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La liste de tous les extraits faits sur les livres de booknode

Smoke & Mirrors, Tome 2 : La Cité oubliée
_ Non, il n’est pas plus important que Sully, mais…
— Plus important que moi, alors ? insista-t-il.
— Non plus, mon grand.
— Alors pourquoi tu y vas, s’il n’est pas plus important que Sully et pas plus important que moi ?
Je lui caressai doucement ses cheveux blonds toujours en vrac sur sa petite tête, et m’amusai de trouver ses cornes encore plus longues.
— Tu comprendras quand je reviendrai. Mais en attendant, tu pourras toujours compter sur Sully, d’accord ? Si tu as peur, si tu as besoin de quelque chose, si tu veux parler, va le voir. Il est comme un monde à l’abri duquel tu peux vivre, tranquille. Il te protégera toujours.
Il hocha la tête et croisa ses bras si fins – mais moins que lorsque je l’avais trouvé dans ce quartier malfamé d’Agora.
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Au premier regard, Tome 1 : Dis-moi que c'est réel
C’est ça ! criai-je au feu rouge en attendant qu’il passe au vert. Je n’ai pas besoin d’un putain d’homme pour me dire quoi faire ! J’avais oublié que ma fenêtre était ouverte jusqu’à ce que la femme dans la voiture près de moi me crie en retour :
— Moi non plus ! Je n’ai pas besoin d’un putain d’homme pour me dire ce que je dois faire !
J’aurais dû être plus qu’embarrassé, mais je me sentais vraiment trop bien, donc je partageai cet instant avec cette femme, souriant comme deux idiots. Je montai le son et nous chantâmes tous les deux aussi fort que possible, avant de nous rendre compte que le feu était passé au vert et que le type dans le pick-up derrière nous commençait à klaxonner et à crier par sa fenêtre :
— Bougez vos culs, les tapettes !
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Au premier regard, Tome 1 : Dis-moi que c'est réel
Dieu me déteste, gémis-je à l’attention de Sandy alors que nous déjeunions ce jour-là. Nous nous trouvions dans un restaurant censé être à la mode, un endroit branché et végétarien. Donc, bien sûr, je n’arrêtais pas de me dire combien cela serait hilarant si je me rendais au Burger King à côté, que je commandais le plus gros cheeseburger au bacon possible, et que je le mangeais dans un restaurant végétarien, devant tous ces veggies branchés et à la mode. Parfois, je crains un peu.
— C’est comme s’il s’était ennuyé tout à coup, et s’était dit : « Hmmmm. Je n’ai pas envie de m’en prendre à l’Afrique aujourd’hui, et je n’ai pas envie d’envoyer l’ouragan Ebonica pour détruire la Floride, donc je vais juste faire chier Paul ».
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Au premier regard, Tome 1 : Dis-moi que c'est réel
Avant que je ne comprenne ce qui se passait, j’étais en bas des marches et au milieu de la foule, qui se sépara devant moi comme si je l’avais ordonné. Tout le monde applaudissait et criait encore pour moi, et je ne pus m’empêcher de penser que j’étais sur le point d’être sacrifié afin que tous les gays puissent garder leur beauté éthérée. Je constatai que j’avais probablement vu Indiana Jones et le temple maudit un peu trop souvent quand je vis Helena debout sur scène et que je m’attendis à ce qu’elle s’empare de mon cœur en commençant à chanter : « Kali-maaaaa ! Kali-maaaaaa ! ».
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Au premier regard, Tome 1 : Dis-moi que c'est réel
Peut-être qu’il ne me regardait même pas. Peut-être qu’il souriait et faisait un clin d’œil à Charlie. Ou au plafond. Peut-être qu’il ne souriait pas et ne clignait pas de l’œil du tout, que c’était seulement un tic facial causé par un homme un peu grassouillet pratiquement en train d’ovuler devant lui. Prends mes œufs fictifs ! voulais-je lui hurler. Je porterai tous tes bébés ! Il n’était pas en train de te regarder, me dis-je. Et même si c’était le cas, ça ne voulait rien dire. Mais alors, cette sensation chaude sur le côté de ma tête revint. Je refusai de regarder.
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Les Contes de Verania, Tome 1 : Le Coeur de foudre
— Et tu es tellement doué pour ça, railla Gary. Les mouvements de haut en bas de ta… mâchoire. Et puis, pour terminer, tu avales. N’est-ce pas, Sam ? Tu avales, non ?
— Bien sûr que oui, répondis-je confus.
Mais de quoi étions-nous en train de parler ?
— J’avale toujours quand je finis. Qu’est-ce que je suis censé faire ? Recracher ? Ryan trébucha et retomba dans le fleuve.
Nous le regardâmes tous fixement. Il postillonna en sortant de l’eau. — J’ai trébuché.
Il toussa.
— Sur un silex.
— Ou sur quelque chose qui rime avec silex, dit Gary.
— Tu as trébuché sur ton index ? demandai-je.
— Je ne sais même pas pourquoi j’essaie, soupira Gary. Tiggy, chéri. Laissons les hommes s’occuper du dîner. Toi et moi, on peut passer du temps tout nus et batifoler dans le fleuve. On va faire tomber la culotte. Il est temps de mettre les humains mal à l’aise.
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Changer de bord
date : 22:19 par Coriandrysse voir tout les commentaires de Coriandrysseses comms
Alors ?
— Je ne vais pas mourir, me taquine-t-il. Je ne ris plus. Il lève les yeux au ciel.
— L’examen général n’a rien révélé. Quant à la morsure, elle est de type punctiforme, heureusement et étonnamment peu profonde et n’a nécessité que deux points de suture. J’ai eu droit à mon premier vaccin antirabique et je suis bon pour des antibiotiques pendant deux semaines. Satisfait ? Je peux aller me griller une clope maintenant ?
— Je viens avec toi.
— Je n’ai pas besoin d’un chien de garde, se fâche-t-il.
— Et moi, je n’ai vraiment, mais vraiment pas besoin de subir ton caractère de chien maintenant.
Mi-Cha nous regarde l’un après l’autre et lâche sa bombe :
— Bon, les amoureux, clope ou pas clope, allez dans un coin sombre, bisouillez-vous, pelotez-vous, faites ce que vous faites d’habitude : je ne veux pas savoir. Mais quand vous revenez dans la voiture, gentils toutous, pas de scène de ménage.
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Maison de retraite pour tueurs en série
- Ne me dites rien, fit Lothar en rejoignant Audrey, un après-midi tout ce qu'il y a de plus normal, c'est ça?
- Vous me croiriez si je vous disais que oui?
- Franchement oui.
Elle remarqua quelque chose qui dépassait de son dos et se décala pour mieux voir.
- Major!
Il feignit la surprise.
- Oui?
- Mais vous ne pouvez pas apporter ça ici!
Audrey hallucinait. Une hache, presque aussi large et grande qu'elle, était harnachée dans le dos du gendarme. Le soleil se reflétait sur le tranchant de la double lame et elle sut que ce n’était pas un objet de décoration. Elle s'étonna d'y voir des restes de peinture bleue semblable à celle de leur voiture.
- Je me pointerai plus ici sans ça, répliqua-t-il. J'ai pas envie de me faire encore attaquer par un sanglier.
Elle se planta devant lui et le sermonna.
- Je vous rappelle que c'est vous qui l'avez attaqué. Et tout ça ne serait pas arrivé si vous n'aviez pas bu cette bouteille.
- J'avais soif, bougonna-t-il en s’éloignant.
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Changer de bord
date : 22:17 par Coriandrysse voir tout les commentaires de Coriandrysseses comms
S’il n’a pas pu s’asseoir à côté de moi, Julie a insisté pour qu’il soit sur sa banquette – il en a presque boudé ! –, il n’a pas manqué une aussi belle occasion de chanter en duo avec moi : « Besoin de rien, envie de toi ». Je ne m’en suis pas encore remis… Le pire ? Mi-Cha a tout filmé, bien sûr. Depuis, il menace de mettre la vidéo en ligne sur son Facebook pour faire le buzz. Son commentaire ? « Et c’est parti pour le show, et c’est parti ces gars sont chauds ! »
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Maison de retraite pour tueurs en série
Mélanie se demandait comment approcher la créature. Elles n'étaient pas de la même race et la vieille elfe ne comprenait peut être pas sa langue. Elle lui fit la révérence et la salua majestueusement.
- Bonjour à toi, ô sage parmi les sages.
- Salut la junkie, tu cherches tes seringues?
Mélanie était rassurée. Même si ses expressions étaient étranges, elle avait l'air de la comprendre.
- Je fais appel à ta connaissance du peuple magique, vénérable elfe. Saurais-tu où je peux trouver le fabuleux yéti à dos de licorne?
- Oh putain, elle est encore plus défoncée que d'habitude.
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Kate Daniels, Tome 9 : Liens magiques
“I don’t know if there is a heaven,” I said. “But I know that you won’t get there by serving my father. There are many different kinds of evil. Some people are evil because they like to cause pain. Some people are evil because they are selfish and care only about themselves. He is the worst kind of evil. He believes he knows how to bring about a better future, and, if he has to, he will pave the road to it with corpses of innocent people. He has no boundaries. There is nothing he won’t do to get his way.”
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Lady To Queen
date : 21:42 par Underworld voir tout les commentaires de Underworldses comms
Lizzy était comme une fleur sauvage.
Une fleur épanouie que l'on peut voir éclore ni'importe où.
Une fleur qui pousse sur le flanc d'une falaise où personne ne peut l'atteindre.
Une fleur tenace qui résiste même si le vent l'ébranle.
Elle n'était pas la plus belle des fleurs mais elle était robuste et noble.
Cette fleur s'est volontairement retrouvée sur une voie...
Jonchée d'épines.
C'est ce qui l'a transformée.
Lizzy aurait voulu...
Rester la fleur qu'elle était.
Mais les épines qui n'avaient cessé de tomber à cause de la pluie et du vent permanents...
Avaient déchiré ses pétales.
Lizzy n'a pas changé toute seule.
C'est moi qui l'ai poussée à le faire.

Je suis désolée.
Pourquoi n'ai-je pas rejeté sa proposition ce jour-là... ?
Comment ai-je pu réaliser si tard que j'ai poussé ma petite soeur au bord du précipice ?
Pourquoi...
Ai-je été aussi stupide ?
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La ville est un échiquier
Sans leur laisser le temps de se ressaisir et de m'adresser la parole, je lâchai la phrase la plus théâtrale de mon existence :
-Absolument navré de vous décevoir, mais je ne suis pas mort.
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Tail of the moon, tome 11
Un enfant issu de la noblesse ne fait rien par lui même ! Les autres sont là pour le faire à sa place !
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Kate Daniels, Tome 9 : Liens magiques
“You make me want to stab you.” “I have that effect on many people.” “How is it you’re still alive?” “I’m hard to kill.” I drank my coffee. “Not that hard.” “You couldn’t do it.” “I didn’t really try.” I looked at her from above the brim of my cup. “You tried. I was there.”
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La Confrérie de la dague noire, Tome 16 : L'Amant maudit
La Confrérie avait déjà commencé à se rassembler et tout le monde parlait en même temps, dans une cacophonie de voix masculines, qui lui fit l’effet d’un mur à abattre pour pouvoir être entendu.
Heureusement, tous se turent quand il débarqua dans la pièce.
— J’ai compris, haleta-t-il. J’ai pigé !
Après un raclement général de gorges un peu embarrassé, quelqu’un murmura :
— Tu es prêt à faire ton coming out de fan de Mon Petit Poney ?
— Quoi ? demanda V.
— Ne le prends pas mal, tu as laissé une sacrée traînée arc-en-ciel derrière toi, renchérit quelqu’un.
Rhage leva les mains.
— Ce qui n’est pas un problème…
— Eh, comme tu le sens…
— Mon meilleur pote est un Applejack bien corsé…
— Vous voyez avec quoi je vis ? ajouta Butch d’un ton lugubre. Je me fiche de la couleur, mais la coupe me tue. Montrer autant ses chevilles. En plein hiver ?
V. s’observa une seconde fois… et découvrit que la vue ne s’était pas du tout améliorée. Toujours un feu de plancher. Toujours du rose. Toujours de la flanelle.
Toujours Mon Putain de Poney.
Depuis le grand bureau de son père, Kolher prit la parole.
— Est-ce que quelqu’un peut me dire ce qu’il porte ?
Viszs ôta ce foutu bas de pyjama si vite qu’il faillit déchirer les coutures ; et il l’aurait balancé au feu si Jane n’avait pas autant aimé le vêtement.
— On a fini ? demanda-t-il à ses frères en les regardant un à un dans les yeux. C’est terminé, maintenant ? On peut parler de ce qui tue les civils ? Ou est-ce que vous voulez perdre encore du temps, bande de branleurs. Pendant que des gens meurent.
Depuis le coin près de la cheminée, quelqu’un s’exclama :
— OK, merci de ne pas faire honte aux gens qui ont de l’humour.
Et cela déclencha un nouveau déluge.
— Je me sens couvert de honte, là…
— Totalement, et je ne faisais que m’exprimer.
— Est-ce qu’on peut m’envelopper dans du papier bulle et me donner un chiot à câliner ? Parce que mon équilibre vie professionnelle et vie privée a gravement souffert…
— Qu’est-ce qui est arrivé à ton autre couille ? Un des poneys avait la dalle ?
Cette dernière réplique était sortie de la bouche de Lassiter, et V. envisagea sérieusement d’aller lui flanquer un coup de poing dans les parties.
Mais pour autant qu’il le sache, cet abruti pouvait très bien porter une coquille en or massif.
Derrière son bureau, le roi sourit.
— Vous savez, en temps normal, ma vue ne me manque pas. Ce n’est pas le cas en ce moment.
— Il est à poil, expliqua Rhage obligeamment. Enfin, à moitié à poil, et c’est la moitié sérieuse qui prend l’air, si tu suis bien. Et si je puis me permettre, je trouve que c’est une bonne chose que tu ne sois pas obligé de voir…
— La petite sirène !
— Comment va ton tuyau d’arrosage…
— Tu t’appelles Harpon ou Hollywood ?
— OK, qu’est-ce que ça veut dire ? marmonna Rhage. Et vous êtes tous des enfoirés : chacun d’entre vous…
— Très bien, interrompit Kolher. Ça suffit. V., qu’est-ce que tu as ?
— Un steak, des frites et une assiette de ras-le-bol, blagua quelqu’un. Et une addiction au tricot dont il refuse de se désintoxiquer.
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Tail of the moon, tome 10
As tu la moindre idée de ce que j'ai pu ressentir en te confiant Usagi ?!
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Passion au paradis, Tome 3 : Mariage en mer Égée
Elle occupait la place de sa sœur à la cérémonie et la réception qui devaient se tenir dans la propriété de Damen au cap Sounion. Tôt ce matin-là, Kristopher avait en effet décidé de remplacer Elexis à l’insu du fiancé. L’estomac noué, Kassiani se tenait sous le porche et attendait que la porte s’ouvre.
Il y avait une forte probabilité pour que tout se termine mal. Le marié risquait de s’en aller et de la planter là en s’apercevant de la supercherie.
Il n’était pas idiot.
Il était même l’un des hommes les plus puissants du monde et n’apprécierait pas d’être berné.
Kassiani n’avait d’ailleurs pas l’habitude de duper qui que ce soit.
C’était la plus jeune des enfants Dukas et la moins remarquable. Mise au pied du mur par son père ce matin-là, elle s’était rangée à son plan et avait accepté d’épouser Damen Alexopoulos. Pas seulement pour voler au secours de son père, mais aussi pour se sauver, elle.
Par son mariage avec Damen, elle échapperait à l’autorité paternelle et rentrerait en possession du capital que sa tante lui avait légué, qui lui garantirait liberté et indépendance financière.
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Passion au paradis, Tome 3 : Mariage en mer Égée
— Elexis est partie, annonça Kristopher brutalement. J’espère la récupérer très vite, il nous faut seulement…
— Désolé de vous interrompre, coupa Damen. C’est vous qui avez un problème, pas moi.
Kristopher pâlit.
— Certes. Nous devons malgré tout avertir les invités pendant qu’il est encore temps.
— Il n’est pas question d’annuler la cérémonie. Une promesse doit être honorée, je ne tolérerai aucune humiliation.
— Mais…
— Vous m’avez promis votre fille il y a cinq ans. Vous devez honorer votre promesse.
« Votre fille. » Vexée, Kassiani se mordit la lèvre. Comme si elle n’existait pas… Kristopher Dukas avait pourtant deux filles. Mais elle ne comptait pas.
Sans doute émit-elle un son involontaire, car Damen lui jeta un bref regard. Malgré son air indéchiffrable, quelque chose, dans son expression, la transperça.
Damen se retourna vers son père avec un rictus de mépris.
— À demain à l’église. Avec ma fiancée. Puis, sans rien ajouter, il quitta les lieux.
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Legende, Tome 1 : L'avenement de l'enchanteresse
Je m’installai à la gauche de mon frère lors du repas, ignorant les hoquets de surprise qui avaient ponctué mon apparition et goûtai du mieux que je pus les délices d’une table qui foisonnait de mets exquis. Guenièvre était redevenue calme, cachant sa mesquinerie sous son faciès agréable. Sa facilité à jouer sur les deux tableaux me fascinait, mais je n’oubliais pas pour autant son avertissement. Elle voulait ma mort et cela, très prochainement
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Legende, Tome 1 : L'avenement de l'enchanteresse
Lancelot me lança un regard étrange, s’agenouilla et me présenta son épée.
— Accepte ma proposition et fais de moi ton chevalier.
Il me fixait sans ciller, l’arme tendue dans ma direction.
— Tu engages ta vie, c’est certain à présent.
— N’est-ce pas ce que j’ai toujours fait ?
— Très bien, j’accepte.
Il se redressa et s’approcha si près que son souffle se mêla au mien.
— Il faut sceller ce nouvel accord.
— Qu’attends-tu de moi ?
— Un baiser.
— Vraiment ? m’exclamai-je en tentant de garder mon sérieux. Je n’accorde pas de baiser à la légère et encore moins lorsqu’ils me sont réclamés.
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Legende, Tome 1 : L'avenement de l'enchanteresse
Lancelot n’avait pas perdu une miette de mes paroles, mais il ne fit aucune remarque et s’allongea parallèlement à moi dans une pose similaire.
— Que t’arrive-t-il, Chevalier du Lac ? Pourquoi me regardais-tu comme cela ?
Il laissa les crépitements du feu envahir la nuit avant de me répondre dans un soupir :
— Je suis, je l’avoue, complètement fasciné par toi, Morgane.
— Fasciné, dis-tu ? Qu’ai-je fait pour mériter cela ?
— Tu me surprends, dit-il doucement. Tu ne ressembles en rien à ce que l’on raconte sur toi.
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Legende, Tome 1 : L'avenement de l'enchanteresse
Le chevalier se donna beaucoup de mal pour pêcher un poisson et l’embrocher sans que je puisse le voir faire. Bien sûr, je savais qu’il était nécessaire d’en manger, mais j’étais habituée à me faire servir, et non à voir l’animal souffrir pour finalement me servir de repas. Merlin s’était souvent moqué de mes faiblesses, me scandant que j’allais devenir une petite chose qui se cacherait derrière son mari. Pourtant il s’était trompé, car je n’avais ni mari ni perdu mon courage, j’avais reçu une éducation riche et complète. Alors que beaucoup de femmes apprenaient à coudre et à tenir une maison, moi, j’avais appris à me battre à l’épée, à lire et à écrire. Merlin m’avait enseigné une foule de choses et m’avait sensibilisée à tout ce qui m’entourait.
— Il faut que tu manges, Morgane, me rabroua Lancelot. Le voyage que nous entreprenons va être long et ardu pour une…
— Une quoi ? le taquinai-je.
— Une femme, termina-t-il avec aplomb. Car sous tes grands airs de puissante Enchanteresse, tu restes une femme.
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Legende, Tome 1 : L'avenement de l'enchanteresse
Lancelot me prit délicatement contre son torse, nicha mon visage dans son cou et raffermit sa prise lorsque je voulus m’écarter. Il absorba mes cris, ma détresse et tout ce qui menaçait de me faire perdre la raison.
— Alors je t’aiderai, murmura-t-il à mon oreille, accentuant mes tremblements. Tu es sous ma protection désormais, et je veillerai personnellement à ce que ta vie ne ressemble en rien à ce qui a été prédit.
— Te prendrais-tu pour Dieu ? m’étranglai-je en le dévisageant à travers les larmes.
— Non, mais je suis connu pour être un homme d’honneur, rien d’autre n’a d’importance pour moi. Et je suis également un chevalier de la Table ronde, table qui a promis d’apporter toute l’aide possible et la protection la plus complète aux sujets de son royaume. Tu es l’un de ces sujets et je dépose mes armes devant toi. Si tu l’acceptes, tu deviendras une quête et tout chevalier de la Table devra s’acquitter de cette mission sacrée.
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Legende, Tome 1 : L'avenement de l'enchanteresse
Le temps s’écoulait lentement, prisonnier tout comme moi de ce tombeau. On m’avait reniée, exclue des vivants pour me condamner à la pire peine qui puisse exister : l’oubli. Dans mes meilleurs jours, j’esquissais des formes dans la poussière : des fleurs, des soleils et les petits pains frais que l’on me servait jadis à la table de Camelot. Dans les mauvais, j’écrivais de longues lettres de reproches à mes parents, à mon nouveau roi qui avait abandonné sa sœur à son sort. Et parfois, à moi-même. Je me blâmais atrocement, jusqu’à fondre en larmes et effacer le tout d’une main rageuse. Puis, je récitais des prières. Encore et encore. Le silence se chargeait alors de recevoir mes murmures et me faisait me sentir encore plus seule au monde.
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Legende, Tome 1 : L'avenement de l'enchanteresse
Assise dans l’obscurité, j’observais les volutes de vapeur créées par mon souffle saccadé de tremblements. Le froid, cet ennemi invisible qui mordait jusqu’à l’os, s’était insinué sous ma peau et serpentait pour geler mon sang. Autour de moi régnait un calme assourdissant. Pas un son ne perçait la chape de silence qui entourait l’île. Avalon. Autrefois, ce nom évoquait respect et crainte. Aujourd’hui, elle était effacée des lèvres pour mieux m’étouffer, me faire disparaître.
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