Les extraits appréciés par soiz87
- Qu'avez-vous fait ? haleta Aurienne.
-Il est tombé.
- Il est tombé ?
- Oui. Sur la fourchette.
- Il est tombé sur la fourchette ? Vingt fois ?
- Oui. À cause de... la peur.
- De quoi avait-il peur ?
- De la fourchette.
Afficher en entierIl grimace tout en se rapprochant.
— J’ai mal ici, aussi, indique-t-il en pointant sa pommette.Je passe mon pouce dessus, dubitative. Sans manquer bien sûr la proximité dans laquelle on se retrouve tous les deux.
— Je ne vois rien.
— Tu es sûre ?
— Sûre.
— Peut-être qu’un baiser ou un peu de magie feraient l’affaire.
Je m’empourpre à la seconde.
— Vous avez quel âge, capitaine, pour croire qu’un baiser peut soigner quelque chose ? interrogé-je, à la fois amusée et critique.
— L’âge requis pour tenter ma chance, réplique-t-il, l’air malin.
Afficher en entierElle est le lien invisible et pourtant tangible qui nous maintient. Nous sommes trois, mais quand elle est là, nous ne faisons plus qu’un.
Afficher en entierJe natte mes cheveux, fixant mes yeux en amande dans le miroir. J’ai changé. Ma peau est marquée de nouvelles cicatrices. J’ai l’air plus dure, aussi.
« Mais tu es toujours aussi belle », chuchote Joran au creux de mon cou.
L’espace d’un instant, je le distingue parfaitement dans le miroir embué, derrière moi. Ses bras se glissent autour de mon ventre et il niche son visage dans mon cou. Mon cœur se met à cogner comme un fou tant il me manque. Son parfum de soleil et de cannelle me submerge quand ses lèvres effleurent ma peau. Ses cheveux roux foncé chatouillent mon cou.
Joran...
Je m’alanguis contre lui, mon dos contre son torse musclé... et je bascule en arrière, tombant sur les fesses. Il n’y a personne, à part une ombre qui s’enroule autour de moi, caressante et désolée. Je ferme les yeux, appuyant mes poings sur mes paupières closes.
Putain, il faut que j’arrête de convoquer l’image de Joran sans arrêt. Ça fait trop mal, après.
Je me relève en me frottant la poitrine, pour calmer les battements frénétiques de mon cœur stupide. Je ravale la boule de chagrin qui vient de se loger dans ma gorge. L’ombre se dissipe autour de moi et disparaît.
Afficher en entierJe laisse mes yeux se promener sur les miens. Leur énergie vibre dans l'air, je la ressens dans mon torse, là où la magie de la meute forme un tissage lumineux qui me relie à chacun d'entre eux.
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