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La liste de tous les extraits faits sur les livres de booknode

Œdipe roi
Œdipe roi écrit par Sophocle
date : 23:21 par Midine voir tout les commentaires de Midineses comms
[...] Et elle pleurait la couche où, doublement malheureuse, elle avait enfanté, de son mari, un mari, et des enfants, de son enfant ! [...]
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Beautiful, Tome 2 : Walking Disaster
.— Les garçons, Maman est très malade depuis longtemps, et le moment est venu de… le moment est venu…Il ne parvint pas à finir sa phrase.— Votre maman ne parvient plus à manger, ni à boire, intervint Becky, compatissante. Son corps refuse de continuer à fonctionner. Ça va être très dur, mais le moment est venu pour vous de dire à votre maman que vous l’aimez, et qu’elle va vous manquer, et que vous êtes d’accord pour la laisser partir. Elle a besoin de savoir que vous êtes d’accord.Mes frères hochèrent la tête à l’unisson. Mais pas moi. Je n’étais pas d’accord. Je ne voulais pas qu’elle parte. Je me fichais de savoir que Jésus avait besoin d’elle ou pas. C’était ma maman. Il n’avait qu’à prendre une maman plus vieille. Une qui n’avait pas des petits garçons à s’occupe.
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Latium, tome 1
date : 23:13 par sylvain voir tout les commentaires de sylvainses comms
L'acquisition d'un savoir est un ressouvenir.
Nous avons donc dû apprendre, à une époque antérieure, ce dont nous nous souvenons à présent.
Cela serait impossible si notre âme n'existait de quelque manière avant d'être entrée dans cette forme humaine.
Ainsi, l'âme semble être quelque chose d'immortel...
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Beautiful, Tome 2 : Walking Disaster
.— Ta maman voudrait être ici avec vous tous. C’est ce qu’elle désire le plus au monde. Mais Jésus veut qu’elle le rejoigne aujourd’hui.Je fronçai les sourcils.— J’ai plus besoin d’elle que Jésus.Becky sourit et m’embrassa sur le sommet du crâne.Papa frappa doucement, et ouvrit la porte. Mes frères étaient autour de lui dans le couloir, et Becky me prit par la main pour que je les rejoigne.Les yeux de Trenton ne quittaient pas le lit de Maman, Taylor et Tyler observaient tout dans la pièce excepté le lit. Les voir aussi effrayés que moi me fit du bien, d’une certaine manière.Thomas se tenait à côté de moi, un peu en avant, comme quand il me protégeait, quand on jouait dehors et que les voisins essayaient de se bagarrer avec Tyler.— Elle a pas l’air d’aller bien, dit Thomas.Papa se racla la gorge
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Beautiful, Tome 2 : Walking Disaster
Travis :toi, le jour où tu as rappliqué dans notre arbre généalogique, j'ai eu envie de le couper.
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Victorian Fantasy, tome 1 : Dentelle et Nécromancie
Thadeus ricana dedaigneusement, puis, pour faire bonne mesure, cracha carrément sur son interlocuteur.
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Minuit, Tome 14 : Aube Rebelle
Cela faisait des milliers d’années qu’Ekizael parcourait la planète, sans jamais perdre de vue l’effet que son corps musclé et son visage ciselé, bronzé et éternellement jeune produisaient auprès de la gent féminine. Ses traits d’Atlante sans le moindre défaut et sa sensualité surnaturelle avaient toujours fait partie de son charme.
En tout cas, c’était ce qu’il n’avait jamais cessé de croire… jusqu’à ce qu’il croise Brynne Kirkland.
Comme lors de leur première rencontre quelques jours auparavant à Washington, cette femelle de la Lignée splendide mais malheureusement très collet monté ne semblait pas le moins du monde sous son charme.
Elle lui lança un regard noir tandis qu’il se glissait sur le tabouret à côté d’elle, dont il avait chassé le précédent occupant quelques instants plus tôt d’un ordre mental.
— Qu’est-ce que vous buvez, ma belle ?
Elle ne répondit pas et il comprit que sa familiarité la dérangeait tout autant que sa présence. Elle fixa ses yeux d’un vert profond sur lui tandis qu’il s’emparait de son verre vide. Il huma l’odeur de fumée et de tourbe du whisky de qualité supérieure qu’elle venait de s’enfiler comme d’autres s’enfilent des verres de tequila.
— Vous savez, le vrai plaisir du single malt réside dans ses nuances. Comme pour beaucoup d’autres plaisirs, si vous vous précipitez, vous renoncez au meilleur. (Il sourit.) Personne ne vous a jamais dit ça ?
Elle fronça les sourcils, lui prit le verre des mains et le posa sur le comptoir devant elle.
— Je préfère agir à ma guise.
Zael gloussa.
— C’est ce que je vois. Et c’est pour ça que vous restez dans votre coin à descendre verre sur verre et à rendre fous tous les mâles au sang chaud de ce bar ?
Il en savait quelque chose : il était l’un d’entre eux. Il lui avait fallu faire un effort de volonté considérable pour s’empêcher jusque-là de venir la revendiquer, même si elle s’y serait certainement opposée. Brynne aurait pu choisir n’importe quel homme à son goût, même s’il n’était pas certain qu’elle en soit consciente. Et lors de leur conversation à Washington, elle avait mis un point d’honneur à lui faire comprendre qu’il ne serait jamais dans la course.
Zael n’en était que plus déterminé à en découvrir la raison.
Elle laissa échapper un petit grognement d’indignation tout en se retournant sur son tabouret pour lui faire face.
— Je ne reste pas dans mon coin. En fait, j’essayais de prendre du bon temps… jusqu’à ce que vous vous pointiez. Ça fait combien de temps que vous êtes là ?
— Assez longtemps pour vous avoir vue faire preuve d’un manque de jugeote deux fois de suite.
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Dark romance
Chapitre 29
"Il m'avais corrompue"
[...]
Epilogue
"Elle m'a corrompu"
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Winner, tome 1 : The Winner’s Curse
"Le bonheur se nourrit de liberté, disait souvent père, et la liberté de courage."
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Winner, tome 1 : The Winner’s Curse
"-Tu es un piètre menteur! lui jeta-t-elle.
Il éclata de rire. Elle baissa aussitôt les yeux, comme si ce spectacle était insoutenable. Estomaquée, elle remarqua alors l'étalon qu'il avait sélectionné.
-C'est ça, le cheval que tu t'es choisi? s'étrangla-t-elle.
-C'est le plus rapide, répondit-il d'un air grave.
-Mais c'est celui de mon père!
-Je n'en tiendrai pas rigueur au pauvre animal...
Ce fut au tour de Krestrel de partir d'un grand rire."
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Winner, tome 1 : The Winner’s Curse
"La nuit était tombée pour de bon. La musicienne allait-elle relever les yeux? Arin en doutait, et puis les ombres du jardin dissimuleraient sa silhouette, de cela il était certain.
Il connaissait la loi qui gouverne toutes choses : quiconque se tient dans un endroit baigné de lumière ne peut voir ce qui se passe dans les ténèbres."
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Le jardin des mensonges
"- Mon sentier à moi ne s'embarrasse pas de livres ! C'est le sentier de l'Éveil-en-une-seule-vie, celui où ne s'aventurent que ceux qui veulent combattre toutes les illusions !
- Mais pourtant tu as dit une fois que tu avais des livres dans ton gom-khang de la montagne à Ü-gyen Ling !
- Certes !
- Alors?
- Mais je ne les lisais pas !"
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Stage Dive, tome 1 : Rock
"-Tu as kidnappé une nana. C'est super mais totalement illégal, David. Tu vas probablement devoir la rendre.
On souleva mes cheveux et Mal apparut, accroupi à côté de moi.
-Salut, petite mariée. Où est mon bisou de bonjour?
David leva un pied botté et repoussa Mal.
-Laisse ma femme tranquille, enfoiré. Va t'en trouver une."
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Stage Dive, tome 1 : Rock
"-Tu es un vrai démon.
-Moi? Qu'est-ce-que j'ai fait?
-Tu le sais très bien, bougonna-t-il en démarrant.
-Je ne sais absolument pas de quoi tu parles.
-Ne fais pas l'innocente, dit-il en plissant les yeux. [...]
-Tu veux parler de l'état de ta braguette? Parce que je ne contrôle pas tes réactions à mon contact, mon vieux.
Il éclata de rire.
-Je ne les contrôle pas non plus."
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Stage Dive, tome 1 : Rock
"Il se tenait sur le trottoir, les mains enfoncées dans les poches de son jean. Le voir me fit le même effet qu'être au bord d'une falaise, avec une petite voix dans ma tête qui me chuchotait : "Au diable les conséquences, tu peux sûrement voler. Et si ce n'est pas le cas, imagine le grand frisson de la chute." Mais la raison me criait que c'était du suicide."
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Stage Dive, tome 1 : Rock
"A côté de l'amour, le saut en chute libre ou le combat d'ours semblaient plus raisonnables."
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Stage Dive, tome 1 : Rock
"J'allais le tuer. Lentement. L'étrangler avec le string hors de prix. Une mort digne d'une rock star."
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Stage Dive, tome 1 : Rock
"-Tu es impressionnée que j'aie rencontré Miranda Lambert mais tu ne savais même pas qui j'étais il y a quelques heures. Franchement, ma p'tite dame, vous êtes dure pour mon égo.
-J'ai vu les disques d'or et de platine alignés dans l'entrée, mon pote. Je pense que tu vas t'en remettre.
Il renâcla.
-Tu sais, tu me rappelles beaucoup ma sœur.
Je réussis presque à esquiver la capsule qu'il me jeta. Elle rebondit sur mon front.
-Et c'est en quel honneur?
-Pourrais-tu au moins faire semblant de me vénérer?"
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Les Anges Déchus, Tome 1 : Hush, Hush
- Tu ne m'impressionnes pas.
- C'est parce que je n'ai pas encore essayé.
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Héritières secrètes, Tome 2 : La vengeance d'un héritier
Andreas se raidit. En aucun cas il n’avait envie d’être associé à cette tigresse qui l’avait toujours désagréablement déstabilisé. Et puis c’était à cause d’elle qu’il n’avait pas remis les pieds dans la maison familiale pendant des années — au point d’en négliger sa mère durant les dernières semaines de son existence. Et la honteuse mise en scène de Sienna avait à jamais détruit ses relations avec son père.
Depuis huit ans, il la haïssait et ne songeait qu’à se venger. Après avoir laissé à tout le monde le temps de quitter la bibliothèque, le notaire ouvrit un nouveau dossier.
— Le château de Chalvy, en Provence, vous revient à tous deux, à la condition expresse que vous viviez légalement comme mari et femme pendant un minimum de six mois.
Andreas n’enregistra pas immédiatement la signification de ces paroles. Il lui fallut quelques secondes pour en comprendre pleinement le sens. Mais même alors, il se demanda s’il avait bien entendu.
Sienna et lui… mariés !
Devant la loi. Et condamnés à vivre ensemble pendant six mois…
— C’est une plaisanterie, dit-il enfin.
— Pas du tout, répliqua Lorenzo di Salle. Votre père a modifié son testament au cours du dernier mois de sa vie et s’est montré catégorique. Si vous refusez tous deux la clause, la propriété ira à un parent éloigné.
Andreas savait exactement à qui le notaire faisait allusion. S’il ne se conformait pas aux dernières volontés de son père, la demeure ancestrale de sa mère serait vendue pour éponger les dettes de jeu de son cousin au second degré. Guido avait pensé à tout pour lui tendre un piège parfait. Il ne pouvait que lui obéir, hélas…
Sienna, qui était jusque-là restée calme, les mâchoires serrées, explosa soudain en bondissant sur ses pieds, un éclair de rage au fond de ses yeux gris-bleu :
— Je ne me marierai pas avec lui !
Il lui jeta un regard réprobateur.
— Assieds-toi et tais-toi, pour l’amour du ciel !
Elle grimaça une moue de mépris.
— Je ne me marierai pas avec toi.
— Heureux de l’entendre, répliqua-t-il sèchement, avant de se tourner vers le notaire. Il doit y avoir un moyen de contourner la clause. Je suis sur le point de me fiancer.
Lorenzo di Salle eut un geste d’impuissance.
— Tout est verrouillé. Si l’un de vous refuse de coopérer, l’autre héritera automatiquement.
— Comment ? lancèrent Andreas et Sienna en même temps.
Il la foudroya du regard, puis s’adressa seul au notaire :
— Elle ne peut tout de même pas devenir propriétaire du château de Chalvy contre mon gré ?
Lorenzo di Salle hocha la tête.
— Et il en sera de même également si l’un de vous quitte l’autre avant les six mois. Le signore Ferrante ne vous laisse pas le choix.
— Pourquoi six mois ? demanda Sienna.
— Parce que au-delà je serai probablement condamné pour meurtre, marmonna Andreas.
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Oceana, tome 1 : La terre du bout du Monde
La légende de cette Terra Australis Incognita de même que les rumeurs circulant au sujet d' un continent encore largement inexploré où dormait disait-on de fabuleux trésors ... Tout , depuis l’expédition de Marco Polo , contribuait à aiguiser l' appétit des aventuriers en herbes . Le Portugal , La Hollande, l' Espagne, la France et l'Angleterre s' étaient élancés sur les flots pour tenter de bâtir des empires politiques ou commerciaux , pour y chercher fortune.
Mais c'était les Espagnols et les Hollandais qui avaient établi l' existence du fameux continents austral.
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Arkane, Tome 1 : La Désolation
- Je vous cherchais, chuchota-t-il.
- Pourquoi?
- Pour vous aider.
- Pourquoi voulez-vous m'aider?
Il lança un coup d'oeil vers le haut de l'escalier avant de répondre, toujours à voix basse :
- Je sais qui vous êtes.
Elle l'invita à poursuivre d'un mouvement de tête.
- Dame Oziel du Drac.
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Journal de Stefan, Tome 4 : L'Éventreur
Damon n'avait pas toujours été un frère. Entre tant qu'aîné, certaines années il avait parcouru le monde seul. Lui n'avait jamais éprouvé la sensation permanente d'être comparé à quelqu'un d'autre. Il ne connaîtrait jamais le besoin de rechercher le soleil lorsqu'on se trouve dans l'ombre d'une autre personne.
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Le disparu de San Pablo
—Qu’a-t-il dit ? s’impatienta Joann.
— Bonne question, dit une voix monocorde derrière elles. Qu’a-t-il dit ? Joanna sursauta et poussa un petit cri en se retournant. Milla se leva si brusquement que son fauteuil alla heurter le bureau. Debout près de Joann, elle contempla l’homme qui se tenait sur le seuil de la pièce. La sueur se mit à lui couler le long du dos et son cœur s’emballa. Elles étaient seules, la porte était verrouillée. Comment cet homme était-il entré ? Et que voulait-il ? Il ne paraissait pas armé mais, bien qu’il eût les mains vides, Milla n’était pas rassurée car il avait le regard le plus glacial et le plus lointain qu’elle ait jamais vu. Elle plongeait dans ce regard de tueur, tremblant comme une feuille, et malgré tout incapable d’en détacher les yeux. C’était comme un cobra hypnotisant sa proie avant de se jeter sur elle. On aurait dit que l’inconnu, parfaitement immobile, n’était pas un être humain. À côté d’elle, Joann respirait par à-coups et ouvrait de grands yeux ronds. Lorsque Milla lui toucha le bras pour la rassurer, celle-ci lui prit la main dans un geste désespéré. Après avoir observé ce geste, l’inconnu se remit à les dévisager.
— Ne m’obligez pas à reposer la question. Cette voix… Elle connaissait cette voix, mais la panique était trop forte pour qu’elle puisse se rappeler d’où. À grand-peine, elle parvint à répondre :
— C’était une cabine téléphonique. L’employé de la station ne sait pas qui a appelé, il était trop occupé pour faire attention. Pour toute réponse, l’inconnu baissa légèrement les paupières. Impossible de sortir de la pièce. Bien qu’il ne soit pas immense, il était grand – environ 1,90 m –, élancé et son corps tout en muscles semblait vif comme l’éclair. Il avait un côté obscur, ressemblait à une ombre où planait une menace presque palpable. Milla comprit soudain. Une sorte de vertige la saisit et elle dut s’appuyer contre son bureau.
— C’est vous qui m’avez assommée l’autre nuit. Au même moment, une deuxième évidence s’imposa à son esprit, qui lui coupa littéralement les jambes.
— Vous êtes Diaz. L’inconnu resta impassible.
— Il paraît que vous voulez me parler.
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Le disparu de San Pablo
À présent, il devait redoubler de vigilance, car Milla le rendait moins implacable. Sans pouvoir dire à quel moment, il savait qu’un changement s’était produit en lui. Il se surprenait à faire des choses auxquelles il n’était pas habitué. D’ordinaire peu loquace, il parlait avec elle, lui révélait des détails personnels et s’étonnait qu’elle se confie en retour. Au début, elle avait eu peur de lui, mais il était habitué à ce qu’on le redoute. À présent, elle ne le craignait plus et cela lui faisait plaisir : comment pourrait-elle coucher avec lui s’il l’effrayait ? Peut-être n’avait-elle pas encore compris ce qu’il éprouvait. Il se retenait d’aller trop vite en besogne, de peur de l’effaroucher. Lorsqu’il l’avait embrassée, il aurait volontiers approfondi son baiser, mais en sentant qu’elle se figeait et ne lui répondait pas, il s’en était tenu à quelque chose de doux et de léger. Probablement n’avait-elle pas même conscience de ce qu’elle éprouvait elle-même mais lui, avec son art de deviner les gens, savait qu’il lui inspirait quelque chose. Elle avait trop facilement accepté qu’il la touche, elle s’était trop aisément blottie contre lui. En tant que femme, elle n’était absolument pas indifférente. Malgré une longue période d’abstinence, il avait bien l’intention de posséder Milla. Il suffisait d’être patient, de lui donner le temps de s’habituer à lui. Il était certain du résultat ; elle était faite pour lui.
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Le disparu de San Pablo
Au fil du temps, elle avait essayé d’imaginer quels pouvaient être ses centres d’intérêt du moment et avait acheté des jouets en conséquence. Était-il attiré par les ballons et les camions ? Imitait-il le vrombissement du moteur ? À trois ans, elle se l’était imaginé sur un tricycle. À quatre ans, elle avait songé qu’il devait ramasser cailloux et vers de terre. Son aversion l’empêchant de ramasser des lombrics, elle avait commencé une collection de cailloux. Lorsqu’il avait eu six ans, avait-il appris à jouer au football ou au base-ball ? Il devait encore aimer les cailloux. Elle avait tout de même acheté une balle et une petite batte de base-ball, au cas où. Pour son huitième anniversaire, elle se l’était peint avec ses premières dents définitives, encore trop grandes pour son petit visage qui perdait déjà les rondeurs de l’enfance. À quel âge commençait-on à jouer chez les minimes ? Il devait posséder sa propre batte et son gant, à présent. Peut-être quelqu’un lui avait-il appris à faire des ricochets. Elle avait commencé à collectionner les pierres plates. À présent, il avait dix ans. C’était peut-être un peu vieux pour jouer encore avec des cailloux. Il devait posséder un vélo à dix vitesses – une pour chaque année. Peut-être était-il passionné d’ordinateurs. Il avait maintenant l’âge de jouer chez les minimes. Peut-être possédait-il un aquarium. Il pourrait y mettre les plus jolis cailloux de sa collection. Milla avait cessé d’acheter des jouets. Elle possédait un ordinateur mais n’avait acheté ni vélo ni aquarium. Les poissons seraient morts faute d’être nourris régulièrement.
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