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Extrait ajouté par Didie6 2014-10-17T21:02:49+02:00

La chance est pour la canaille!

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Extrait ajouté par Didie6 2014-10-17T21:02:33+02:00

- Vous devez suivre fidèlement mon ordonnance : je vous ai déjà expliqué que votre traitement doit consister dans le changement de vos habitudes...il vous faut des distractions ; il vous faut fréquenter des amis, voir du monde. En même temps, ne soyez pas ennemi de la bouteille et recherchez la compagnie de bon vivants.

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Extrait ajouté par Didie6 2014-10-17T21:02:18+02:00

Monsieur Goliadkine martyrisé se précipite dehors et entreprend de louer un fiacre, pour voler directement jusqu'à son Excellence, et, à défaut, au moins chez Andréï Filippovitch, mais - horreur ! les cochers refusent catégoriquement de prendre Monsieur Goliadkine : 'n'est-ce pas, c'est pas possible d'en conduire deux pareil ; n'est-ce pas, Votre Noblesse, un homme bien, ça essaie de vivre honnête, et pas n'importe comment, et ça existe jamais par paire".

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Extrait ajouté par Didie6 2014-10-17T21:01:18+02:00

- Non, vous savez, n’est-ce pas, Anton Antonovitch, ce que je dis, ce que je me dis en moi-même, c’est que moi, par exemple, je mets un masque seulement quand la nécessité s’impose, c'est-à-dire uniquement pour le carnaval ou bien les réunions joyeuses, en parlant au sens propre, mais je ne me masque pas devant les gens au quotidien, parlant dans un autre sens, plus caché.

Voilà ce que je voulais dire, Anton Antonovitch.

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Extrait ajouté par sylvana 2010-04-27T00:41:56+02:00

Chapitre I

Il était presque huit heures du matin quand le conseiller titulaire Iakov Pétrovitch Goliadkine reprit conscience après un long sommeil, bâilla, s'étira et finit par complètement ouvrir les yeux. Pendant plus ou moins deux minutes, du reste, il resta immobile allongé dans son lit, tel un homme pas encore totalement persuadé de savoir s'il est réveillé ou bien s'il dort encore, si tout ce qui se passe autour de lui est vrai et bien réel, ou si c'est la poursuite des songes désordonnés de son sommeil. Très vite, cependant, les sens de Monsieur Goliadkine commencèrent à retrouver plus clairement et plus distinctement ses impressions habituelles, quotidiennes. Il sentit le regard familier des murs verdâtres, pas très propres, couverts de suie et de poussière de sa petite chambrette, de sa commode en acajou, de ses chaises en simili-acajou, de sa table, peinte couleur acajou, de son divan turc en moleskine couleur plus ou moins acajou à petites fleurettes vertes et, à la fin, de ses habits enlevés, la veille, en toute hâte, et jetés en boule sur le divan. Finalement, la grise journée d'automne, trouble et sale, lui lança un regard si méchant, accompagné d'une grimace si aigre par la fenêtre terne de sa chambre, que Monsieur Goliadkine ne fut plus en mesure, d'aucune façon, de douter qu'il ne se trouvait pas dans je ne sais quel royaume de contes, mais dans la ville de Pétersbourg, la capitale, rue des Six-Boutiques, au troisième étage d'un immeuble fort imposant, un immeuble de rapport, dans son appartement. Cette importante découverte effectuée, Monsieur Goliadkine ferma fébrilement les yeux, comme s'il regrettait son dernier rêve et désirait le faire revenir une petite minute. Mais, une minute plus tard, il sauta d'un seul bond hors de son lit, après, sans doute, être enfin tombé sur l'idée autour de laquelle tournoyaient ses pensées jusqu'alors distraites, pas encore mises dans l'ordre qui convenait. Ayant sauté de son lit, il s'empressa d'accourir vers un petit miroir rond posé sur la commode. Quoique la tête endormie, un peu myope et à la calvitie largement affirmée qui se refléta dans le miroir ait eu un caractère si médiocre qu'au premier coup d'œil, elle n'attirât l'attention exclusive de personne, il n'en reste pas moins que, visiblement, son propriétaire resta parfaitement satisfait de tout ce qu'il vit dans ce miroir. "L'histoire que ça ferait, dit à mi-voix Monsieur Goliadkine, l'histoire que ça ferait si, aujourd'hui, je faisais un faux pas quelconque, si quelque chose, mettons, ne marchait pas - un petit bouton, je ne sais pas, étranger, qui surgit, ou s'il arrivait, je ne sais pas, un autre désagrément ; mais, bon, en attendant, ça va ; pour l'instant, tout fonctionne." Très heureux que tout fonctionnât ainsi, Monsieur Goliadkine reposa le miroir à sa place, et, lui-même, quoiqu'il se trouvât pieds nus et conservât le costume dans lequel il avait l'habitude de sombrer dans le sommeil, il courut à la fenêtre, devant laquelle, avec une grande passion, il se mit à chercher des yeux quelque chose dans la cour de l'immeuble, cour sur laquelle donnaient les fenêtres de son logement. Là encore, il faut croire, ce qu'il découvrit dans cette cour lui donna pleine satisfaction ; son visage s'illumina d'un sourire très content. Ensuite - non sans avoir, du reste, d'abord jeté un coup d'œil derrière la cloison dans le cagibi de Pétrouchka, son chambellan, et s'être assuré que Pétrouchka ne se trouvait pas dans ce cagibi - il s'approcha, à pas de loup, de la table, ouvrit un tiroir, farfouilla dans le recoin du fond de ce tiroir, tira enfin, de sous un tas de papiers jaunis et toutes sortes de saletés, un portefeuille vert, usé, l'ouvrit avec prudence - et, doucement, avec délice, il lança un coup d'œil dans sa poche la plus enfouie, la plus secrète. Sans doute la liasse de petits papiers verts, gris, bleus, rouges, et de toutes les couleurs lança un regard, là encore, tout à fait accueillant et approbateur vers Monsieur Goliadkine : le visage illuminé, il posa devant lui sur la table le portefeuille ouvert et se frotta les mains très fort en signe d'indicible plaisir. Il la sortit enfin, sa liasse consolatrice d'assignats de l'Etat, et recomptant, du reste, pour la centième fois depuis la veille, il se remit à la compter, froissant soigneusement chaque billet entre son pouce et son index. "Sept cent cinquante roubles en assignats !" fit-il, en finissant, dans un demi-murmure. "Sept cent cinquante... une somme notable ! C'est une somme agréable, poursuivit-il d'une voix tremblante, quelque peu affaiblie par le plaisir, tout en serrant la liasse dans ses mains et en souriant d'un sourire grave - une somme très agréable ! Très agréable, pour tout un chacun ! J'aimerais bien voir, de nos jours, un homme pour qui cette somme serait une somme de rien ? On peut aller loin, avec une somme pareille..."

"Mais qu'est-ce que c'est que ça ? se demanda Monsieur Goliadkine, mais où est donc Pétrouchka ?" Toujours dans la même tenue, il jeta un nouveau coup d'œil derrière la cloison. Cette fois encore, Pétrouchka ne se trouva pas derrière la cloison, et il n'y avait là que le samovar, posé par terre, qui enrageait, s'échauffait et se mettait dans tous ses états, menaçant toujours de se sauver, et répétait quelque chose avec fougue, très vite, dans sa langue compliquée, grasseyant et postillonnant, à Monsieur Goliadkine - sans doute, mais prenez-moi, nom d'un petit bonhomme, braves gens, je suis complètement prêt et à point.

"Que les diables l'emportent !" se dit Monsieur Goliadkine. "Ce butor paresseux, il ferait sortir le monde de ses derniers gonds ; où est-ce qu'il traîne encore ?" Empli d'une juste indignation, il se rendit dans l'entrée, composée d'un petit couloir, au bout duquel se trouvait la porte du vestibule, il l'entrouvrit un tout petit peu et vit son serviteur, entouré d'une masse assez considérable de toutes sortes de laquais, domestiques ou gens de passage. Pétrouchka racontait quelque chose, les autres écoutaient. Visiblement, ni le thème de la conversation ni la conversation elle-même ne plurent à Monsieur Goliadkine. Il héla tout de suite Pétrouchka, et regagna sa chambre mécontent, voire désappointé. "Cette brute est capable de trahir son homme pour pas un sou, et à plus forte raison son maître, se dit-il en lui-même, et il vous l'a trahi, il l'a trahi, à coup sûr, ma main au feu, il l'a trahi pour pas même un kopeck. Bon, alors ?..."

- Ils ont apporté la livrée, monsieur.

- Mets-la, et arrive.

Sa livrée revêtue, Pétrouchka, non sans un sourire stupide, entra dans la chambre de son maître. Il avait un costume bizarre au possible. Il portait une livrée de laquais, verte, fortement usagée, avec des épaulettes dorées et écaillées, taillée, visiblement, pour une personne qui dépassait Pétrouchka de bien vingt centimètres. Il tenait à la main un chapeau, lui aussi avec des galons, et des plumes vertes, et avait à la hanche un glaive de laquais, dans un fourreau de cuir.

Au bout du compte, pour compléter le tableau, Pétrouchka, suivant son habitude bien-aimée d'aller toujours en négligé, à la bonne franquette, se trouvait, cette fois-là également, pieds nus. Monsieur Goliadkine examina Pétrouchka de bas en haut, resta content. La livrée, il fallait croire, avait été louée pour un événement solennel. On remarquait aussi que, durant cet examen, Pétrouchka regardait son maître avec une sorte d'attente bizarre et suivait avec une curiosité extraordinaire le moindre de ses gestes, ce qui troublait à l'extrême Monsieur Goliadkine.

- Bon, le carrosse ?

- Le carrosse aussi, il est là.

- Pour toute la journée ?

- Toute la journée. Vingt-cinq, en assignats.

- Les bottes aussi, elles ont été livrées ?

- Les bottes aussi, elles ont été livrées.

- Crétin ! tu ne peux pas dire : "livrées, monsieur". Amène-les.

Ayant exprimé sa satisfaction que ses bottes tombent bien, Monsieur Goliadkine demanda du thé, de quoi se laver et se raser. Il se rasa avec un soin tout particulier, et se lava de même, avala son thé en toute hâte et se mit à son habillement principal, définitif : il enfila un pantalon presque totalement neuf ; ensuite, une chemise à petits boutons de bronze, un gilet orné de petites fleurs fort claires et agréables ; il se noua une cravate de soie bigarrée et, finalement, revêtit son uniforme de fonctionnaire, uniforme, lui aussi, flambant neuf et soigneusement brossé. En s'habillant, il regarda plusieurs fois, avec amour, ses bottes, levant à chaque instant tantôt une jambe et tantôt l'autre, admirant la découpe, et marmonnant toujours quelque chose dans sa barbe, non sans envoyer de loin en loin à sa petite pensée une petite grimace expressive. Du reste, pendant toute cette matinée, Monsieur Goliadkine fut extrêmement distrait, puisqu'il ne remarqua presque pas les petits sourires et les grimaces que lui envoyait Pétrouchka tout en l'aidant à s'habiller. Après en avoir enfin terminé avec tout ce qu'il fallait, vêtu de pied en cap, Monsieur Goliadkine fourra son portefeuille dans sa poche, admira définitivement Pétrouchka, lequel avait enfilé des bottes et se trouvait, de cette façon, lui aussi, fin prêt, et, remarquant que tout était fait et qu'il ne restait plus rien à attendre, en toute hâte, avec une grande agitation, le cœur légèrement tremblant, il dégringola les escaliers. Un carrosse de louage couleur bleu ciel, orné d'on ne savait trop quel blason, s'approcha du perron à grand fracas. Pétrouchka, échangeant des clins d'œil avec le cocher et quelques badauds, installa son maître dans le carrosse ; d'une voix inhabituelle, s'efforçant à grand-peine de se retenir de rire, il cria : "Fouette !", bondit sur le marchepied arrière, et tout cela, avec bruit et fracas, tonnant et craquetant, s'élança vers la perspective Nevski. A peine l'équipage bleu ciel avait-il eu le temps de s'éloigner de la porte cochère, Monsieur Goliadkine se frotta fiévreusement les mains et partit d'un long rire silencieux, inaudible, comme ferait un joyeux drille qui vient de réussir un coup de maître, et dont ce coup de maître fait l'homme le plus heureux du monde. Du reste, tout de suite après cette crise de gaieté, le rire se changea en une espèce d'expression bizarre de souci qui apparut sur le visage de Monsieur Goliadkine. Quoique le temps fût humide et nuageux, il baissa les deux vitres du carrosse et, d'un air soucieux, il se mit à guetter les passants de droite et de gauche, prenant tout de suite un air digne et respectable sitôt qu'il remarquait que tel ou tel d'entre eux le regardait. En tournant du Litéïny sur le Nevski*, il tressaillit suite à une impression des plus pénibles, et, grimaçant comme un pauvre diable qui vient de se faire écraser un cor au pied, en toute hâte, avec effroi même, il se renfonça dans le coin le plus sombre de sa voiture. Le fait est qu'il venait de rencontrer deux de ses collègues, deux jeunes fonctionnaires du département dans lequel il travaillait lui-même. Ces fonctionnaires, quant à eux, telle fut du moins l'impression de Monsieur Goliadkine, se trouvaient, eux aussi, de leur côté, au comble de la stupéfaction, de rencontrer de la sorte leur collègue ; l'un d'eux pointa même du doigt vers Monsieur Goliadkine. Monsieur Goliadkine eut même l'impression que l'autre l'appelait, à pleine voix, par son nom, ce qui, cela va de soi, était du dernier malpoli sur la voie publique. Notre héros se tapit et se garda de répondre. "Quels chenapans ! commença-t-il à raisonner en lui-même. Eh quoi, qu'y a-t-il de si étrange à ça ? On prend un équipage ; on a eu besoin de prendre un équipage, et donc on prend un équipage. Quelle saleté ! Je les connais - juste des chenapans qui mériteraient des coups de fouet ! Eux, tout ce qu'il leur faut, c'est jouer aux cartes quand ils ont eu leur paye, et faire un tour où je pense. Je leur dirais bien quelque chose, à tous, mais bon, voilà..." Monsieur Goliadkine n'acheva pas et resta figé. Une fringante paire de chevaux de Kazan, que Monsieur Goliadkine connaissait fort bien, attelée à un landau de dandy, dépassait rapidement sa voiture par la droite. Le monsieur installé dans le landau, apercevant par hasard le visage de Monsieur Goliadkine, lequel Monsieur Goliadkine, assez imprudemment, avait passé la tête par la vitre du carrosse, fut, lui aussi, visiblement, stupéfait à l'extrême par une rencontre aussi inattendue, et, penché autant qu'il le pouvait, se mit à regarder avec passion, plein d'une curiosité extrême, vers le coin du carrosse dans lequel notre héros s'était empressé de se blottir. Le monsieur dans le landau était Andréï Filippovitch, le chef de département de cette administration dans laquelle travaillait aussi Monsieur Goliadkine en tant qu'adjoint de son chef de bureau. Monsieur Goliadkine, voyant qu'Andréï Filippovitch l'avait reconnu tout à fait, qu'il le regardait, les yeux écarquillés, et qu'il était tout à fait impossible de se cacher, rougit comme une tomate. "Je salue ou je ne salue pas ? Je réponds ou je ne réponds pas ? Je reconnais ou je ne reconnais pas ?" - se demandait notre héros, pris d'une angoisse inexprimable, "ou bien je fais semblant que je ne suis pas moi, que je suis quelqu'un d'autre, je suis juste mon portrait craché, et je fais comme si de rien n'était ? Parfaitement, ce n'est pas moi, ce n'est pas moi, un point c'est tout !" répétait Monsieur Goliadkine en ôtant son chapeau devant Andréï Filippovitch et sans le quitter des yeux. "Je... moi - rien, chuchotait-il, à l'agonie, moi, c'est absolument rien, ce n'est pas moi du tout, Andréï Filippovitch, ce n'est pas moi du tout, pas moi, et voilà." Bientôt, du reste, le landau dépassa le carrosse, et le magnétisme des yeux directoriaux cessa de faire son effet. Mais lui, pourtant, il rougissait toujours, il souriait, il marmonnait toujours quelque chose dans sa barbe... "Quel crétin j'ai fait de ne pas répondre, se dit-il enfin, il aurait fallu, tout simplement, sur un pied de franchise et de sincérité, non dénué de noblesse : n'est-ce pas, c'est comme ça, Andréï Filippovitch, moi aussi, je suis invité à dîner, et voilà !" Ensuite, se souvenant soudain qu'il avait fait une gaffe, notre héros s'empourpra comme une flamme, fronça les sourcils et lança un regard de défi terrifiant vers le coin avant du carrosse, un regard précisément destiné à réduire en cendres, d'un seul coup, l'ensemble de ses ennemis. Finalement, soudain, sur une espèce d'inspiration, il tira sur le cordon attaché au coude du cocher, arrêta le carrosse et donna l'ordre de faire marche arrière, vers le Litéïny. Le fait est que Monsieur Goliadkine venait de sentir le besoin impérieux, pour sa propre tranquillité, sans doute, de dire une chose des plus intéressantes à son docteur, Krestian Ivanovitch. Et, quoiqu'il n'eût fait la connaissance de Krestian Ivanovitch que très récemment, ou, pour être précis, qu'il ne lui eût rendu qu'une seule visite, au cours de la semaine précédente, par suite de tel ou tel de ses besoins, toujours est-il qu'un docteur, comme on dit, c'est comme un prêtre - faire des cachotteries aurait été stupide, et puis, connaître son patient, c'est bien le devoir d'un docteur. "Est-ce que tout sera comme il faut, du reste, poursuivait notre héros, sortant de son carrosse devant l'entrée d'un immeuble de quatre étages situé sur le Litéïny auprès duquel il avait fait arrêter son équipage, est-ce que tout sera bien ? Est-ce que ça sera décent ? Est-ce que ça tombera bien ? Du reste, et alors ? poursuivait-il en montant l'escalier, reprenant son souffle et comprimant les battements de son cœur, lequel avait l'habitude de battre très fort chaque fois que son propriétaire grimpait un escalier qui n'était pas le sien. Et alors ? je viens pour mes affaires, et il n'y a rien de criminel là-dedans... Il serait bête de se cacher. Et donc, je ferai semblant, comme ça, qu'il n'y a rien, comme ça, avec moi, je viens juste, n'est-ce pas, en passant... Et il verra ce qu'il doit en être."

Tout en raisonnant ainsi, Monsieur Goliadkine monta jusqu'au premier étage et s'arrêta devant l'appartement numéro cinq, sur la porte duquel était fixée une élégante petite plaque de bronze avec cette inscription :

Krestian Ivanovitch Rutenspitz, docteur en médecine et chirurgie.

S'arrêtant, notre héros s'empressa de donner à son visage une apparence bienséante, désinvolte, non dénuée d'amabilité, et s'apprêta à tirer sur le cordon de la clochette. Il s'apprêta à tirer sur le cordon de la clochette, réfléchit sur-le-champ, et assez à propos, que cela vaudrait peut-être mieux demain, que ce n'était pas si nécessaire que cela. Mais comme Monsieur Goliadkine entendit soudain des pas dans l'escalier, il rechangea immédiatement sa nouvelle décision et, cette fois, pendant qu'il y était, avec l'air, du reste, le plus résolu, il sonna à la porte de Krestian Ivanovitch

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