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Extrait ajouté par bellajessica 2015-06-04T03:07:50+02:00

Le soir a fait place au calme de la nuit. Nous avons campé près d’une crique, dans un petit bois paisible. Les Filouttinen ont sorti tout un tas de choses de la camionnette : des sacs de couchage, des tapis de sol, une tente. Marko-les-Crocs s’est occupé du feu de camp, et Hilda a placé les glacières dans un coin bien frais. Tout en portant leurs gros bardas, ils prenaient tous bien soin de m’éviter, comme un peu gênés…

J’ai alors compris qu’ils n’avaient pas pensé à tout : ils ne savaient pas quoi faire de moi ! C’est à ce moment-là que j’ai décidé de me sauver, mais sans vraiment réfléchir à la façon de m’y prendre. Il fallait être bête pour vouloir s’enfuir comme ça, tard le soir, dans un endroit perdu… Je pensais attendre qu’ils s’endorment tous pour filer jusqu’à la grand-route. Une fois là-bas, je comptais arrêter la première voiture pour demander : « Emmenez-moi à la police, j’ai été kidnappée ! »… Pas de doute, ça n’aurait pas manqué d’allure ! Jusqu’alors, les moments les plus captivants de ma vie s’étaient résumés à des vadrouilles nocturnes avec les scouts ou à des randonnées à cheval. Autrement dit, rien de comparable à l’étrange situation dans laquelle je me trouvais maintenant…

Mais j’ai bien vite constaté qu’il était inutile d’attendre qu’ils s’endorment. Il était presque minuit, les Filouttinen étaient toujours bien éveillés, et les enfants ne semblaient pas vouloir se coucher. Il commençait enfin à faire sombre, et cette nuit d’été – si courte en Finlande – céderait bientôt face aux premières lueurs de l’aube. C’était maintenant ou jamais ! Il fallait juste attendre qu’ils soient tous absorbés par leurs occupations. Je n’ai emporté que mon carnet : j’irais plus vite en restant légère. Et j’ai quitté le campement à pas de loup…

Après avoir dépassé le plus discrètement possible la camionnette, je me suis faufilée vers un arbre, puis derrière un autre. J’allais d’arbre en arbre, en essayant en vain de calmer les battements de mon cœur. La lueur du feu de camp était enfin derrière moi, et le chemin de gravier drôlement sombre. J’aurais dû penser à prendre une lampe de poche…

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