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Contraint à l'immobilité par un accident de voiture, August Brill, critique littéraire à la retraite, s'est installé dans le Vermont chez sa fille Miriam, qui ne se remet pas de son divorce, et sa petite-fille, Katya, anéantie par la mort en Irak d'un jeune homme avec qui elle venait de rompre. Insomniaque, Brill se réfugie dans des fictions diverses pour tuer le temps. Une nuit, il met en scène une Amérique parallèle, sans 11 Septembre ni Irak, mais en proie à une impitoyable guerre civile. Tandis que les heures passent, imagination et réalité en viennent peu à peu à s'interpénétrer, comme pour interroger la responsabilité de l'individu vis-à-vis de sa propre existence et de l'Histoire.
Afficher en entierMan in the Dark is Paul Auster’s brilliant, devastating novel about the many realities we inhabit as wars flame all around us.
Seventy-two-year-old August Brill is recovering from a car accident in his daughter’s house in Vermont. When sleep refuses to come, he lies in bed and tells himself stories, struggling to push back thoughts about things he would prefer to forget—his wife’s recent death and the horrific murder of his granddaughter’s boyfriend, Titus. The retired book critic imagines a parallel world in which America is not at war with Iraq but with itself. In this other America the twin towers did not fall and the 2000 election results led to secession, as state after state pulled away from the union and a bloody civil war ensued. As the night progresses, Brill’s story grows increasingly intense, and what he is so desperately trying to avoid insists on being told. Joined in the early hours by his granddaughter, he gradually opens up to her and recounts the story of his marriage. After she falls asleep, he at last finds the courage to revisit the trauma of Titus’s death.
Passionate and shocking, Man in the Dark is a novel of our moment, a book that forces us to confront the blackness of night even as it celebrates the existence of ordinary joys in a world capable of the most grotesque violence.
*Time Out (Chicago)
Afficher en entierAugust Brill, critique littéraire à la retraite, contrait à l'immobilité par un accident de voiture, s'est installé dans le Vermont, chez sa fille Miriam, laquelle ne parvient pas à guérir de la blessure que lui a infligée un divorce pourtant déjà vieux de cinq ans, et qui vient de recueillir sa propre fille, Katya, anéantie par la mort en Irak, dans des conditions atroces, d'un jeune homme avec lequel elle avait rompu, précipitant ainsi, croit-elle, le départ de ce dernier pour Bagdad.
Pour échapper aux inquiétudes du présent et au poids des souvenirs, peu glorieux, qui l'assaillent dans cette maison des âmes en peine, Brill se réfugie dans des fictions diverses dont il agrémente ses innombrables insomnies. Cette nuit-là, il met en scène un monde parallèle où le 11 septembre n'aurait pas eu lieu et où l'Amérique ne serait pas en guerre contre l'Irak mais en proie à une impitoyable guerre civile. Or, tandis que la nuit avance, imagination et réalité en viennent peu à peu à s'interpénétrer comme pour se lire et se dire l'une l'autre, pour interroger la responsabilité de l'individu vis-à-vis de sa propre existence comme vis-à-vis de l'Histoire.
En plaçant ici la guerre à l'origine d'une perturbation capable d'inventer la « catastrophe » d'une fiction qui abolit les lois de la causalité, Paul Auster établit, dans cette puissante allégorie, un lien entre les désarrois de la conscience américaine contemporaine et l'infatigable et fécond questionnement qu'il poursuit quant à l'étrangeté des chemins qu'emprunte, pour advenir, l'invention romanesque.
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