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« Sur des sofas de vieux damas aux teintes pâles garnis d'énormes coussins faits de chasubles brodées d'or et d'argent, sur des divans de Perse et de Syrie, sur des peaux de lion ou de panthère, sur des matelas recouverts de peaux de chats sauvages, des hommes jeunes et de belle mine, presque tous nus, s'allongeaient par groupes de deux ou trois, dans des attitudes de lascivité que l'imagination conçoit à peine et telles qu'on peut seulement en voir dans les lupanars d'hommes de la voluptueuse Espagne ou dans ceux du vicieux Orient. […] D'énormes vases de Chine émergeaient de coûteuses fougères, d'admirables palmiers des Indes, des plantes parasites grimpantes, des fleurs des forêts d'Amérique à l'aspect cotonneux et des cactus du Nil dans des vases de Sèvres. Tandis que d'en haut, une averse de pétales de roses rouges et roses pleuvaient de temps à autre, mêlant leur enivrant parfum à celui qui s'élevait en blanches spirales des encensoirs et des plats d'argent. » (pp. 191-192)
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