Les extraits ajoutés par Lorie28
Mes pieds trouvent leur chemin tout seuls et me conduisent vers le seul endroit que je connaisse dans cette p... de maison
- Hardin ! Hardin, s'il te plaît, ouvre-moi !
Je tambourine d'une main sur la porte et, de l'autre, j'essaie de tourner la poignée. Je hurle de plus belle :
- Hardin !
Et soudain la porte s'ouvre. Je ne sais pas ce qui m'a poussée à venir me réfugier dans sa chambre, mais je préfère sans conteste affronter Hardin et ses sarcasmes plutôt que le mec bourré qui tente d'abuser de moi.
- Tess ?
Hardin me regarde, éberlué. Il se frotte les yeux. Il n'est vêtu que d'un boxer noir et ses cheveux sont en pétard. Bizarrement, je suis plus surprise de voir à quel point il est bien foutu que par le fait que pour une fois il m'a appelée Tess, et non pas Theresa.
- Hardin, je t'en prie, je peux entrer ? Il y a un mec...
Je regarde derrière moi. En me bousculant, Hardin passe devant moi et s'arrête au beau milieu du couloir. Quand mon harceleur croise son regard, le cinglé terrifiant se transforme en agneau craintif. Il me lance un dernier regard avant de tourner les talons pour reprendre le couloir dans l'autre sens.
- Tu le connais ?
J'ai la voix qui tremble.
- Ouais. Rentre.
Il me tire par le bras et me fait entrer dans sa chambre. Pendant qu'il retourne sur son lit, je ne peux pas m'empêcher de regarder ses muscles. Il n'a pas de tatouages dans le dos, ce que je trouve étrange puisqu'il en a partout sur la poitrine, le ventre et les bras. Et, au réveil, sa voix est encore plus rauque que d'habitude.
- Tu vas bien ?
- Ouais... oui. Je suis désolée de t'avoir réveillé. C'est juste que je ne savais pas...
- T'inquiète pas. (Hardin passe la main dans ses cheveux emmêlés en soupirant.) Il ne t'a pas touchée ?
Il n'y a aucune trace de sarcasme ou de moquerie dans sa voix. L'idée que ce malade aurait pu poser les mains sur moi me donne envie de pleurer, une fois de plus.
- Non, mais il a essayé. J'ai été assez stupide pour m'enfermer dans une chambre avec un inconnu qui avait trop bu, donc j'imagine que c'est de ma faute.
- Ce n'est pas de ta faute. Tu n'as pas l'habitude de ce genre de... situation.
Il dit cela d'un ton si gentil, en totale contradiction avec celui qu'il emploie habituellement, que je me dirige vers son lit en lui demandant silencieusement la permission de m'asseoir à côté de lui. Il tapote le lit pour m'y inviter. Je croise les mains sur les genoux.
Je n'ai pas l'intention de m'y habituer. C'est vraiment la dernière fois que je viens ici et que je vais à une fête, quelle qu'elle soit d'ailleurs. Je ne sais même pas pourquoi je suis là. Et ce type... il était juste tellement...
- Ne pleure pas, Tess, murmure Hardin.
Le plus drôle, c'est que je ne me rends pas compte que je pleure. Hardin lève la main et instinctivement je recule, mais du pouce il recueille la larme qui coule sur ma joue. J'ouvre les lèvre, surprise par la douceur de son geste.
Afficher en entier
