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Oh ! si j’étais capitane,
Ou sultane,
Je prendrais des bains ambrés,
Dans un bain de marbre jaune,
Près d’un trône,
Entre deux griffons dorés !
J’aurais le hamac de soie
Qui se ploie
Sous le corps prêt à pâmer ;
J’aurais la molle ottomane
Dont émane
Un parfum qui fait aimer.
Je pourrais folâtrer nue,
Sous la nue,
Dans le ruisseau du jardin,
Sans craindre de voir dans l’ombre
Du bois sombre
Deux yeux s’allumer soudain.
Il faudrait risquer sa tète
Inquiète,
Et tout braver pour me voir,
Le sabre nu de l’heiduque,
Et l’eunuque
Aux dents blanches, au front noir !
Puis, je pourrais, sans qu’on presse
Ma paresse,
Laissez avec mes habits
Traîner sur les larges dalles
Mes sandales
De drap brodé de rubis.
Extrait de :Sara la baigneuse
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