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Cher Vous,
Nathan est journaliste... Il se doit donc d'être impartial et de relater les événements tels qu'ils sont et non tels qu'il aurait envie qu'ils soient.
Nathan est un homme fascinant... probablement magnétique puisque toutes les femmes de ce roman cherche à le séduire... enfin toutes, sauf la sienne !
Nathan est une épaule solide, à l'écoute, une présence fiable, discrète et rassurante.
Mais Nathan est avant tout un personnage du dernier roman de Philippe Djian.
Et cela devrait suffire à imaginer que rien n'est aussi simple, lisse et facile.
Au démarrage, Sans compter semble être l'un de ces romans doux, linéaire... Une histoire au final ordinaire d'un couple qui se défait sous nos yeux, une chronique de famille somme toute banale.
Cela pourrait être presque ennuyeux à lire...
Mais, si Nathan est le conteur de cette histoire, Philippe Djian en est la plume.
Alors, tout doucement, la peinture s'écaille, les personnages apparaissent de plus en plus complexes, leurs relations se révèlent, deviennent plus ambigües.
S'appuyant sur l'art de l'ellipse, (parce que, oui, le lecteur fera l'ellipse), Philippe Djian fait glisser ce roman tout doucement vers le roman noir... Et il faudra au lecteur mobiliser toute son attention pour lire entre les lignes, pour deviner Nathan et le fin mot de l'histoire... parce qu'à sa manière si particulière, bien sûr, Philippe Djian ne révèle jamais vraiment tout.
Un 23ème roman très tendre, tout en tensions sexuelles et psychologiques, légèrement fantasmagorique...
A lire parce que... c'est Djian, tout simplement !
http://cecibondelire.canalblog.com/archives/2023/03/25/39856937.html
Afficher en entierEst-ce qu’un roman de Philippe Djian se raconte ? Et, pourtant, il faut bien donner envie de s’y plonger, de s’y noyer même, pour s’imprégner de l’atmosphère de ce cinquante-septième roman, Sans compter.
Nathan se dévoile sans en dire plus qu’il n’en faut. Il rencontre une randonneuse, Nicole, qui vient de passer quinze jours dans une forêt, complètement perdue ! Lui qui ressemble à Joachim Phénix évolue entre sa femme, Sylvia, et sa belle-mère, Gaby, soixante ans, immense poétesse à ses yeux.
Pigiste au chômage du journal que sa belle-mère possède depuis la mort de son mari, il tente de trouver sa place entre les deux femmes rarement d’accord. D’ailleurs, le couple a investi sa maison depuis peu. Mais, le sénateur du coin, Richard Bruunevigne, veut construire un parc d’attractions sur les terrains de Gaby qui ne souhaite pas les lui vendre malgré les pressions énormes subies.
Mais, un autre angle pourrait autant en dire. Un coton de Tulear est offert à Nathan par sa femme, Sylvie, peu de temps après avoir perdu son travail de pigiste à L’Eveil, journal du coin possédé par sa belle-mère, Gaby, poétesse qu’il admire énormément et dont il partage sa maison avec sa femme depuis peu.
Ce chien vient de la maison du sénateur du coin qui souhaite acheter les terrains possédés par Gaby pour en faire un parc d’attractions. Pas question pour elle de vendre ! Du coup, elle subit de fortes pressions dont elle sait qu’elle ne pourra peut-être pas résister longtemps.
“Sans compter” commence comme un récit sur les intimidations économiques et finit comme un roman policier à tendance psychiatrique.
La suite ici https://vagabondageautourdesoi.com/2023/03/27/philippe-djian/
Afficher en entierOn ne sera pas étonné avec ce nouveau roman ! Son style inimitable, son art des élipses...le mystère caché entre les lignes...c est fin qui n en sont pas...! C'est du Djian !
Encore un roman qui nous plonge dans les profondeurs de l'âme humaine...ses noirceurs, ses fantômes, ses nuits blanches...
Un roman qui se lit très vite...sans chapitre, nous suivons les pensées et les actes de nathan, un personnage plus ou moins complexe...
À découvrir pour les fans !
Afficher en entierLes personnages complexes et les relations troubles donnent au récit une intensité particulière. Un roman captivant.
Afficher en entierJe lis Djian pour la première fois. Un peu honteux, j'avais toujours considéré qu'il écrivait une sorte de littérature de gare sans intérêt. Quelle ne fut pas ma surprise!
Le roman semble avoir une vraie vie organique devant nous et la fiction semble s'écrire au fil des pages dans un glissement successif. Et j'adore ça! Pas grand-chose n'obéit aux cadres de la littérature actuelle. La construction de l'histoire? On s'en fout! Le vraisemblable? On s'en fout! Et pourtant, on est happé par l'écriture elle-même, sans fioriture et sans aucune dramatisation : comme si tous les événements s'enchainaient d'eux-mêmes sans effets de causalité.
Et en dépit de tout ça, l'auteur nous livre le portrait d'un homme en faillite. Faillite de sa conscience ( il ne parvient plus à discerner ce qui est bien ou non), faillite de ses relations intimes ( attiré par toutes les femmes, car toutes lui sont défendues), faillite de son esprit ( il semble en déroute totale et son sens du réel est altéré)...
Au final, n'est-ce pas un incroyable roman sur le déni? Car si la fin reste énigmatique ( et c'est bien), le héros n'a-t-il pas commis l'irréversible?
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