Guy Bedos
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J'avoue que j'ai eu du mal à le lire tant par la vérité et la souffrance que l'auteur nous fait passer. Néanmoins c'est une "belle" découverte qu'on découvre entre la mère et son fils.
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Florilège de piques et répliques extraites des livres, sketches, spectacles et interviews de Guy Bedos : une revue d’histoire contemporaine drôle et féroce, doublée d’un autoportrait brillamment mégalo !
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J'ai lu ce livre en une après-midi. On ressent bien le vécu qu'il a eu, avec toutes ces personnes qu'il a rencontré et cotoyé au cours de sa vie et le panel est assez large toute différente que cela soit le milieu politique ou artistique.
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Très intéressant pour ceux qui veulent connaître un peu plus le personnage, avec le franc-parlé qu'on lui connaît. Drôle et cynique à la fois.
Du plus, à la fin, il y a une transcription des sketches :
Aux vestiaires.
Adieu Raymond.
English spoken.
Le Clown triste.
Jean-Claude.
Adagio.
Répétition.
Yoga.
Nazareth.
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Un livre où les mots sont assez tranchants,c'est ce que j'ai beaucoup aimé. Dans ce livre, on change de narrateur, le père, le fils et les filles. Une histoire assez belle, je la conseille vivement.
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Le narcissique Guy Bedos donne son avis sur les personnalités qu'il a côtoyées, en bien ou en mal. Cela a-t-il un véritable intérêt ?
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Je reconnais d'emblée le ton et j'aurais envie de dire la voix également de Guy Bedos. Le style est identique à ce que l'on peut entendre lors de ses diverses interventions radio ou télévisée (puisqu'il a arrêté sa carrière sur scène). C'est piquant, incisif et même un peu corrosif. Il n'a jamais mâché ses mots. Il ne commence pas dans ce livre qu'on se le dise.
Beaucoup de politique forcément, avec un engagement qui ne varie pas car Guy Bedos n'est pas du genre girouette. Mais il est aussi question de ses proches (enfants adorés qui font leurs propres chemins artistiques), sa femme Joe, ses amis, des personnes qu'il admire...
Ce livre n'est ni gai, ni triste. Il est comme une compilation de billets d'humeur, comme un récit très personnel de ce qu'il peut voir, lire, entendre. Guy Bedos reste à l'affût. On ne change pas sa nature.
Ceci dit, il me fait l'effet d'un clown triste. Il en va souvent ainsi avec les êtres hypersensibles, à fleur de peau. Les réactions sont instantanées sauf pour ce qui le touche plus personnellement. Le reste est plus ou moins habilement caché par une carapace. La pudeur prend le relais.
Un livre comédie humaine, on rit, on pleure, on est en rage, on est en joie...
Pas si surprenant, mais diablement humain
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Livre composé de citations courtes & aphorismes, tirés, des spectacles, émissions télé, interviews, et même livres précédents (vive la redite), tout ça mélangé, voulu comme une sorte de florilège de tout ce qu'a été dit ou écrit par Bedos, jusqu'au jour de la publication du livre.
Tous styles confondus, un peu trop mélangés, ou mal, car, du coup, on ne distingue pas son personnage médiatique, prétentieux à la Dubosc, qu'il utilise pour ses spectacles, et le moi réel qu'il veut montrer, au travers de ses fragments de souvenirs.
Les citations où il revient toujours à son enfance malheureuse sont ennuyeuses au possible, ça tourne en boucle, l'Algérie, ma mère un peu trop autoritaire (le pauvre), l'Algérie.... mais certains aphorismes sont bien formulés, pas désagréables à lire, la plupart du temps, les meilleures morceaux d'un spectacle, etc...
J'ai horreur des gens qui parlent pendant que je les interromps.
...................
La Bourse? Je m'en fous, j'ai choisi la vie.
ça tourne très peu autour de la politique (et même pas du tout) ou d'une critique sociale finalement. C'est éloigné d'un Desproges (qui ramène tout à lui comme un miroir de la société) ou d'un Coluche. Bedos nous explique beaucoup son besoin de se poser en opposant pour exister, pour le plaisir de n'être pas d'accord, mais on ne nous présente pas les sujets de ses indignations, j'en conclue qu'ils sont moins importants que l'indignation en tant que telle, les seules présentées, sont l'injustice de sa propre enfance. À part le thème, oui je suis bourré de fric, et je suis de gauche, et je vous emmerde, j'ai rien vu...
Gagner de l'argent et voter à gauche, ça ne vous gêne pas?
- Pas plus qu'un Blanc d'Afrique du Sud qui lutte contre l'Apartheid.
....
à 17 ans, je quitte le domaine familial, une belle maison de
Rueil-Malmaison (...) je me retrouve 35 ans plus tard et quelques kilomètres plus loin, dans une très belle demeure bourgeoise à
Vaucresson. Toujours les Hauts-de-Seine. (...) Vous me voyez m'installer à Sarcelles? Ça va pas, non? Être prêt à mourir pour le peuple, ça signifie pas qu'on est prêt à vivre avec!
J'ai rarement lu quelque chose d'aussi méprisant à l'égard de la populace...
Le peuple, c'est bien de loin, parce que de trop près, ça pue, tu comprends...
Il faut être de gauche pour pouvoir se permettre de dire de telles horreurs... S'il se disait à droite, ça ne passerait pas. Comme quoi, en France, vous pouvez être très riche, mépriser les sans-dents qui puent sous les aisselles, faites exactement la même chose qu'un mec de droite avec votre fric, gagné exactement dans les mêmes conditions que lui, mais seul ce que vous appellerez à voter, fera la différence ou non... Peu importe les actes, seules les paroles comptent...
-- Oui mais si un riche veut que les gens votent à gauche, c'est qu'il veut qu'on lui prélève de gros impôts! Il est donc hyper sympa!
-- Monsieur le Sans-Dents, il ne vous manque pas que l'argent pour vous payer de bonnes ratiches, du jugement également... Plus on est riche, plus on a la possibilité d'échapper, par des moyens plus ou moins détournés, à l'impôt. Tu peux pas comprendre, toi du peuple, ce genre de subtilités... Et même si ce n'était, et que les différents gouvernements prélevaient d'une façon équitable des impôts, il fait tourner sa boutique, avec ses convictions affichées (mais pas vécues), il se rembourse largement, qui c'est-y que tu crois qui vient à ses spectacles? Et s'il tient à donner son argent, il peut ne pas attendre l'impôts, et se garder du superflu, mettre en pratique, au lieu d'écumer les cocktails, c'est possible aussi!
Et quant à "mourir" (non sans rire) pour le peuple (qu'on ne saurait approcher), c'est de loin l'affront le plus grave. Y a des gens qui se prennent pour Don Quichotte dans la salle?
Quand on est véridique, on ne le dit surtout pas, on le fait. C'est comme en amour.
On est tous de grands opposants de cabaret au régime, par la parole (surtout quand on est invité dans les médias, qui disent tout comme nous). Mais dans les faits, tu as des gens en armes qui font des descentes chez toi? Quel foutage de gueule et belle hypocrisie, non?
Si les trucs qui font sourire, n'étaient pas entrecoupés de citations sur sa personne, où il se décrit au premier degré (interviews télé ou magazines)...
Heureusement, y a des trucs lucides, mais ça me rend pas vraiment le bonhomme sympathique:
Il m'arrive de manquer d'humour en effet, je supporte mal qu'on se moque de moi. Comme un cuisinier déteste qu'on lui pique ses spécialités.
Une autre dans le genre "le peuple pue du cul, éloignons-nous"?
Aussi agaçante et chichiteuse que puisse être la gauche caviar, je la préfère tout de même à la droite choucroute!
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Ah les mères !! Celle de Bedos semble avoir été du genre maltraitant. Je pense que le récit parle à ceux qui ont été les contemporains de l'humoriste. Une occasion pour ceux qui ne le connaissent pas d'essayer son humour acide et décapant !
Afficher en entierRestez informé !
On parle de Guy Bedos ici :
2011-06-14T20:36:09+02:00
2011-03-20T14:09:23+01:00
Les gens aiment aussi
Editeurs
Seuil : 4 livres
Stock : 3 livres
Le Cherche Midi : 2 livres
Seghers : 1 livre
J'ai lu : 1 livre
Succès du livre : 1 livre
Fayard : 1 livre








Biographie
Humoriste français
[Humour]
Né à Alger, Algérie le 15 juin 1934
Son enfance se déroulant dans l'Algérie coloniale, Guy Bedos grandit dans un environnement de clivage et de mépris. Il aborde les scènes du music-hall avant de se lancer dans une carrière d'humoriste. Un film, 'Dragées au poivre', lui permet d'entamer sa carrière d'artiste ; il y rencontre Sophie Daumier. Dès lors, il se lie à cette jeune comédienne à la scène mais également dans la vie. Leur alliance est loin d'être infructueuse, puisque nombre de leurs sketches, tel 'Les Vacances à Marrakech', deviennent des classiques. Ils se séparent, mais Guy Bedos ne délaisse pas la scène pour autant et s'essaie en solo, il obtient notamment en 1990 le molière du Meilleur one-man show pour son spectacle au Zénith. Malgré son humour grinçant et son engagement politique prononcé, la virulence de ses propos ne dénigre en rien son bagou. Il réapparaît sur scène en duo avec Muriel Robin et retrouve son éloquence de toujours. Depuis, c'est en solo qu'il reprend la route avec son nouveau one-man show 'En piste'.
Evene.fr
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