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Les extraits ajoutés par Raminagrobis

Peu de temps après mon élection, le 18 janvier exactement, j'ai eu l'occasion de témoigner de mon engagement grâce à un événement d'envergure : le Congrès de l'UNISDA (Union Nationale d'Insertion Sociale des Déficients Auditifs[...]). Ils avaient invité au Sommet les présidents des principales chaînes ([...)]. Le thème principal de ce congrès ? L'accessibilité. Mon cheval de bataille.

Quand j'ai reçu leur invitation, je n'ai pas hésité une seconde : il fallait que j'y assiste. [...]. J'étais très émue : mon titre de Miss prenait ici tout son sens et me permettait, dans ce cadre particulier et important, de devenir porte-parole.

[...]

Je suivais le débat avec intérêt, assise au premier rang, près des personnalités officielles. Mais je dois bien admettre que je fus rapidement agacée. Les propos portaient, pour la plupart, sur l'accès théorique de l'accessibilité. J'avais l'impression d'assister à des gloses d'intellectuels quand je m'attendais à apprendre des détails sur la mise en place concrète de la loi Fabius. Lorsqu'une personne dans l'assistance le fit remarquer, demandant quand serait réalisé le sous-titrage, les intervenants déclarèrent qu'il fallait encore attendre, patienter. Que cette mesure prendrait du temps et serait appliquée progressivement. Je ne comprenait pas. Pourquoi interdire à toute une communauté l'accès aux émissions dans leur ensemble pendant encore cinq longues années ?

2° partie : Miss ! Chapitre 5 : Mon combat.

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L'automne est là. Après un été chaud, un été écrasant, les feuilles roussissent pour nous prévenir de l'approche de l'hiver. J'ai continué mes allées et venues entre l'appartement de Vincent et Davy et la maison. Maintenant que j'ai décroché mon permis, en une fois s'il vous plaît - je ne me lasse pas de regarder ce papier rose qui proclame mon indépendance -, je ne dépends plus de mes parents pour faire les trajets. Le bonheur.

Pourtant, c'est quand même Maman qui me conduit à la répétition de Miss Limousin. La dernière avant l'élection qui aura lieu ce soir. Je ne peux pas me rendre à ce concours toute seule. Et si on me demandait de faire quelque chose et que je ne comprenais pas ?

2° partie : Miss !, chapitre 2 : Miss Limousin.

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De bouche à oreille.

Vous allez entendre là, contes, légendes, mythes, récits et quelques chansons, toujours vivants dans nos vallées. Je les ai collectés oralement auprès de Jean Adam et tant d'autres ; dans les années 1980-2000 pour la majorité. Quelques rares "pièces" oralesà l'origine, me sont parvenues par l'écrit.

Je conte, raconte, dis ou chante actuellement toutes les pièces rassemblées ici. Elles ne constituent pas la totalité mais, de loin, la plus grande part de mon répertoire de conteur.

J'ai la chance de les offrir ainsi dans diverses "racontées", en spectacle, au coin du feu, dans les classes, des camps, des petites et grandes salles. Mon plus grand plaisir est de pouvoir souvent les "servir" sur les lieux même de leur création, ou acculturation. "Le sel froid" à Anouihlas, les légendes de lacs à Artouste ou Estaing, "Mi-homme, mi-ours" devant l'Ossau, Houratatèra face à... Houratatèra. Et ainsi de suite.

Les styles écrits de récits vous apparaîtront différents. Parfois très "littéraires" ; j'ai alors écrit ces textes pour divers livres ou revues, respectant le style de chacun de ces ouvrages. Toutes les pièces que j'ai écrites par contre pour ce livre l'ont été, volontairement, au "fil de l'oreille" en me les racontant moi-même comme pendant les racontées. Style plus oral, moins élégant à l'écrit, mais qui nous donnera surtout l'envie de continuer à RACONTER ces pièces, leur faire réintégrer leur chemin oral parfois plurimillénaire.

Alors... à vos oreilles !

Page 9 du livre.

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MAHAMOUDOU ET LA FÉE DU LAC D'ESTAËNS. (BÉARN)

Il était une fois un petit garçon qui vivait au Mali, dans un pays africain où il ne pleut presque jamais. Il habitait avec ses parents et se petite sœur dans une case toute ronde construite avec de la paille et de la boue séchée, recouverte de simples feuilles de palmier, empilées les unes sur les autres.

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Si le sens de chaque geste n'était pas clair, il était clair que chacun de ses gestes avait un sens.

L'effet général était époustouflant et magnifique. Parcourue d'un frisson, Marthona jeta un coup d'œil à Zelandoni, qui répondit d'un hochement de tête. Elle aussi avait senti quelque chose de profond. Jondalar remarqua l'échange discret. Il observa ceux qui observaient Ayla. Joharran la regardait avec fascination, le front barré d'un pli ; Willamar approuvait de la tête avec un léger sourire, tandis que le sourire de Folara était resplandissant.

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