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C’est le premier roman que je lis d’Estelle Faye et j’ai apprécié cette découverte d’une plume sensible et qui a su créer plusieurs lectures sur une seule histoire.
Cicatrices, c’est un peu comme un mille-feuille de cicatrices. Les cicatrices peuvent être visibles, mais aussi invisibles. Après un terrible drame qui a voit sa vie basculer, May n’est plus que l’ombre d’elle-même. Elle plaque tout : sa carrière dans le cinéma, sa famille, mais surtout celle qu’elle n’a pas pu sauver. Annabelle, sa meilleure amie.
Mais, Annabelle va la suivre jusqu’à Seasmouth. May pensait pouvoir oublier, mais au contraire, les ombres qu’elle a tenté de fuir vont refaire surface avec les légendes que cache Seasmouth.
Ce récit n’est pas léger. Bien au contraire, son atmosphère lourde, pesante vous colle au corps et au cœur tout comme avec son héroïne. May va faire une première connaissance dramatique, celle du vieux Percy qui va mourir à ses côtés dans une vieille église délabrée. C’est le début d’un enchaînement que May n’aurait jamais pu voir venir. Après Percy, il y a Adrian, ce beau dandy mystérieux qui semble cacher bien de choses. Et ensuite n’oublions pas le gang des Mud boy avec Josh.
En plus de malédiction et de légende, May fait la rencontre de tout un panel de personnages bien sympathiques et colorés. J’ai particulièrement aimé Micky.
Au-delà de tout cela, Cicatrices n’est pas vraiment un roman d’action. Je l’ai trouvé aussi spirituel (dans un sens) que contemplatif. May est venu pour se forger une nouvelle vie, loin des drames qu’elle a vécus à Paris, mais tout lui remonte à la figure, tout se rejoue et se surjoue jusqu’au point de rupture. Comme les habitants de Seasmouth qui se trouvent être maudits, May doit également combattre ses propres ombres si elle ne veut pas se noyer.
J’ai aimé ce roman pour ce qu’il est. L’air de rien, il donne à réfléchir. Sur notre vie, sur les deuils que nous pouvons traverser, sur nos traumas et comment nous les gérons pour aller mieux. On y parle aussi de préférence sexuelle, mais sans en faire trop. C’est très naturel et j’aime cette approche. Plus j’écris cet avis, ses lignes et plus je reste sûre de ce que j’avance.
Cicatrices n’est pas un roman qu’on lit puis qu’on oublie. Il se déguste, se digère bien longtemps pour n’en laisser que l’essentiel. Mais je ne vous en dis pas plus à vous de vous faire votre propre ressenti et avis.
Je termine en remerciant les éditions Rageot ainsi que le site Babelio qui m’ont envoyé l’ENC dans le cadre d’une Masse Critique Privilégiée.
Le livre sort le 6 mai 2026 soit après-demain.
Afficher en entierhttps://lessortilegesdesmots.blogspot.com/2026/04/cicatrices-de-estelle-faye.html
J'ai déjà lu des romans de cette autrice. C'est pour cette raison que j'ai accepté de recevoir l'épreuve non corrigée de ce roman. Ça influence forcément mon jugement parce qu'il y avait encore besoin de correction. Concernant l'histoire, on suit May, une jeune femme qui part en Angleterre afin de fuit un drame survenu en France. On découvre un personnage un peu sombre et triste, un peu rock. Ça change de d'habitude. À son arrivée, elle va vivre quelque chose de surnaturel.
L'île de Seasmouth est typique de ce que l'on imagine des petites villes d'Angleterre avec la mer très présente. On rencontre Adrian, un dandy loin d'être ce qu'il parait. On va en apprendre plus sur lui tout au long du livre. On suit également Josh, l'exact opposé de Andrian. Il y a également la mère de Josh qui a un look improbable. Et lady Saint-John. Je ne peux pas dire grand chose la concernant.
Je ne sais pas ce que j'attendais de cette lecture mais mon ressenti est mitigé. Le fait que j'ai lu des épreuves non corrigées a forcément joué. Ce qui m'a aussi déçu, c'est les relations "amoureuses". J'ai trouvé qu'elles étaient inutiles à l'histoire et surtout cassé le rythme. Je m'attendais aussi à de l'horreur mais pour moi, ce n'en était pas. Malgré tout, l'idée du roman est géniale. Certains passages étaient vraiment originaux.
En bref, je pense que mon avis serait différent si j'avais lu la version définitive. La romance, pour moi, n'avait pas sa place et casse le rythme d'un roman qui méritait beaucoup mieux. J'ai oublié de préciser la fin que j'ai trouvé moyenne.
Afficher en entierJe me suis lancée dans Cicatrices avec pas mal d’attentes, surtout à cause de cette fameuse mention “public averti” qui intrigue forcément. Dans ma tête, ça annonçait une lecture difficile, peut-être même dérangeante, quelque chose qui laisse une vraie empreinte émotionnelle. Je m’attendais à être bousculée, à ressentir un certain malaise, voire à devoir faire des pauses dans ma lecture. Et finalement… pas vraiment. Je ne sais pas si c’est parce que j’ai déjà lu des romans plus durs, plus crus ou plus sombres, mais je n’ai pas trouvé cette histoire particulièrement difficile à lire. Du coup, je me suis posé la question pendant toute ma lecture : est-ce que je suis devenue un peu “blindée” face à ce genre de contenu ? Ou est-ce que le roman, malgré ses thématiques, reste finalement assez accessible dans sa manière de les aborder ? Je penche un peu pour les deux. Bien sur ceci reste mon avis personnel et cela n’engage que moi, je vous conseille tout de même de faire attention à vous et de regarder les TW avant de vous lancer dans cette lecture. Ça ne m’a pas empêchée d’apprécier ma lecture, loin de là. J’ai passé un bon moment dans cet univers marin teinté de mystère et de surnaturel. Mais il m’a manqué cette petite étincelle, ce petit truc en plus qui transforme une bonne lecture en lecture marquante.
La plume d’Estelle Faye est fluide, naturelle, et surtout très facile à suivre. On entre dans l’histoire sans effort, ce qui rend la lecture vraiment agréable. C’est typiquement le genre de style qui permet d’enchaîner les chapitres sans s’en rendre compte. Il y a aussi une certaine douceur dans l’écriture, ce qui est assez intéressant quand on voit les thématiques abordées. Là où je m’attendais à quelque chose de plus dur, de plus frontal, le texte reste finalement assez mesuré. Les émotions sont présentes, mais elles ne sont jamais écrasantes. C’est un choix qui rend le roman plus accessible, mais qui, à mon sens, atténue aussi son impact. J’aurais aimé être un peu plus bousculée par la plume, ressentir davantage les tensions, les douleurs, les cicatrices justement, au sens propre comme au figuré. Par moments, j’avais l’impression que tout était un peu trop “lissé”, comme si le texte retenait ses coups. Cela dit, ça reste une écriture efficace. Elle fait le travail, elle porte bien l’histoire, et elle permet de s’immerger facilement dans l’univers sans jamais décrocher.
L’univers est clairement un des points forts de Cicatrices. Seasmouth est une ville qui marque, avec son ambiance à la fois maritime, brumeuse et presque oppressante. On visualise très bien les falaises, la mer agitée, les ruelles un peu sombres, les maisons battues par le vent. Il y a quelque chose de très immersif dans cette atmosphère. On sent que la ville cache des secrets, que les habitants vivent avec des règles implicites, presque comme une communauté refermée sur elle-même. Cette sensation que “tout le monde sait sauf nous” fonctionne très bien, surtout au début du roman. Le côté surnaturel s’intègre assez naturellement dans cet environnement. Les légendes marines, les phénomènes étranges, la présence de quelque chose d’ancien et de dangereux… tout ça crée une tension diffuse qui accompagne la lecture. Cependant, là encore, j’aurais aimé que ce soit encore plus poussé. L’univers est riche, mais parfois juste effleuré. Certaines idées auraient mérité d’être davantage développées, approfondies, exploitées jusqu’au bout. On sent qu’il y a un vrai potentiel, mais qu’il n’est pas toujours utilisé à 100 %.
L’histoire suit May, une jeune femme qui fuit un passé difficile et qui arrive à Seasmouth avec l’espoir de recommencer à zéro. Très vite, elle se rend compte que cette ville n’est pas comme les autres. Elle va se retrouver au cœur de tensions entre différentes figures locales : des personnages puissants, charismatiques, parfois inquiétants, et d’autres plus marginaux, en opposition. En parallèle, des phénomènes surnaturels viennent troubler la réalité et remettre en question tout ce qu’elle pensait comprendre. Le roman avance progressivement, en dévoilant ses mystères petit à petit. Il y a une vraie volonté de construire une ambiance, de faire monter la tension, et ça fonctionne plutôt bien. On a envie de comprendre, de savoir ce qui se cache derrière tout ça. Mais malgré ça, il m’a manqué un vrai moment fort. Un basculement, une révélation marquante, quelque chose qui me fasse dire “ok, là, ça y est”. L’histoire est intéressante, mais elle reste un peu trop linéaire dans son impact émotionnel. Je n’ai pas ressenti de véritable choc, ni de moment où j’ai été complètement happée. Encore une fois, ce n’est pas mauvais, loin de là. C’est juste que ça reste un peu en dessous de ce que j’espérais.
Les personnages sont variés et participent bien à la dynamique du roman, même si je reste un peu mitigée sur mon attachement à eux. May est une protagoniste crédible, avec un passé qui explique ses réactions et ses choix. On comprend sa volonté de fuir, de recommencer, de trouver sa place. Mais émotionnellement, je suis restée un peu à distance. Je ne me suis pas totalement identifiée à elle, ni complètement attachée. Du côté des personnages secondaires, il y a des figures marquantes, notamment avec les jeux de pouvoir au sein de la ville. Adrian Dashwood, la famille Saint-John ou encore Josh Galloway apportent chacun une énergie différente. J’ai trouvé intéressant ce contraste entre les personnages plus “dominants”, presque aristocratiques ou manipulateurs, et ceux qui incarnent une forme de rébellion. Ça crée des tensions intéressantes et ça donne du relief à l’histoire. Malgré ça, certains personnages m’ont semblé un peu sous-exploités. J’aurais aimé aller plus loin dans leur psychologie, comprendre davantage leurs motivations, leurs failles.
Cicatrices est un roman que j’ai sincèrement apprécié pour son ambiance, son univers et sa facilité de lecture. C’est une histoire qui se lit bien, qui propose de bonnes idées et qui plonge dans un décor vraiment prenant. Mais en refermant le livre, je reste avec un petit goût d’inachevé. Je m’attendais à être plus marquée, plus touchée, plus bousculée, surtout avec la mention “public averti”. Et finalement, ça n’a pas été le cas. Je ne sais pas si c’est moi qui suis devenue moins sensible à ce genre de récits, ou si le roman choisit volontairement de rester dans une certaine retenue. Peut-être un peu des deux. En tout cas, ça reste une bonne lecture, que je ne regrette pas du tout. Mais il m’a manqué cette petite étincelle, ce petit truc en plus qui fait qu’un livre nous hante encore longtemps après l’avoir terminé.
Afficher en entierCicatrices est le premier roman que je découvre d’Estelle Faye. Ayant entendu énormément de bien de ses écrits, j’étais ravie de pouvoir enfin découvrir sa plume et me faire mon propre avis. De ce côté-là, je n’ai pas été déçue. L’autrice possède une plume fluide, rythmée et très directe. Elle va droit au but, sans fioritures, et réussit à happer le lecteur dès les premières lignes. La lecture était très immersive, notamment grâce à cette atmosphère maritime, anglaise et légèrement angoissante que j’ai énormément aimée. Tout est très visuel et parfaitement retranscrit.
J’ai particulièrement apprécié les thématiques abordées dans ce roman, principalement centrées sur le deuil et la reconstruction. Elles sont traitées avec beaucoup de douceur et d’intelligence. Le côté fantastique et horrifique vient justement accentuer ces thèmes et leur donner encore plus d’impact. J’ai trouvé l’équilibre entre émotion et tension très réussi. J’aurais simplement aimé en apprendre davantage sur l’Ombre et que certains aspects soient un peu plus approfondis.
Dès les premières pages, l’autrice nous présente May, une héroïne profondément marquée par les événements qu’elle a vécus, autant psychologiquement que physiquement. Les cicatrices qu’elle porte prennent alors tout leur sens. Malgré cela, elle tente de reprendre sa vie en main et de sortir la tête de l’eau, faisant preuve d’une grande résilience. Je l’ai trouvée crédible dans ses réactions et dans sa manière d’avancer malgré la douleur. En revanche, je suis restée un peu distante émotionnellement vis-à-vis d’elle. Je ne me suis pas réellement attachée au personnage, ce qui a rendu certains passages un peu moins impactants pour moi.
J’ai également trouvé que certains éléments auraient mérité davantage de développement afin d’éviter une sensation de rapidité sur quelques scènes importantes. Malgré cela, cela reste une très bonne lecture qui m’a donné envie de découvrir d’autres romans de l’autrice.
Afficher en entierCe week-end, j’avais bien envie d’une ambiance frissonnante pour ma lecture au bord de la piscine, je me suis donc lancée dans Cicatrices. Une lecture dérangeante, fiévreuse, mais qui me laisse légèrement sur la faim concernant certains éléments. Si j’ai adoré l’ambiance, les mystères et la plume extrêmement fluide, j’aurais aimé plus de flou autour du surnaturel et peut-être un peu plus d’infos sur le passé de May.
Au global ce fut une bonne lecture, et une jolie porte d’entrée pour découvrir dans la fantasy horrifique si découvrir ce genre vous tente. En revanche si vous êtes habitué.e à ce style de romans (genre Le Palace, Les Invocations, Wilder Girls), je crains qu’il ne soit un poil soft (vu que je n’ai pas été terrifiée, alors que j’ai aisément tendance à trembler dans mes chaussettes).
Afficher en entierJ’attendais énormément cette lecture, notamment parce que j’ai eu la chance de rencontrer Estelle Faye à deux reprises : une première fois lors du festival Ouest Hurlant, puis pendant une rencontre organisée par Chez Cha Cheshire. Deux moments passionnants et chaleureux qui m’avaient donné encore plus envie de découvrir Cicatrices.
Et je peux le dire : j’ai passé un très bon moment de lecture.
Dans ce roman, on suit May, réfugiée dans la petite ville portuaire de Seasmouth, où l’étrange semble faire partie du quotidien. Très vite, le livre installe une ambiance brumeuse et presque oppressante, entre légendes marines, phénomènes surnaturels et secrets enfouis. C’est clairement ce qui m’a le plus séduite : l’atmosphère.
Cet ouvrage réussit parfaitement à créer cette sensation de malaise diffus propre au slow burn horror. On sent constamment que quelque chose ne tourne pas rond à Seasmouth et cette tension monte doucement au fil des pages. Les décors, les falaises battues par les vents, la mer omniprésente, les habitants aux comportements parfois étranges… tout contribue à rendre l’univers immersif et fascinant.
J’ai aussi beaucoup aimé la galerie de personnages et les dynamiques qui se créent entre eux. Entre le charismatique Adrian Dashwood, Josh Galloway et les mystères entourant la famille Saint-John, le roman joue très bien avec les archétypes gothiques tout en leur donnant une vraie personnalité.
En revanche, j’avoue être restée un peu sur ma faim concernant la fin. Je l’ai trouvée légèrement trop rapide par rapport au développement installé auparavant. Certains éléments auraient mérité, selon moi, davantage d’espace pour respirer, notamment autour d’Eden. C’est un personnage qui m’intriguait énormément et j’aurais adoré en apprendre plus, creuser davantage son rôle et ses liens avec l’histoire.
Malgré cela, je ressors avec un ressenti très positif. Cicatrices est une lecture immersive, portée par une ambiance forte et une plume qui fonctionne extrêmement bien sur le registre du fantastique gothique. Une lecture parfaite pour celles et ceux qui aiment les petites villes pleines de secrets, les légendes marines et les récits où l’étrange s’installe lentement sous la peau.
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