Les extraits ajoutés par Prada
« Moi et Marty, on peut te fournir de la bonne came.
— Vous avez une drôle d’odeur, lui dit Lucy en se penchant en avant et en le reniflant bruyamment. On dirait… des plantes, mais ça ne ressemble pas à celles que Talia a dans son jardin.
— Euh, ouais. Je fais pousser et je fume ma propre…
— Stop ! le coupa Linus. Nous ne voulons pas savoir ce que vous faites pendant votre temps libre.
— C’est qui, le tocard ? murmura A-Chiche.
— M. Baker, chuchota Lucy à son tour. Il est là pour s’assurer que je ne brûle personne vivant avec le pouvoir de mon esprit et que je n’aspire pas leur âme de leur carcasse encore fumante.
— Waouh, tu déchires, petit gars ! » s’exclama le vendeur en levant la main. Lucy la tapa avec joie. « Je veux dire, j’espère que ça ne m’arrivera pas. Mais reste toi-même. »
Afficher en entierLucy soupira. « Comment est-ce que je suis censé me faire des amis si je ne peux pas leur dire comment ils vont mourir ? Quel est l’intérêt de cette sortie ?
— Manger une glace et acheter des disques, lui rappela Arthur.
— Oh. D’accord ! »
Afficher en entierSam ne se formalisait pas qu’André déclinât son offre et retourna aux préparatifs pour la nuit. Ils savaient tous les trois qu’André ne respectait jamais un horaire de rendez-vous, il appelait ça « se faire désirer », mais ses amis n’étaient plus dupes de son petit jeu. Le vieux beau sortit du Mercury en croisant Mounir qui lui entrait afin de prendre son service. Il était déjà vingt-deux heures, se rendit compte Nicolas. Son verre était vide, il était temps pour lui de rentrer. Il n’avait pas envie de rester au comptoir jusqu’à deux heures du matin, bien qu’il appréciât la compagnie des deux patronnes. Il déposa un billet sur le zinc, se leva, remit son blouson et saisit son parapluie.
— Je me rentre, annonça-t-il à Valérie. Bonne soirée les filles.
Sam leva la main en signe d’au revoir, Val lui colla une autre bise sonore sur la joue.
— N’attends pas trois mois pour repasser, mon beau.
— Promis. Es-tu si désespérée que cela ?
Val rit en lui claquant le bras et le traitant d’idiot. Lorsqu’il passait la porte tenue par Mounir fidèle à son poste de garde, Nicolas se retourna une dernière fois pour saluer de la main la patronne, il reçut un choc en se rendant compte que le jeune garçon le suivait du regard, ou tout du moins sa tête était dirigée dans sa direction avant de se retourner brusquement, comme s’il avait été pris en flagrant délit.
Tu te fais des idées, Nico se dit-il.
Oui, il avait sûrement rêvé, ce petit mec ne le matait pas à la dérobée.
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