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Calmé par l’exercice physique et moral qu’a été cet assassinat, momentanément repu, il jette un œil au spectacle. La réception de l’hôtel des Voyageurs n’est pas très appétissante, heureusement que c’était déjà complet car de nouveaux clients risquent de ne pas se précipiter, du moins pour entrer. Il y a des organes partout, un cadavre immonde tant il est massacré, on voit un œil sur le sol, un paquet un peu plus loin qui ressemble à des organes génitaux, des dents aux quatres coin de la pièce, et ça fait
« flic flac » quand on marche avec toutes ces flaques de sang qui ne cessent d’augmenter, c’est fou le nombre de litres qu’il y a dans un corps humain, même celui d’un imbécile. L’ensemble, estime le commissaire, ne donne pas à l’assassinat un aspect très professionnel, mais c’est tant mieux puisque les invités au mariage de même que les Montazignacois doivent être des amateurs et que c’est bien chez les uns ou chez les autres qu’il faudra trouver le coupable.
Il a lui-même les semelles pleines de sang mais ce n’est pas trop gênant, ça se tient s’il vient de découvrir le cadavre. Le problème est plutôt que, maintenant, il a vraiment envie de prendre sa douche, il l’a bien méritée. Il coupe la poire en deux, décide d’appeler Lavraut sur son portable pour le prévenir de ce qui ressemble à un meurtre
à l’hôtel, puis, au lieu de commencer l’enquête, monte dans sa chambre faire sa toilette et se changer en laissant la charge des premières constatations aux autres. Comme son collaborateur est à l’église, il a, par tolérance, quoique non pratiquant, coupé son portable. Wallance laisse le message et passe quand même à la douche.
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