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La chambre s’emplit d’une atmosphère lourde, synonyme d’un désir brut entre deux personnes qui se cherchent et se veulent depuis trop longtemps.
Je commence à sentir mon cœur s’emballer, ma respiration s’accélérer, des frissons naissent au creux de mon ventre, je n’ai jamais été aussi fébrile.
Sa main vient se glisser dans mes cheveux bruns, comme si avoir une prise sûre, lui assurait que je n’allais pas décamper dans la minute. Ça ne risque pas. Je le désire tellement qu’il faudrait qu’on m’extirpe de force de ce lit pour m’empêcher d’aller jusqu’au bout. Draps Stars Wars ou pas.
— Gray…
— Deac…
Un dernier regard, et la seconde d’après, ma bouche écrasent la sienne avec voracité. C’en est fini de la retenue que nous nous étions imposés, maintenant place au laisser-aller.
Nos lèvres se cherchent et se dévorent. Je savoure ce contact brusque, rempli d’impatience. Sa langue vient s’insinuer dans ma bouche, des frissons me parcourent la peau, je laisse vagabonder mes mains sur lui. Sa nuque, mon dos, ses fesses que je presse contre moi. Je sens la dureté de son excitation à travers son jean ce qui réveille en moi un puissant désir d’en avoir plus. Je le fais basculer sous moi, Deacon écarte ses jambes pour me laisser la place de m’y installer, je fais peser tout mon poids sur lui et ses mains sont partout sur moi.
Je frotte mes hanches contre les siennes pour lui montrer à quel point, j’ai envie de lui. À quel point, sa proximité ne me laisse pas indifférent, à quel point ça m’a rendu dingue cette attente.
Pas une seule fois nous ne rompons le contact, nous continuons de nous embrasser avec un besoin irrépressible de posséder l’autre. Je mordille ses lèvres, trace leurs contours, je prends tout ce qu’il me donne, et en abuse.
Deacon tire fermement mes cheveux en gémissant alors que le frottement de nos deux entrejambes ne fait qu’aggraver la situation. La chaleur m’irradie totalement.
Nous finissons en travers du lit, Pacey au-dessus, assit sur mes jambes ; haletant. Il retire son pull et l’envoie quelque part dans la pièce. Le léger changement de température lui file des frissons sur sa peau bronzée par le soleil. Mes yeux dérivent vers ce torse que j’ai tant de fois aperçu au cours de ces longs mois. Il est finement dessiné, chaque contour de ses muscles est traçable du bout des doigts et je compte bien tester cette théorie avec ma langue dans quelques minutes.
Mon meilleur ami agrippe le bas de mon t-shirt et me l’enlève avec facilité. Deacon saisit mes plaques que je n’ai toujours pas retirées et m’attire à lui pour m’embrasser de nouveau. Nos deux torses se retrouvent plaqués l’un contre l’autre, mes mains remontent le long de son dos musclé puis descendent plus bas, vers ce qui se presse contre mon ventre et se frotte dangereusement contre mon sexe.
— Qu’est-ce que tu me fais, murmure-t-il contre ma bouche, essoufflé.
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