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Extrait ajouté par Sahara2000 2017-04-11T15:44:32+02:00

Les patriotes diront que mourir au combat pour défendre son pays est un acte de courage, qui fait de vous un héros.

Les plus croyants diront que c’est l’œuvre de Dieu, et qu’il n’y a pas à chercher la raison du pourquoi.

Les plus virulents diront qu’on récolte seulement ce que l’on sème en allant tuer des gens sous couverture d’une Guerre.

Les hommes du métier diront que c’est les risques de la profession et que notre mort n’aura pas servi à rien.

Et les frères d’armes diront simplement, « tu nous manques mon frère » et promettront de lever leurs verres en notre mémoire lors de leur prochaine victoire.

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Extrait ajouté par Folize 2016-10-02T16:33:42+02:00

- Bordel, pourquoi tu fais ça maintenant ? On ne pourra jamais aller jusqu’au bout, gémit Gray de sa voix rauque.

Il a raison, nous ne pouvons pas aller jusqu’au bout comme la dernière fois. Revivre cette explosion et ce partage.

Nous ne devrions même pas en être là.

Pourtant nous y sommes et je compte bien aller jusqu’au bout. Je veux le sentir jouir au creux de ma main, provoquer un putain d’orgasme chez lui qui hanterait ses prochaines branlettes en solitaire dans sa douche.

- Eh bien, eh bien, qu’avons-nous là, lance une voix dans la nuit.

Grayson se fige. Son regard vert rempli de surprise transperce le mien. En une fraction de seconde, je retire ma main de sa queue, et nous nous retournons pour faire face à celui qui nous a démasqués. Mon cœur bat à cent à l’heure, je sens la peur nouer mon estomac comme lorsque nous sortons à l’extérieur.

Bordel, dans quelle merde nous nous sommes mis !

- Oh putain, vous devriez voir vos gueules les mecs !

Chandler éclate de rire en levant les mains en signe de défense. Il prend son air innocent avec un sourire un peu trop satisfait. Nous soupirons à l’unisson, soulagés de constater que ce n’est que cet enfoiré de Brody.

Grayson s’écarte de moi en remontant sa braguette, il semble en rogne et je me doute de ce qu’il pense à cet instant.

- Ne vous gênez pas les mecs, faites comme si je n’étais pas là, renchérit notre ami commun.

Je déglutis avec difficulté, je me demande pourquoi je me sens si… mal. Je n’ai pas honte de qui je suis et de ce qui vient de se produire. Même si ce n’était pas très malin, je le reconnais.

Est-ce le contrecoup ? Sans doute. Chandler est comme moi, il se moque des stéréotypes. Il est au courant de notre différent par Grayson. Brody est le confident de la bande, celui qui sait toujours tout.

- Écoute, mon pote… commence Grayson.

Chandler nous montre tous les deux du doigt.

- Non, vous deux vous allez m’écouter. On se connait depuis vingt ans maintenant…

Brody pointe du doigt Gray en particulier.

- J’avais déjà dit à ce connard que je me foutais qu’il aime des bites, et encore moins s’il voulait la tienne, Pacey, mais… je veux trois choses :

Il lève un premier doigt en prenant son air sérieux qui ne lui correspond pas du tout. Mais qui est pour le moins divertissant.

- De un : ne ruinez plus jamais votre amitié, ça nous bousille tous. De deux : s’il doit se passer quelque chose, protégez-vous.

Et je sais qu’il ne parle pas seulement de sexe. À mon avis, il ne pense pas du tout à ça.

- Et pour finir, si un jour vous vous mariez, je veux être le témoin de ce cauchemar.

Grayson me jette un regard complice en essuyant sa bouche enflée par nos roulages de pelles intensifs. Il fourre ses mains dans ses poches comme pour les occuper ou bien pour cacher son malaise de s’être fait surprendre la braguette ouverte.

C’est clair, sa réputation d’iceberg en prend un léger coup.

- Brody ? lance Gray.

Chandler ne peut jamais rester statique très longtemps lorsqu’il n’est pas obligé de l’être, je le regarde sautiller, faire quelques pas, avec toujours ce sourire de mec plus que ravi. Il est amusé de nous mettre mal à l’aise.

- Quoi ?

- Tu te fais des films, on n’est pas…

- Pas encore, le coupe Chandler, pas encore, mais c’était en bonne voie. Juste un truc…

Le regard qu’il nous jette me file les frissons. On dirait celui de mon père lorsqu’il s’apprête à me confier une information importante.

- Si moi je m’en contrefous de ce qui arrive à vos culs, ce n’est pas le cas de tout le monde ici, et River, tu le sais, nous en avons déjà parlé. Alors, faites gaffe, j’espère bien compter sur vous durant ses prochaines années pour surveiller mes fesses.

Chandler se fige en écarquillant les yeux, comme s’il comprenait enfin le sens de ses mots. Même dans la nuit sombre, je suis persuadé que ses joues bronzées et rasées de près prennent des couleurs.

— Euh, je veux dire, surveiller mes arrières hein… pas… enfin vous voyez.

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Extrait ajouté par KarineDS 2016-09-11T14:29:03+02:00

« Ne fais pas de tes frères d'armes de simples amis, fais-en tes meilleurs amis parce que lorsque vous vous retrouvez au cœur de l'enfer, ces liens fraternels vous sortiront de ce merdier en vie et c'est tout ce qui compte. »

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Extrait ajouté par KarineDS 2016-09-11T14:29:40+02:00

« Certaines bribes de notre passé demeureront à nos côtés jusqu'à la fin. Ce sont des blessures qui ne saignent plus, mais qui ont laissé place à des cicatrices qui restent bien visibles. »

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Extrait ajouté par skyllie 2018-07-11T14:14:53+02:00

“Mais Deacon et moi, au fond, c’était l’évidence.

C’est le type qu’il me fallait. Ce connard aux cheveux blonds, fort et courageux, patriote et aux manies dignes d’un grand mathématicien, ce type fidèle et marrant qui crée autant d’irrégularité dans ma poitrine. C’est le mec qui a hanté mes nuits, le mec qui a toujours été présent, celui qui m’a épaulé, soutenu, aidé, supporté, accompagné, vaincu, félicité… et aimé. Il m’a aimé à sa manière, durant des années, sans jamais vraiment s’en rendre compte ni comprendre pourquoi nous étions si proches, trop proche pour n’être que de simples frères d’armes. Il m’a soutenu comme un amant soutient, il m’a supporté comme seul un compagnon supporte. Deacon Pacey était et a toujours été celui qu’il me fallait seulement j’étais trop idiot pour m’en rendre compte avant cette fameuse nuit. Je doute que les choses arrivent sans raison, et je commence à croire que notre dérapage était la preuve ultime délivrée par nos subconscients pour comprendre ce que nous ne parvenions pas à voir avec nos propres yeux.”

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Extrait ajouté par Tiziana 2018-06-07T08:53:24+02:00

Nous marchons tranquillement lorsqu’Otis décide de se montrer aussi curieux que d’ordinaire. Son ton taquin ne m’avait presque pas manqué.

— Alors, presque deux mois après notre retour, comment ça se passe pour vous ?

— Pacey et River ont pris un appart, annonce Chandler en coinçant son fusil sur son épaule.

— Oh et ils prévoient de se marier quand ? renchérit Lake en faisant comme si je n’étais pas à côté.

Je jette un coup d’œil à Grayson qui marche devant, en pleine conversation tactique avec Wes et Malone.

— River ? je l’appelle.

— Quoi ? me répond-il en tournant légèrement la tête.

— Tu m’épouses quand, que je puisse profiter du cul d’Otis encore un peu ? je plaisante.

Grayson se contente de lever son majeur en jurant. Nous éclatons de rire, j’aime le voir aussi grognon. Cela ne fait qu’accentuer le désir que j’ai pour lui.

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Extrait ajouté par Tiziana 2018-05-17T18:50:00+02:00

La Guerre est partout autour de nous, dans les jeux vidéo d’adolescents où mourir n’est pas une réalité, où il suffit d’appuyer sur le bouton reset pour commencer une nouvelle partie. La Guerre est un sujet d’exploitation pour créer des films qui ne montreront jamais la réalité, et qui duperont les jeunes patriotes en quête de bonnes actions.

On avait l’esprit rempli de rêves et d’espoir. Porter l’uniforme était un honneur, non un sacrifice, et si cela le devenait, nous avions la certitude de partir en héros.

Porter l’uniforme était un rêve et nous en avons fait notre réalité.

Une réalité bien loin de ce que nous avions imaginé en étant gosse, en vivant de l’intérieur et en tant qu’Américain, les traumatismes que notre pays a subi durant les attentats, les guerres ou par les anecdotes racontées par les vétérans..

La réalité est beaucoup plus sombre qu’on ne pourrait le penser.

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Extrait ajouté par Mine1205 2016-07-24T07:05:30+02:00

Nouvel extrait

Je tire sur ma clope en savourant le calme de la nuit sur la base surpeuplée. Mes mains tremblent, je suis sur les nerfs, agacé par cette situation qui dure depuis trop longtemps. C'était plus simple avant ! Je me demande ce qu'on a raté pour se retrouver dans un tel merdier. En plus, notre putain de karma nous rajoute sur le dos les problèmes d'une premières OPEX. On n'est pas de crever l'abcès.

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Extrait ajouté par Nari 2019-06-22T17:16:47+02:00

Plus que six mois à tenir.

Je me tourne pour échapper au torse musclé de Deacon endormi, je connaissais les risques lorsque j'ai commis cette erreur irrattrapable et c'est difficile d'avoir à choisir entre le mec qui a toujours fait partie de notre vie, et son devoir qui est le motif même de votre existence sur terre. Parce ce que c'est interdit de penser des choses pareilles, interdit de les ressentir, interdit de désirer son meilleur ami, parce qu'être gay dans l'armée est un motif de renvoi définitif, mettant fin aux rêves de toute une vie.

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Extrait ajouté par Pegh 2018-12-30T12:30:27+01:00

— Pourquoi tu ne m’as rien dit ? je chuchote doucement.

Je lève les yeux dans sa direction, et ma question semble le surprendre, c’est comme s’il ne comprenait pas.

C’est normal qu’il ne comprenne pas. Il n’a rien fait de mal.

— Qu’est-ce que j’aurais dû te dire ? m’interroge-t-il.

(Tant de choses, Papa.)

— Tu aurais dû me prévenir, je renchéris. Tu aurais dû m’asseoir sur une chaise dans la salle à manger et vider ton sac pour me prévenir de tout ce que je risquais. Tu es mon père, et tu n’as rien fait. Personne ne m’a franchement dit que je pourrais servir de cible humaine adéquate pour l’ennemi, personne ne m’a dit que je risquais de crever en marchant simplement sur le bord d’une route. Personne ne m’a dit avec sincérité que je ne dormirais plus jamais comme avant… l’Armée ne nous prépare pas vraiment à être des victimes. On nous prépare à être des combattants, à gérer le pire dans n’importe quelle circonstance, mais pas lorsque ça nous touche. Et qu’est-ce que l’Armée fait pour nous ? Pour moi maintenant ?

Je laisse échapper un rire.

Spoiler(cliquez pour révéler)— Elle me paye une jambe, n’est-ce pas fabuleux ? je lance ironiquement. Tu vois, j’aurais aimé être préparé à vivre ça.

Le silence revient, mon père regarde la route, il semble réfléchir. Une part de moi s’en veut de s’être montré aussi franc, mais il voulait savoir, et le dire à voix haute, soulage un peu le poids dans ma poitrine.

Mon père réfléchit un moment, avant de m’avouer d’une voix calme et déconcertante ce qu’il pense de tout ça.

— Je crois que j’ai merdé sur ce coup-là, Deacon, mais est-ce que cela aurait changé quelque chose à ton engagement si je t’avais parlé de tout ça ? De toute l’horreur que tu allais rencontrer ? De la vision réelle et cruelle de ce que l’humain est capable de faire.

— Non… je crois que j’aurais signé quand même, je souffle.

— Mais j’aurais dû le faire, je le reconnais, renchérit mon père, mon erreur a été là sans doute, ne pas te dire ce que je refusais de dire à ta mère pour ne pas lui faire peur. L’Armée est une institution qui a ses défauts. Je suis un homme et je ne suis pas parfait. J’étais tellement fier de te voir retracer mes pas. Tellement fier de toi lorsque tu as décroché ton diplôme, fier de te voir porter l’uniforme. Fier d’avoir un fils aussi extraordinaire qui n’hésite à mettre sa vie en péril pour défendre la cause à laquelle il croit. Mais maintenant, après ce qui s’est produit, j’ai réalisé que j’étais tout simplement fier de l’homme que tu es. Je suis désolé de ce qui t’es arrivé… mais je suis heureux que tu sois en vie. Et j’espère que tu me pardonneras un jour d’avoir fauté.

Je regarde mon père qui se frotte le visage, ses yeux bleus croisent les miens et j’y lis de la tristesse.

Il pose une main sur mon épaule, en concluant :

— Tu n’es pas une victime Deacon, tu es un soldat blessé. Un soldat c’est ça aussi, il peut tomber, se perdre dans l’obscurité, mais un soldat se bat toujours et se relève. C’est ainsi, et je pense qu’il est grand temps que tu te relèves mon fils, et que tu ailles savourer chaque instant de ta vie.

Je me penche et le prends dans mes bras pour le remercier. Mon père est un grand homme, un de ceux qui savent reconnaître leurs erreurs, un homme qui sait se relever et qui se donne corps et âme pour ceux qu’il aime. Apaisant les maux de ceux qui l’entourent.

Si ce matin on m’avait dit que j’allais vivre deux électrochocs en l’espace de quelques heures, j’en aurais ri en disant que ce n’était pas possible. Visiblement, c’est le cas. Tout est possible, il suffit juste d’y croire.

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