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Liste des extraits

Extrait ajouté par Caroline 2013-08-08T15:12:48+02:00

"Oh ! si j'avais encor cette armée immortelle,

Je voudrais conquérir des mondes avec elle ;

Je la ferais régner sur les rois ennemis ;

Elle serait ma sœur , ma dame et mon épouse.

Mais que fera la mort inféconde et jalouse,

De tant de braves endormis ?"

[Extrait] - XVI - La Bataille Perdue (Mai 1828)

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Extrait ajouté par Caroline 2013-08-08T15:12:33+02:00

"Que m'importe, juive adorée,

Un sein d'ébène, un front vermeil ?

Tu n'es point blanche ni cuivrée :

Mais il semble qu'on t'a dorée

Avec un rayon de soleil".

[Extrait] - XII - La Sultane Favorite (Octobre 1828)

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Extrait ajouté par Caroline 2013-08-08T15:12:21+02:00

"La bataille enfin s'allume :

Tout à la fois tonne et fume.

La mort vole où nous frappons.

Là, tout brûle pêle-mêle.

Ici, court le brûlot frêle,

Qui jette aux mâts ses crampons,

Et, comme un chacal dévore

L'éléphant qui lutte encore,

Ronge un navire à trois ponts".

[Extrait] - V - Navarin (Novembre 1827)

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Extrait ajouté par Bri-1 2025-10-03T11:24:09+02:00

Oh ! si j’étais capitane,

Ou sultane,

Je prendrais des bains ambrés,

Dans un bain de marbre jaune,

Près d’un trône,

Entre deux griffons dorés !

J’aurais le hamac de soie

Qui se ploie

Sous le corps prêt à pâmer ;

J’aurais la molle ottomane

Dont émane

Un parfum qui fait aimer.

Je pourrais folâtrer nue,

Sous la nue,

Dans le ruisseau du jardin,

Sans craindre de voir dans l’ombre

Du bois sombre

Deux yeux s’allumer soudain.

Il faudrait risquer sa tète

Inquiète,

Et tout braver pour me voir,

Le sabre nu de l’heiduque,

Et l’eunuque

Aux dents blanches, au front noir !

Puis, je pourrais, sans qu’on presse

Ma paresse,

Laissez avec mes habits

Traîner sur les larges dalles

Mes sandales

De drap brodé de rubis.

Extrait de :Sara la baigneuse

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Extrait ajouté par choupy78 2018-04-01T18:34:35+02:00

Le Voile (extrait)

Qu'avez vous, qu'avez vous, mes frères ?

Vous baissez des fronts soucieux.

Comme des lampes funéraires,

Vos regards brillent dans vos yeux.

Vos ceintures sont déchirées.

Déjà trois fois, hors de l'étui,

Sous vos doigts, à demi tirés,

Les lames des poignards ont lui.

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Extrait ajouté par anonyme 2018-01-13T17:46:38+01:00

C'est l'essaim des Djinns qui passe,

Et tourbillonne en sifflant !

Les ifs, que leur vol fracasse,

Craquent comme un pin brûlant,

Leur troupeau, lourd et rapide,

Volant dans l'espace vide,

Semble un nuage livide

Qui porte un éclair au flanc.

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Extrait ajouté par anonyme 2017-10-03T14:37:23+02:00

Elle bat d’un pied timide

L’onde humide

Qui ride son clair tableau ;

Du beau pied rougit l’albâtre ;

La folâtre

Rit de la fraîcheur de l’eau.

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