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La liste de tous les extraits faits sur les livres de booknode

Seul le silence
date : 18:25 par Armony22 voir tout les commentaires de Armony22ses comms
L'amour était ce qui brisait et guérissait les coeurs. L'amour était mal compris, l'amour était la foi, l'amour était la promesse de l'instant présent qui devenait l'espoir pour l'avenir. L'amour était un rythme, une résonance, une réverbération. L'amour était maladroit et idiot, il était agressif et simple et possédait tant de qualités indéfinissables qu'il ne pouvait jamais être exprimé par des mots. L'amour était vivre.
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Seul le silence
date : 18:25 par Armony22 voir tout les commentaires de Armony22ses comms
La Mort vint ce jour-là. Appliquée, méthodique, indifférente aus us et coutumes : ne respectant ni la Pâque, ni la Noël, ni aucune célébration ou tradition. La Mort vint, froide et insensible, pour prélever l'impôt de la vie, le prix à payer pour respirer.
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Seul le silence
date : 18:24 par Armony22 voir tout les commentaires de Armony22ses comms
Qu'elle se pose au sol ou qu'elle s'élève dans les airs, selon la rumeur, une plume blanche indiquait la visite d'un ange.
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La lumière dans tes yeux, Tome 1 : Recoller les morceaux
— Tu es grec ? s’étonna-t-il. Je ne m’en serais jamais douté en te voyant aussi roux.
— Hé, Cléopâtre était blonde, alors, pourquoi ne serais-je pas roux ?
— Qu’est-ce que tu racontes, elle était blonde ? Vraiment ? Et puis, quel rapport ? Elle était égyptienne.
J’étais nul en géographie, d’accord, mais sur l’histoire grecque, j’en connaissais un bout.
— Pas du tout ! Elle était de la dynastie des Ptolémée et d’origine macédonienne, donc, grecque.
— D’accord. Et toi, d’après ce que je vois, tu es un vrai rouquin !
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La Chasse Sauvage, Tome 2 : Le Lever des Lunes
L’idée grandit, prit forme. Toute chose extraordinaire était précieuse, et toute chose précieuse était un point vulnérable. Un défaut dans la cuirasse. Or ces défauts dans la cuirasse pouvaient être exploités. Comme pour ouvrir une huître, il s’agissait simplement de savoir où insérer le couteau.
— Vous auriez dû nous l’amener. Que nous puissions l’interroger.
— Vos interrogatoires ont tendance à être du genre dont on ne revient pas, sauf sous forme de pâture à cochons, répliqua sèchement Savin, contrarié par cette interruption. Il pourrait encore m’être utile.
Ne serait-ce que pour franchir ces maudits charmes de protection, déjà.
— Faux-fuyants. (Dans le miroir, les ténèbres bouillonnèrent.) Nous avons passé un marché avec vous. Nous vous avons appris ce que vous vouliez savoir. Nous attendions du progrès.
— Il y en a ! Je suis à deux doigts de trouver ce que vous cherchez.
Les torsions du cadre argenté se firent plus violentes, ses formes en perpétuelle mutation encore plus dérangeantes. Parmi elles, des crocs luisirent et des mâchoires claquèrent.
— Faites qu’il y en ait plus. Trouvez ce que nous voulons. La patience de notre maître n’est pas sans limites.
Savin avala d’un trait le reste de son vin.
— Je n’ai pas oublié les termes de notre accord.
— Bien. Dans le cas contraire, les conséquences auraient été des plus… désagréables.
Les ténèbres dans le verre tremblèrent, non plus vides mais foisonnantes, grouillantes d’ombres qui ne cessaient de se rouler et se dérouler avec frénésie, menaçantes comme un ciel d’orage.
— Faites vite, humain. Le Royaume attend
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Je te vois
date : 18:20 par Alias-Rosiel voir tout les commentaires de Alias-Rosielses comms
Aujourd'hui, j'ai l'âge de raison. Au quotidien, je passe deux heures dans les transports aller-retour. Gravis en trébuchant des escalators en panne. Me fais écraser les pieds par des poussettes et des vélos. Tout ça pour quoi ? Pour passer huit heures derrière un bureau.
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La Chasse Sauvage, Tome 1 : Les Chants de la Terre
Devant le brasero, le maréchal-ferrant enroula un bout de cuir autour du manche du fer à marquer et le sortit des braises. Le talon de l’outil, couleur de paille, dégagea une volute de fumée qui fit ondoyer l’air.
O Déesse, non. Gair lutta pour dégager sa main, mais les sangles le retinrent fermement.
— Non, réussit-il à souffler. (Il prit une inspiration sifflante entre ses dents serrées.) Déesse, je vous en prie ! Non !
La chaleur palpitante du fer qui était soigneusement, presque délicatement, positionné au-dessus du centre de sa paume lui fit l’effet d’un coup. Tout son corps se couvrit soudain de sueur. Du coin de l’œil, le maréchal-ferrant regarda brièvement Bredon, quêtant son approbation. Puis il appuya le fer sur la peau de Gair.
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La lumière dans tes yeux, Tome 1 : Recoller les morceaux
— Bébé, reprit Will, tu m’as volé quelque chose et c’est pour le récupérer que je suis là ce soir, même après ce que tu as fait. Entre là-dedans.
— Hein, quoi ? Aagh !
Bon sang ! L’eau était chaude, presque bouillante ! Comme Will l’aimait… Je tâtonnai et ajoutai un peu d’eau froide pour ne pas finir en court bouillon.
Puis je me souvins de ses accusations.
— Je ne t’ai rien volé ! protestai-je.
Ayant profité de ce bref répit pour se débarrasser de ses vêtements, Will vint me rejoindre sous le jet. Il prit mon visage en coupe, se pencha et posa sa bouche sur la mienne.
— Si, Theo. Mon cœur. Tu m’as volé mon cœur.
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L'épopée de Xylara, Tome 3 : L'élue
Terrifiée, je resserrai l’emprise de ma main poisseuse sur la poignée de mon épée en m’efforçant de ne pas quitter des yeux le regard de mon assaillant. « C’est dans les yeux de l’ennemi qu’on devine son coup suivant », m’avait-on appris. Hélas, j’avais beau sonder ce regard-là, je n’y devinais rien du tout.
Le bouclier pesait affreusement lourd, et mon bras gauche tremblait de fatigue. « Il faut garder les yeux à hauteur du rebord, m’avait-on dit aussi. Ne pas quitter l’adversaire du regard et essayer d’anticiper son… »
L’adversaire en question fut sur moi en un instant. Sans trop savoir comment, je m’arrangeai pour bloquer son premier coup et tentai même de l’atteindre avec mon épée. C’est alors que mon casque trop grand me retomba sur le nez. Aussitôt après, un coup à assommer un bœuf fit vibrer mon bouclier.
Hurlant de douleur, le bras engourdi, je laissai aussitôt tomber mon arme sur le sol. Quelqu’un remonta mon casque et je découvris Rafe, devant moi, qui fixait mon bras avec horreur.
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L'épopée de Xylara, Tome 2 : Vengeance
— De la mousse de sang ! m’écriai-je en me penchant pour mieux voir la petite plante que foulaient les sabots de notre monture. Arrête-toi, Marcus. Laisse-moi descendre…
J’étais presque certaine qu’il s’agissait bien de ce simple si rare et recherché. Déséquilibré par mes déhanchements, le cheval piétina nerveusement.
— Arrêtez de gigoter ! protesta Marcus en tirant sur les rênes. Vous allez finir par tomber.
— Si tu me laissais chevaucher seule, répliquai-je en m’agrippant fermement à sa taille, cela n’arriverait pas.
Un rire caustique le secoua.
— Vous en seriez incapable, vu l’état dans lequel sont vos pieds. À présent, tenez-vous tranquille. De quoi la Captive aurait-elle l’air, étalée dans la poussière ?
— Marcus… soupirai-je avec impatience. Tu oublies que je suis maîtresse guérisseuse. Mes pieds vont très bien, je te remercie.
— Ne me faites pas rire ! marmonna-t-il. C’est à moi de décider si la Captive est apte ou non à marcher.
Bouillant intérieurement, je me redressai. J’avais beau être Xylara, maîtresse guérisseuse, fille de la Maison de Xy, reine de Xy, Captive de Keir du Tigre, Seigneur de Guerre de la Grande Prairie, aux yeux de mon irascible chaperon, je n’étais rien de plus qu’une gamine écervelée.
— Que tu me croies ou pas, grommelai-je à mi-voix, je suis parfaitement apte à monter à cheval.
Un ricanement s’éleva devant moi.
— Aussi apte à monter à cheval qu’à prendre soin de vos pieds !
À cela, hélas, je n’avais pas grand-chose à rétorquer.
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L'épopée de Xylara, Tome 1 : Captive
Un flot de sang jaillit de la plaie au moment où j’en retirai l’éclat de métal.
— Non, par la Déesse !
Je posai rapidement mon scalpel de côté pour appuyer de toutes mes forces sur l’abdomen du blessé. Aussitôt, mes mains se teintèrent de rouge. Je me mordis les lèvres sous l’effort et pressai de plus belle, désespérée. Il fallait absolument faire cesser l’hémorragie.
— Tenez-le, vite !
Comme un seul homme, les apprentis rassemblés autour de la table s’emparèrent des bras et des jambes de mon patient. Du coin de l’œil, j’eus le temps de noter leurs regards effarés et leurs mines décomposées. Sous la pression, le plateau de bois où avait été étendu le vieux guerrier fit entendre un craquement, dont l’écho se mêla au frottement de nos semelles de cuir sur le sol de pierre et aux râles du malheureux.
Un rapide coup d’œil alentour m’informa qu’aucun des autres guérisseurs n’était en vue. Ils devaient se trouver dans la grande salle, au chevet des blessés. Il n’y avait avec moi que quelques élèves, tous réunis autour de la table. Du sang qui coulait entre mes doigts, tiède et visqueux, montait une senteur métallique qui m’emplissait les narines et me laissait un goût âcre sur la langue. Il y avait dans cette odeur quelque chose d’inhabituel qui aurait dû m’alerter, mais j’étais trop préoccupée pour m’y attarder. Je pris le pansement propre que l’un des jeunes garçons me tendait d’une main fébrile et le roulai dans la plaie avant d’appuyer de nouveau pour absorber le sang. En un instant, l’étoffe blanche vira à l’écarlate.
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La Symphonie des siècles, Tome 3 : Destiny, première partie
Prophétie de l’Enfant Endormi


L’Enfant Endormi, des trois le dernier né,
Vit dans les rêves, bien que la Mort soit venue
Écrire son nom au plus profond de son cœur déchu
Et que personne encore n’ait songé à le pleurer.

La deuxième, qui gît dans le sommeil profond,
Entre un ciel d’eau et les sables inconstants,
Attend, les mains croisées, patiemment,
Le jour où elle se dressera de ces fonds.

Quant à l’aîné, qui repose aux confins
De la crypte à jamais silencieuse de la Terre,
Il n’est pas encore là, mais sa naissance amère
Signera du Temps même la fin.
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La Symphonie des siècles, Tome 3 : Destiny, première partie
Prophétie des Trois


Les Trois viendront, partant tôt arrivant tard,
Les âges de la vie de tous les hommes :
Enfant du Sang, Enfant de la Terre, Enfant du Ciel.
Chaque homme, fait de sang et né dans le sang,
Parcourt la Terre, nourri par elle,
Tendu vers le Ciel et abrité par lui,
Il n’y monte qu’en ses derniers instants, ne faisant plus qu’un avec les étoiles.
Le Sang offre la renaissance, la Terre apporte la nourriture,
Le Ciel donne les rêves dans la vie – l’éternité dans la mort.
Ainsi seront les Trois, chacun l’un pour l’autre.
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Oscar Pill, Tome 5 : Cérébra, l'Ultime Voyage
Une voix grave et posée s’éleva de haut-parleurs invisibles, emplit l’espace et ricocha sur les immeubles lointains pour revenir comme un boomerang, telles mille voix identiques et glaçantes.
Non, ne fais pas comme eux, se dit Sally, résiste.
Pourtant, comme tout le monde, et comme chaque fois, elle, Jeremy et Barth levèrent la tête et regardèrent de toutes parts, incapables de lutter contre l’envie de savoir d’où venait la voix d’origine et de découvrir son visage. Incapables de ne pas répondre à l’appel qu’ils abhorraient. L’écho les gifla.
– Vous êtes ici à la gloire de votre maître.
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Oscar Pill, Tome 4 : L'allié des ténèbres
Le petit chien, ravi, sauta des bras de son maître et courut jusqu’au squelette recroquevillé. Grognant joyeusement, il s’acharna sur une phalange qu’il finit par décrocher de la main de feue Myriam, et rapporta le nonos, tout fier, à son maître pétrifié.
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Oscar Pill, Tome 3 : Le Secret des Éternels
La jeune femme poussa le landau vers le fond de la chapele, ramena sa longue tresse noire sur son épaule et sauta avec grâce sur l’autel. Ele fouila derrière un pan du sari et en sortit un objet dont l’éclat doré ilumina un instant les lieux plongés dans la pénombre. Ele s’approcha de la statue de la sainte et cola son pendentif – un M cerclé – sur le dessus de la couronne. Sebastião eut tout juste le temps de la rejoindre, et l’autel s’éleva dans les airs, tandis que le plafond s’ouvrait pour les laisser passer.
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Oscar Pill, Tome 2 : Les Deux Royaumes
Le cercle des bêtes se resserra autour de lui. Il ferma les yeux pour ne pas voir les horribles grimaces, les crocs luisants, les visages déformés. Il essaya d’oublier les hurlements et se recroquevila sous la cape. Plus que la peur, une immense détresse le prenait à la gorge. Lui qui voulait rapporter un à un les Trophées qui feraient de lui un Médicus, lui qui tenait tant à rendre à son père et à sa famile l’honneur perdu, voilà qu’il alait mourir ici sur cette plaine hostile, terrassé par un Pathologus, seul parmi des bêtes féroces. Il aurait tant voulu aler au bout… Des larmes de rage roulèrent sur ses joues. Les visages de sa mère et de sa sœur apparurent sur l’étoffe verte de la cape.
Il serra le M brodé dans son poing, eut encore le temps de voir des pattes griffues se tendre vers lui, et le plus grand des monstres bondit.
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Oscar Pill, Tome 1 : La Révélation des Médicus
Le gardien avança la main avec précaution et tira le plateau à lui. Il n’était jamais rassuré : chaque fois il craignait que le criminel en profite pour l’agripper. Il ne serait pas alé bien loin, compte tenu de la première porte qui les séparait du couloir, mais tout de même, c’était un risque qu’il n’aimait pas courir. Avec cet homme, tout représentait un danger, on le lui avait assez expliqué. « Et surtout, lui avait ordonné le Grand Maître des Médicus dans la lettre qui accompagnait le prisonnier, ne croisez jamais son regard, jamais ! »
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Yoshikawa Musashi : Coffret en 2 tomes : La pierre et le sabre ; La parfaite lumière
— Ce remède contre la douleur que l’on vous brûle sur la peau ?
— Oui, le moxa de par ici est célèbre. Au printemps, nous cueillons des herbes sur le mont Ibuki. L’été, nous les mettons à sécher ; en automne et en hiver, nous en faisons du moxa. Nous le vendons à Tarui. Les gens viennent de partout à seule fin d’en acheter.
— Je pense bien que vous n’avez pas besoin d’un homme à la maison pour faire ça.
— Eh bien, si c’est là tout ce que vous désiriez savoir, je ferais mieux de m’en aller.
— Encore une seconde, dit Takezō. J’ai une autre question à vous poser.
— Laquelle ?
— L’autre nuit, celle de notre arrivée ici, nous avons vu une fille, là-bas, sur le champ de bataille ; elle vous ressemblait trait pour trait. C’était vous, n’est-ce pas ?
Akemi fit rapidement demi-tour, et ouvrit la porte.
— ... Que faisiez-vous, là-bas ?
Elle claqua la porte derrière elle, et tandis qu’elle courait vers la maison la clochette tintait suivant un rythme étrange, irrégulier.
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Yoshikawa Musashi : Coffret en 2 tomes : La pierre et le sabre ; La parfaite lumière
akezō gisait au milieu des cadavres. Il y en avait des milliers.
« Le monde entier est devenu fou, songeait-il vaguement. L’homme ressemble à une feuille morte, ballottée par la brise d’automne. »
Lui-même ressemblait à l’un des corps sans vie qui l’entouraient. Il essaya de lever la tête, mais ne parvint à la soulever que de quelques centimètres au-dessus du sol. Jamais il ne s’était senti aussi faible. « Je suis là depuis combien de temps ? » se demanda-t-il.
Des mouches vinrent bourdonner autour de sa tête. Il voulut les chasser, mais n’eut pas même la force de lever le bras qu’il avait raide, fragile, comme le reste de son corps. « Je dois être là depuis un bon moment », se dit-il en remuant un doigt après l’autre. Il ne se doutait pas qu’il était blessé : deux balles en plein dans la cuisse.
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Yoshikawa Musashi : Coffret en 2 tomes : La pierre et le sabre ; La parfaite lumière
Le jeune Takezō – qui prendra plus tard le nom de Miyamoto Musashi – et son ami d’enfance Matahachi réchappent miraculeusement d’une terrible bataille qui met fin aux luttes féodales japonaises. Ils décident de retourner chez eux, mais en chemin Matahachi est séduit par une jeune veuve et laisse Takezō rentrer seul au village.
Or Matahachi était fiancé à une toute jeune fille, Otsū, qui reporte son amour sur Takezō, à la fureur d’Osugi, la mère de Matahachi. Désormais la vieille femme va poursuivre de sa haine et de sa vengeance Takezō et Otsū, qui prennent la fuite.
Takezō rencontre alors un étrange moine zen, Takuan, dont il devient le disciple. Takezō prend le nom de Musashi, et entreprend une quête spirituelle tout en perfectionnant l’art du sabre. Il parcourt tout le pays, volant de combat en combat, de victoire en victoire, suivi discrètement par Otsū à qui il refuse de lier sa vie malgré la tendresse qui les unit, et toujours harcelé par la vieille Osugi. Un seul adversaire semble digne de lui : le samouraï Kojirō, et l’on devine que tôt ou tard ils devront s’affronter.
Au moment où commence LA PARFAITE LUMIÈRE, Otsū et Jōtarō, jeune disciple de Musashi, sont en route pour la ville d’Edo, la future Tokyo, alors en construction. Otsū et Musashi viennent à nouveau de se séparer à la suite d’un différend.
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Yoshikawa Musashi : Coffret en 2 tomes : La pierre et le sabre ; La parfaite lumière
Qu’adviendra-t-il de moi ? Etant donné que nous sommes deux, qu’adviendra-t-il de mon sabre ? » Il leva les yeux sur la montagne et se mordit la langue, honteux de sa mesquinerie. Regarder le grand pic, voilà qui rendait humble.
Il se demanda ce qui pouvait bien les retarder, et se leva. Il voyait la forêt sur plus d’un kilomètre en arrière, mais personne.
« Se pourrait-il qu’on les ait retenus à la barrière ? »
Le soleil allait bientôt se coucher ; ils auraient dû le rattraper depuis longtemps.
Soudain, il éprouva de l’inquiétude. Il devait être arrivé quelque chose. Sans réfléchir, il se mit à dévaler la colline, si rapidement que les animaux des champs détalaient dans toutes les directions.
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Sombre Obsession
date : 18:07 par Pegh voir tout les commentaires de Peghses comms
Après trois mois de recherche intensive, je n'ai trouvé aucun boulot. Soit ils refusent à
cause d'un manque d'expérience, soit c'est incompatible avec un enfant.
Un soir, en revenant de mes recherches d'emploi, je suis surprise de voir Eliott devant
mon immeuble.
— Il faudrait que tu me rembourses le fric que je t'ai filé, me dit-il sans préambule.
— Je n'ai pas ton argent..., soufflé-je abasourdie.
Il grimace et me fait signe de monter à l'appartement. Une fois le seuil franchi, il me tire
par la main jusqu'à la chambre et me pousse rudement sur le lit.
Sous le choc, je n'ai pas le temps de réagir qu'il s'assoit sur moi à califourchon. Je me
débats, essaie de me faufiler entre ses jambes ou de le pousser mais rien n'y fait.
Heureusement que mon fils est encore à l'école...
Il se met à rigoler et je réussis à le gifler. Il attrape alors mes poignets qu'il pose audessus de ma tête. Ses mains sont grandes et il arrive à les tenir dans une seule. Je me tortille
jusqu'à ce que je sente sa main claquer sur ma joue avec une force impressionnante. J'hurle de
toutes mes forces et en reçois une deuxième. Du liquide chaud dégouline sur ma joue et mes
yeux s'humidifient. Je comprends qu'il me veut du mal et surtout que je suis incapable de faire
quoi que ce soit pour l'en empêcher.
— Tu te la fermes petite pute ou je continue jusqu'à ce que tu perdes connaissance.
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Celle qui devait mourir
– Infante…
– Quoi?
– Rien. S’il y a bien quelqu’un qui connaît encore moins les filles de quinze ans que moi, c’est toi.
– Je connais bien les filles de quinze ans, protesta-t-il en feignant l’indignation.
– Tu es attiré par les filles de quinze ans, nuance.
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Le Cycle d'Ea, Tome 6 : Le Gardien de la Pierre
Je me tus pour chercher dans les profondeurs obscures et brillantes Shavashar et Elianora, Ayasha, Yarashan et Asaru et les autres étoiles qui m’appelaient avec la voix des morts de ma famille. Je leur répondis en murmurant leurs noms : « Karshur, Mandru, Ravar, Jonathay… »
Ma voix tremblait de nostalgie. En l’entendant, je m’en voulus. Je dis à Atara : « Il n’y a pas un seul nuage dans tout le ciel. Tout est si parfaitement limpide – plus limpide même que ton cristal.
— Vraiment ? Dis-moi ce que tu vois dans le ciel, alors.
— Le triomphe. Une grande lumière dévoilée. Et à la fin de tout ça, la terre entière célébrant ce que nous avons fait. Je vois celui que nous cherchons. Je te vois toi, me regardant comme tu le faisais autrefois. Tu retrouveras la vue, je le sais. »
En entendant cela, elle eut un petit rire, non pas de joie, mais de tristesse. Puis elle répondit doucement : « Je pense que tu mens. Mais je t’aime d’essayer de me le faire croire. »
Elle posa un baiser sur ma main et se leva pour se diriger vers la rangée de tentes. Je dus l’aider à redescendre dans le noir pour lui éviter de trébucher sur les rochers. Bien qu’elle n’ait rien dit sur notre futur, je savais qu’avant de remporter un quelconque triomphe, si nous y parvenions jamais, il nous faudrait supporter de nombreux jours de terreur et de souffrance sous une chaleur accablante.
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Le Cycle d'Ea, Tome 5 : Le jade noir
«C’est bon, on n’attaquera pas – pas ce soir, pas comme ça, déclarai-je en rengainant mon épée. Mais si Morjin est vraiment là, on finira bien par se battre.»
Là-dessus, je me rassis avec mes amis pour manger les baies fraîches qui constituaient notre dessert. Maram sortit sa bouteille d’eau-de-vie et je l’entendis murmurer dans sa barbe et s’ordonner à lui-même de ne pas la déboucher. Il se lécha les lèvres et se redressa avec fierté. À l’ouest, les éclairs continuaient à tourmenter le ciel, mais l’orage redouté n’éclata pas. Tandis que j’observais les feux de camp ennemis brûlant d’une lueur orange et floue, au loin dans la nuit, dans la prairie sombre autour de nous, les loups hurlaient aux étoiles.
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