bien ! Lui. Johnny ! L’être humain. Pas le foutu rugbyman !
Afficher en entier— Peut-être, mais personne ne cuisine jamais pour moi, alors j’apprécie, expliquai-je, toujours plantée dans l’embrasure de la porte. À la maison, c’est moi qui prépare presque tous les repas.
— Ah ouais ? Et pourquoi ça ?
— Parce que je suis la seule fille. Du coup, la plupart des tâches ménagères me reviennent.
— C’est quoi le rapport ? répondit-il, le dos tourné. Ce n’est pas parce que tu as un vagin que tu es forcément en symbiose avec un fourneau ou un foutu aspirateur. Bon sang, j’imagine même pas si je tentais de faire passer ce genre de raisonnement sexiste auprès de ma mère. Je pense qu’elle me castrerait direct.
— Voilà une approche plutôt saine de la vie, commentai-je, ravie de son discours.
— C’est la seule approche qui vaille. On est au XXIe siècle, pas en 1800.
Afficher en entierS’il pensait une seule seconde que j’allais foutre ma carrière en l’air pour une fille comme Bella, il se mettait le doigt dans l’œil. Pour Shannon ? Oui, sans la moindre hésitation. Mais pour Bella ? Même pas en rêve.
Afficher en entierÉloigne-toi fissa de cette fille avant de faire une connerie monumentale et d’y laisser ton cœur… La tête, tu l’as déjà perdue, m’informa mon cerveau tandis que je quittais le parking, les nerfs à fleur de peau.
Trop tard, ducon, rétorqua mon cœur.
Afficher en entier— Tu as reparlé à Shannon Lynch depuis le fameux incident sur le terrain ?
— Ma Shannon ? questionnai-je, trop bourré pour masquer ma curiosité.
— Parce que c’est ta Shannon, maintenant ?
Afficher en entierNon que je ne grimperais pas sur cet homme comme sur un arbre, si les circonstances s’y prêtaient.
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