Les extraits ajoutés par lapetitesouris
« Oui, Monsieur. C’était une toute petite femme.Blonde, frêle, maquillée, elle se promenait dans la brousse en fumant des cigarettes américaines et, au début, nul au monde ne l’aurait empêchée de changer de robe deux fois par jour. […]
Et c’est ainsi que la petite femme nous arriva avec un nombre prodigieux de malles et un pékinois. Car elle avait emporté son pékinois avec elle ! » R. G.
Afficher en entier«Les responsables… ceux qui m’avaient conduit, pour diverses raisons qu’il est inutile de se rappeler désormais… ceux qui m’avaient conduit à me lancer dans la rédaction de cette histoire… et c’était leur droit le plus strict, ce n’est pas ce que je veux dire… Les responsables, alors, m’interrogèrent du regard.»
Une femme qu’un homme quitte oublie son enfant. Un fils revient là où l’attend sa mère. Une actrice court les scènes sans jamais s’imposer. De ces vies éparses, les responsables voudraient qu’il écrive l’histoire. Mais en est-il seulement capable, est-ce que cela l’intéresse ?
Afficher en entierÇa me fait vraiment chier de passer en sixième, parce qu'il va falloir que les mecs de la classe s'habituent à mon prénom. Une idée de mon père qui a cru bien faire.
Il a pas loupé son coup.
Il m'a appelé Fernand.
Déjà Fernand tout court c'est plutôt con et ça fait déjà marrer les gens mais quand on ajoute Baamri c'est le délire. Fernand Baamri, la réussite totale.
Il faut dire qu'en plus je fais carrément noraf because les crayons crépus, le côté bronzé permanent et les yeux noirs pour tomber les filles. Fernand le bougnoule.
À Jean-Jaurès ils étaient habitués et on se connaissait depuis le préparatoire, alors pas d'histoires, mais à la rentrée ça va pas être pareil. Surtout que je change complètement de quartier : terminé la banlieue, je bosse à Paris. Encore une idée de mon père mais même ma mère, ma grand-mère, ils sont tous d'accord pour ça : il faut que Fernand ait le meilleur lycée. Pourquoi il est pas à Bezons le meilleur lycée ? Ça me ferait moins loin pour y aller.
On était tous dehors devant la porte et l'oncle est entré le premier pour prévenir ma mère de se voiler et de faire le thé mais ils ont dit qu'ils ne resteraient pas. Celui avec la moustache est resté dans la cour et il m'a demandé si je savais bien pourquoi nous étions en guerre. J'ai dit :
“ Contre l'impérialisme.
— Quel impérialisme ?
L'impérialisme juif et américain. ”
... Et qu'est-ce qu'il a fait l'impérialisme juif et américain ? Il nous a chassés du pays de nos ancêtres, etc. etc. Je savais toutes les réponses très bien. Il m'a aussi interrogé sur l'islam, les versets et j’ai tout su. C'est à la fin qu'il m'a dit :
“ Tu aimerais être un combattant de l'islam ? ”
J'ai dit oui. Mais j'ai quand même ajouté que j'avais que onze ans et il a hoché la tête.
“Il faut commencer très jeune, tu seras officier plus vite. ”
Tout s'accélérait d'un coup... J'ai compris que c'était important et ce qui est drôle c'est que j'ai pensé tout de suite à Smahane, parce que je savais déjà qu'il allait falloir partir et que je ne la reverrais peut-être plus avant longtemps et qu'elle allait avoir encore plus peur sans moi... Ahmed est trop petit et trop fou pour la protéger. »
Afficher en entier-Et alors...Dieu apparaissait... Waouff ... et je me réveille en sueur
-Waaah ! Incroyab' .., n'empêche, je me dis parfois: pas évident tout ça...
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