Les extraits ajoutés par PercyAndAnnabeth
- Tu veux que je te 'porte' ?
Percy espérait qu'elle ne parlait pas sérieusement. Mais June releva ses jupons et lui montra ses pieds, violets et gonflés.
- Je ne peux pas y aller toute saule, dit-elle. Porte-moi jusqu'au camp. Fais-moi traverser l'autoroute, le tunnel et le fleuve.
Percy ne savait pas de quel fleuve il s'agissait, mais ça n'avait pas l'air facile. June paraissait plutôt lourde.
Les gorgones n'étaient plus qu'à une cinquantaine de mètres. Elles glissaient tranquillement dans l'air, sans se hâter, comme si elles savaient que la traque s'achevait.
Percy regarda la vieille dame.
- Et je te porterais jusqu'au camp pour quelle raison ?
- Par bonté ! En plus, si tu ne le fais pas, les dieux périront, le monde tel que nous le connaissons disparaîtra et toutes les personnes de ton ancienne vie mourront. Bien sûr, tu ne te souviens pas d'eux, alors ça ne compte peut-être pas. Tu serais en sécurité au fond de l'océan ...
Percy ravala sa salive. Les gorgones, avec des rires sauvages, se préparaient à fondre pour lui porter le coup final.
- Si je vais au camp, demanda-t-il, est-ce que je retrouverai la mémoire ?
- Tout à la fin, oui, dit June. Mais je te préviens, tu feras beaucoup de sacrifices : tu perdras la marque d'Achille. Tu connaîtras la douleur, physique et morale, tu perdras plus que tu n'aurais jamais imaginé qu'un être humain puisse perdre. Mais tu auras peut-être une chance de sauver tes anciens amis et ta famille, et de récupérer ton ancienne vie.
Au-dessus de leurs têtes, les gorgones décrivaient des cercles. Elles examinaient sans doute le vieille femme pour essayer de jauger la nouvelle venue avant d'attaquer.
- Et ces deux gardes, à l'entrée ? demanda Percy.
- Oh, fit June en souriant, ils te laisseront passer. Tu peux leur faire confiance, à ces deux-là. Alors, tu dis quoi ? Es-tu prêt à aider une vieille femme sans défense ?
Percy ne croyait pas du tout que June soit sans défense. Au pire, c'était un piège ; au mieux, une sorte de test.
Or Percy détestait tout ce qui ressemblait à un test. Depuis qu'il avait perdu la mémoire, sa vie ressemblait à un test. Depuis qu'il avait perdu la mémoire, sa vie ressemblait à un long questionnaire à trous. Il était ________, originaire de ________. Il avait l'impression d'être ________, et si les monstres l'attrapaient, il serait ________.
Puis il pensa à Annabeth, l'unique certitude qui lui restait de son ancienne vie. Il fallait qu'il la retrouve, à tout prix.
- Je t'emmène, dit-il en attrapant la mamie par la taille.
Elle était plus légère qu'il n'avait cru. Il essaya de faire abstractions de son haleine rance et de ses mains rêches qui l'aggripaient par le cou, et s'élança. Il franchit la première voie de circulation sans encombre. Un chauffeur klaxonna. Un autre hurla des paroles qui se perdirent dans le vent. La plupart se contentaient de donner un coup de volant sur le côté, l'air agacé comme s'il leur arrivait souvent, par ici, à Berkeley, de croiser des ados miteux qui traversaient l'autoroute avec une mamie sous le bras.
Une ombre plana sur lui.
- Petit malin ! lança la voix guillerette de Sthéno. Tu t'es trouvé une déesse à trimbaler, hein ?
Une déesse ?
Afficher en entier- Tu veux que je te porte ?
Percy espérait qu'elle ne parlait pas sérieusement. Mais June releva ses jupons et lui montra ses pieds, violets et gonflés.
-Je ne peux pas y aller toute seul, dit-elle. Porte-moi jusqu'au camp. Fais-moi traverser l'autoroute, le tunnel et le fleuve.
Percy ne savait pas de quel fleuve il s'agissait, mais ça n'avait pas l'air facile. June paraissait plûtot lourde.
Les gorgones n'étaient plus qu'à une cinquantaine de mètres. Elles glissaient tranquillement dans l'air, sans se hâter, comme si elles savaient que la traque s'achevait.
Percy regarda la vieille dame.
-Et je te porterais jusqu'au camp pour qu'elle raison ?
-Par bonté ! En plus, si tu ne le fais pas, les dieux périront, le monde tel que nous le connaissons disparaîtra et toutes les personnes de ton ancienne vie mourront. Bien sûr, tu ne te souviens pas d'eux, alors ça ne compte peut-être pas. Tu serais en sécurité, au fond de l'océan ...
Percy ravala sa salive. Les gorgones, avec des rires sauvages, se préparaient à fondre pour lui porter le coup final.
- Si je vais au camp, demanda-t-il, est-ce que je retrouverai la mémoire ?
- Tout à la fin, oui, dit June. Mais je te préviens, tu feras beaucoup de sacrifices : tu perdras la marque d'Achille. Tu connaîtras la douleur, physique et morale, tu perdras plus que tu n'aurais imaginé qu'un être humain puisse perdre. Mais tu auras peut-être une chance de sauver tes anciens amis et ta famille, et de récupérer ton ancienne vie.
Au-dessus de leurs têtes, les gorgones décrivaient des cercles. Elles examinaient sans doute la vieille femme pour essayer de jauger la nouvelle venue avant d'attaquer.
- Et ces deux gardes, à l'entrée ? demanda Percy.
-Oh, fit June en souriant, ils te laisseront passer. Tu peux leur faire confiance, à ces deux-là. Alors, tu dis quoi ? Es-tu prêt à aider une vieille dame sans défense ?
Percy ne croyait pas du tout que June soit sans défense. Au pire, c'était un piège ; au mieux, une sorte de test.
Or Percy détestait tout ce qui ressemblait à un test. Depuis qu'il avait perdu la mémoire, sa vie ressemblait à un long questionnaire à trous. Il était _______, originaire de_________. Il avait l'impression d'être______, et si les monstres l'attrapaient, il serait_______.
Puis il pensa à Annabeth, l'unique certitude qui lui restait de son ancienne vie. Il fallait qu'il la retrouve, à tout prix.
- Je t'emmène, dit-il en attrapant la mamie par la taille.
Elle était plus légère qu'il n'avait cru. Il essaya de faire abstraction de son haleine rance et de ses mains rêches qui l'aggripaient par le cou, s'élança. Il franchit la première voie de circulation sans encombre. Un chauffeur klaxonna. Un autre hurla des paroles qui se perdirent dans le vent. La plupart se contentaient de donner un coup de volant sur le côté, l'air agacé comme s'il leur arrivait souvent, par ici, à Berkeley, de croiser des ados miteux qui traversaient l'autoroute avec une mamie sous le bras.
Une ombre plana sur lui.
- Petit malin ! Lança la voix guillerette de Sthéno. Tu t'es trouvé une déesse à trimbaler, hein ?
Une déesse ?
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