Kiyémis
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Un très bon ouvrage dans lequel on retrouve malheureusement tous les poncifs auxquels sont confrontées les femmes aujourd'hui...c'est incisif, drôle et l'argumentation est pertinente. A lire absolument !
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Un petit essai conçu et écrit par des femmes de tête sur les problèmes résultant du sexisme encore bien omniprésent. Instructif, mettant le doigt juste là où il faut, pratique et intelligent, je regrette juste que les sujets abordés n'aient pas été davantage approfondis.
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Je suis VOTRE pire cauchemar, je suis MON pire cauchemar. ELLE est votre pire cauchemar. NOUS sommes vos pire cauchemar
Pourquoi parlons nous de cauchemar ? Quels sujets sont abordés dans ce livre ?
La grossophobie et ses effets sont le plus gros thème abordé dans ce livre mais ça ne s’arrête pas là puisque sont abordés des sujets comme le racisme, le sexisme, le patriarcat, le féminisme, l’afro-féminisme des thématique intimement lié à la grossophobie.
> ***La grossophobie, c’est un ensemble de mécanisme qui marginalisent et excluent les personnes grosses du corps social en leur rendant impossible l’accès à certaines ressources, dans d’innombrables domaines : logement, emploi, accès au soins, accès aux position de pouvoir, visibilité…***
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Dans ce livre, Kiyémis nous livre une grosse partie de ses ressentis, de son histoire et je me suis reconnu dans beaucoup de lignes.
Toute son expérience, de l’enfance, en passant par l’adolescence pour finir à l’âge adulte nous démontre ce par quoi elle est passée. Le regard des autres, sa façon de se voir une fois qu’elle a intégré comment la société la voyait.
Pourquoi ce titre ? Pourquoi “ Je suis votre pire cauchemar “ ? C’est simple. Elle s’est rendu vite rendu compte que son corps était le pire cauchemar de ceux qui sont dans “ la norme “ celle-là même que cette société raciste, sexiste, grossophobe a instauré. Une femme noire et grosse ? Elle était/est ce que certains avaient peur de devenir parce que c’est ce que cette société leur inculque. Elle les plonge dans cette peur de ne pas devenir comme ces filles cauchemar sous peine de représailles.
Cette société dans laquelle on apprend très tôt aux petites filles qu’elles doivent rester mince, qu’elles doivent rester jeune. Qu’elles doivent être sans défaut. Ne pas sortir du sentier tout tracé pour elles. Cette norme là. Tu ne veux pas souffrir ? Etre rejeté, détesté par tous ? Reste à ta place. Celle qu’on a créé et tout se passera “bien”.
De plus, on apprends à ces petits filles à perpétuer ce système et elles le transmettent à leur tour consciemment ou pas à la génération d’après. Combien de fois avons nous pointé du doigts “ ces femmes “ qui perpétuait cette infamie en oubliant qu’elles avaient été conditionné et que c’est très dur de se déconstruire et tout ça, en oubliant l’ennemi principal, l’ennemi commun.
Fille cauchemar parce qu’elle ne rentre pas dans la case, dans la norme mais pas que. Fille cauchemar pour celles qui n’ont pas peur, qui refuse de se plier aux “règles” de beauté et surtout qui n’ont pas peur de le dire haut et fort. Celles qui n’ont pas honte, celles qui ne se cachent pas alors que tout est fait pour qu’elle le fasse.
On parle dans ce récit de pretty privilège, la place de la beauté dans la société mais aussi du regard des hommes. Ce que les femmes doivent faire - ce qu’elles font pour être agréable aux yeux des XY et comment dès toute petite on leur apprend à le faire. On parle de sororité, de solidarité mais aussi de jalousie. Tout est fait pour créer ce fossé entre les femmes. Un fossé entre elles-mêmes mais aussi un fossé entre celles qui sortent du cadre et les privilèges auxquelles ont droit celles qui restent dans la voie - (voix).
On parle de jalousie, un sentiment tout à fait normal au vu des actions mis en place pour toujours mettre ces dites femmes en compétition sans cesse et tout est fait pour les empêcher de prendre conscience de leurs force, leurs valeurs. Et la parole des filles cauchemar ? Celles qui essayent de dévoiler le pot aux roses ? Tout est fait pour décrédibiliser ce qu’elles disent. Woke, féministe radicale, séparatiste. Tout est fait pour les silencier.
> ***“Beaucoup d’entre nous pensent ne pas mériter la joie, la sécurité et l’abondance parce qu’ils sont dans des corps que la société considère comme anormaux, parce que trop gros, non-valides, non-blanc ou considérés comme laids”.***
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C’est ce que cette société fait. Elle nous fait croire qu’on ne mérite rien une fois qu’on ne rentre pas dans la case tout établie et c’est dur, dur d’en sortir.
Je suis MON pire cauchemar. C’est dans cette partie que je me suis reconnu le plus. On parle aussi de body-positive mais aussi de la façon dont qu’importe, on essaye d’instauré ce mantra, la honte demeure ainsi que cette haine de soi. J’ai pris beaucoup de poids ces dernières années suite à une - mauvaise - expérience fin lycée et mon regard vis à vis de moi a terriblement changé. Ma manière de me voir était catastrophique et aujourd’hui encore, même si ça va mieux, j’ai encore des pensées négatives qui n’ont pas lieu d’être. Quand quelqu’un me fait un compliment, je n’arrive pas à l’accepter tout simplement parce que je ne pense pas ça de moi même alors je me dis que c’est impossible que la personne en face pense ça de moi.
J’ai été confronté avec cette prise de poids à ce dont la société attendait de nous une fois que je me suis rendu compte que j’avais plus de mal à m’habillé. Que certains magasins où j’aimais faire mon petit shopping me lançait un gros stop au visage. Ma - nouvelle - taille ? Il n’y avait pas ça chez eux. Alors mon moral descendait encore plus. Si c’est ainsi c’est que le problème venait vraiment de moi ? Moi qui ai osé prendre du poids et c’est là que j’ai compris.
J’aimerais un peu plus être le pire cauchemar de cette société et moins être le mien et c’est pour ça qu’on a besoins de livres comme ça. Je me suis reconnu dans ces (ses) lignes et ça faisait du bien. Je ne suis pas seule. Je ne suis pas un cas isolé et surtout, déjà que je ne suis pas la plus à plaindre, il faut que tout ça change. On parle donc d’espoir. Cet espoir de renverser ces didacts.
Kiyémis nous parle aussi de santé mentale impacté par tous ces sujets mais aussi de la performance que certains attendent des militants et cette pression que ceux-ci s’imposent. Sa façon de se voir à travers le body-positive. Il est aussi parlé de colère et ça je l’ai ressenti parce que je suis souvent en colère moi aussi. Depuis que j’ai commencé à prendre la parole sur ce manque de diversité et que j’ai été confronté à ce mur en face de moi. Le mur représentant toute ces personnes participant à ce manque de représentation et qui n’ont en, apparemment, rien à faire, en colère à chaque fois que je me renseigne un peu plus sur ces sujets. Une colère légitime mais qui ne nous apporte rien sinon d’affecter notre santé mentale. Elle explique comment elle a transformé cette colère et s’est tourné vers autre chose. L’espoir. L’utopie.
Elle est votre pire cauchemar et franchement, moi aussi, j’aimerais l’être et j’aspire, tout comme elle, que d’autres filles sortent de ce rêve illusoire, cesse d’être LEUR pire cauchemar pour devenir celui des sexistes, racistes, grossophobes et autres personnes participant à toutes ces formes de discrimination.
Ce récit m’a vraiment parlé et a déjà changé ma perspective sur beaucoup de choses. Mon rapport avec mon corps mais aussi avec les autres.
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Quelle lecture! Je crois que j'apprécie de plus en plus les ouvrages qui traitent de débordements féministes et de l'embrasement de la colère face à une société patriarcale profondément injuste. J'ai particulièrement accroché au texte de Daria Marx. Une chaude recommandation.
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💬 En quelque mots :
Grossophobie / témoignage / rivalité / afro-féminisme
Ô joie, ô bonheur, quelle fabuleuse ode à l’amour de soi et à la réappropriation de son image !
L’autrice y livre le puissant témoignage de son histoire et de ses ressentis face à la grossophobie et ses effets quotidiens. Intimement lié à cela dans notre société occidentale, l’autrice aborde également le sexisme, le racisme et le patriarcat qui ont pesé sur ses épaules… mais aussi comment le féminisme, l’afro-féminisme, la communauté et la sororité peuvent être des ressources d’émancipations pour le groupe comme pour l’individu.
« Je suis votre pire cauchemar » est une lecture qui respire autant l’amour et la compréhension que le refus des diktats et la révolution. Un livre qui changera certainement votre rapport au corps, au vôtre ainsi que celui des autres ! Et surtout… n’ayez pas peur d’être ce pire cauchemar !
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Un regroupe de texte juste incroyable !
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Livre très intéressant, plusieurs auteurs/autrices parlent de féminisme dans sa globalité
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Pourquoi fuir ses origines ? Pourquoi rêver d'une vie meilleure ? Ces questions, certaines femmes africaines se les posent. Certaines osent et d'autres s'en remettent à la fatalité de leur culture. La femme doit obéir à l'homme, à son père, à son mari. Se soumettre et n'être que l'ombre. Quand une femme rayonne, sa volonté la pousse à tenter sa chance. Exister. Bien souvent, une génération est sacrifiée et les enfants bénéficient de l'expérience de leurs parents. Mais c'est une victoire. Pour ceux qui se sont sacrifiés. Ce livre est une leçon de vie pour ceux qui se lèvent dans la facilité dès leur enfance. La femme africaine est une femme solide, forte, qui porte, qui gère mais qui est étouffée par l'homme.
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Editeurs
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