Cher Lecteur,
Nous avons détecté que vous utilisez un bloqueur de publicités (AdBlock) pendant votre navigation sur notre site. Bien que nous comprenions les raisons qui peuvent vous pousser à utiliser ces outils, nous tenons à préciser que notre plateforme se finance principalement grâce à des publicités.
Ces publicités, soigneusement sélectionnées, sont principalement axées sur la littérature et l'art. Elles ne sont pas intrusives et peuvent même vous offrir des opportunités intéressantes dans ces domaines. En bloquant ces publicités, vous limitez nos ressources et risquez de manquer des offres pertinentes.
Afin de pouvoir continuer à naviguer et profiter de nos contenus, nous vous demandons de bien vouloir désactiver votre bloqueur de publicités pour notre site. Cela nous permettra de continuer à vous fournir un contenu de qualité et vous de rester connecté aux dernières nouvelles et tendances de la littérature et de l'art.
Pour continuer à accéder à notre contenu, veuillez désactiver votre bloqueur de publicités et cliquer sur le bouton ci-dessous pour recharger la page.
Nous vous remercions pour votre compréhension et votre soutien.
Cordialement,
L'équipe BookNode
P.S : Si vous souhaitez profiter d'une navigation sans publicité, nous vous proposons notre option Premium. Avec cette offre, vous pourrez parcourir notre contenu de manière illimitée, sans aucune publicité. Pour découvrir plus sur notre offre Premium et prendre un abonnement, cliquez ici.
Dmitry Glukhovsky est un de mes auteurs préférés, et surtout il a écrit mon roman préféré « Futu.Re » ainsi que le « monde » très étendu de « Métro 2033 » en écrivant 3 romans et en y intégrant plusieurs jeux vidéos ainsi que des romans d’autres auteurs (amateurs) qu’il publie enfin d’étendre encore cet univers. Tout cela pour dire que j’attendais beaucoup de ce nouveau roman, même sachant que ce n’était pas de la science-fiction, nous sommes ici dans un thriller, et malheureusement je suis déçu de ma lecture, cela me laisse un goût amère et me fait espérer un prochain roman plus dynamique.
Ce que je reproche à « Texto » n’est autre qu’une énorme lenteur qui s’installe après 150 pages et qui reste jusqu’au bout. Je me suis ennuyé malgré un sujet intéressant, jusqu’à me forcer à lire pour le finir (en me disant à chaque fois : mais mince pourquoi, pourquoi Dmitry Glukhovsky à donné ce rythme à son livre…).
Il y a une autre chose avec laquelle j’ai eu du mal, c’est « Ilya », le personnage principal de l’histoire, il est juste insupportable, j’avais envie de le secouer, de lui dire mais réveille toi, dans quel monde tu vis, bouge toi. En plus j’ai trouvé ses réactions assez spéciales. Alors je lui laisserai le bénéfice du doute sur son mental car il sort de plusieurs années de prison dans laquelle il à été placé jeune, et en plus en étant innocent. Il n’empêche qu’il est complètement à coté de ses pompes.
Aller, une bonne chose, le scénario.
Dmitry Glukhovsky sort cette histoire de sa tête d’un coup de baguette magique, toujours aussi inspiré que pour ces précédents romans, c’est ici vraiment le point positif de cette synthèse, si seulement il y avait mis plus de rythme et un personnage moins agaçant nous aurions pu avoir encore une fois un chef d’oeuvre comme pour Métro 2033 ou Futu.Re. C’est dommage car le potentiel était là.
Sur le blog :
https://unbouquinsinonrien.blogspot.com/2019/02/texto-dmitry-glukhovsky.html
Afficher en entierGlukhovsky est un auteur particulier dans mon cœur, il est celui qui m'a fait découvrir que j'aimais lire, autant vous dire que je ne louperai pour rien au monde la sortie d'un de ces nouveaux livres. Je n'arrive pas à être vraiment négatif sur lui, son écriture est à part et je suis toujours surpris.
Pour ce qui est de TEXTO, j'ai aimé ce livre, pas adoré ni surkiffé, mais j'ai aimé lire ce nouveau thriller psychologique. L'auteur nous emmène dans un Moscou cru et sans tabou, un Moscou dont on ne parle pas à la télé mais qui est tellement réaliste que nous français on peut se poser des tas de questions.
Nous suivons Ilya un jeune homme de 27 ans tout juste sorti de prison et qui va vouloir se venger, il va se faire passer pour l'homme qui l'a arrêté arbitrairement 7 ans auparavant et qui a ruiné sa vie. Notre personnage principal va donc se faire passer pour lui, une fois ce dernier mort, en utilisant tout ce que peut révéler son téléphone, Mails Sms Enregistrements pour pouvoir faire croire que ce policier est toujours vivant et trouver du temps pour se sortir de ce piège dans lequel il c'est enfermé. Il va se rendre compte que la vie qu'il [a prise n'était pas si simple et qu'il n'est pas facile de se faire passer pour autre.
Un bon livre, un peu long par moments, quand on rentre dans certaines lectures d'échanges de textos ou de messages autres. Mais sincèrement je suis quand même resté accroché à ce livre avec l'envie de savoir comment Ilya allait s'en sortir.
Afficher en entierMa chronique complète: https://ombrebones.wordpress.com/2019/03/04/texto-dmitry-glukhovsky/
Pour conclure, je dirai Texto est un texte d’une grande profondeur psychologique au final aussi glacial que l’hiver russe où il se déroule. Il parait hélas longuet par moment et ses chapitres sont parfois trop longs. Outre ce souci de rythme qui est, somme toute, vraiment personnel à mon goût, j’ai été très heureuse de découvrir ce texte différent dans une Russie actuelle dépeinte avec brio par un auteur du cru. La psychologie affinée des différents protagonistes permet une plongée dans les méandres de l’âme humaine avec un côté malsain assez subtil et bien maîtrisé. Pour ne rien gâcher, Dmitry Glukhovsky traite d’un sujet résolument moderne en s’interrogeant sur notre trop grande confiance en notre téléphone portable et notre relation à la technologie. Je recommande Texto sans hésiter aux amateurs de romans psychologiques et à ceux qui ont envie de découvrir un bout de Russie contemporaine.
Afficher en entierPfiouuu, quelle lecture! Glukhovsky ne démérite pas les éloges dont on couvre ses oeuvres. Texto n'échappe pas à sa recette magique : un vrai style, une idée exploitée jusqu'au bout, une ambiance unique et un portrait effroyablement réaliste de Moscou.
Ilya est un personnage terriblement attachant. Après avoir subtilisé le téléphone de celui qu'il a tué, il va petit à petit s'approprier son identité et sa vie. Cet angle scénaristique est vraiment unique en son genre : on découvre la vie d'un personnage au travers de ses conversations et de ses proches. C'est incroyablement addictif, et comme Ilya, on se languit d'en apprendre toujours plus. Je crois que le livre me parle plus particulièrement sur le plan personnel puisque j'ai quasiment le même âge que le personnage principal.
Certains lecteurs reprochent à Texto d'être lent, mais c'est pourtant le style de l'auteur depuis 2005 avec Metro 2033, aucune surprise à avoir ! Texto n'est pas un film d'action, c'est un thriller psychologique porté à merveille par un auteur qui sait de quoi il parle. Je salue encore une fois le travail de traduction de Denis Savine qui fait honneur au roman.
Afficher en entierJe ne connaissais pas du tout Dmitry Glukhovsky, et pourtant, son roman Metro est célèbre. Je suis contente d'avoir pu le découvrir grâce à ce dernier roman qui me donne envie maintenant de lire ses romans précédents.
On suit ici Ilya. Il revient chez sa mère après avoir été emprisonné sept ans. Il arrive malheureusement trop tard car sa mère est décédée. Il accuse difficilement le coup et noie sa douleur dans l'alcool. Il décide le soir de retrouver celui à cause de qui il est allé injustement en prison. Leur rencontre se passe mal, il le tue. Se rendant compte le lendemain de son geste, il décide de rassembler de l'argent pour payer une sépulture pour sa mère. Il va ainsi utiliser le téléphone volé à sa victime et faire ainsi croire à ses contacts qu'il est toujours en vie et pouvoir leur soudoyer l'argent. Car cette victime n'est autre qu'un officier véreux qui trempait dans des magouilles pas claires. Ylia sait qu'il a peu de temps pour récolter de l'argent, le corps de l’officier pouvant être découvert à tout moment. Ylia va s’immiscer dans la vie du mort, prendre des décisions personnelles à sa place, chercher le pardon auprès de ses proches. Mais à force de jouer le rôle du mort, Ylia finit par en perdre sa propre identité…comment va-t-il pouvoir s’en sortir ? Les contacts sont-ils se rendre compte de la supercherie ? Quelle sera leur réaction ? Comment tout cela va-t-il se finir ?
Toutes ces questions, je me les suis posées régulièrement tout au long de ma lecture. J’avais beaucoup de mal à me dire qu'il pouvait s'en sortir sans dégâts. Prendre l’identité d’un autre est dangereux, et encore plus en Russie, avec, comme si ce n’était pas suffisant, un policier ayant des contacts très louches et influents. Toute l'action se passe en 2016, sur un espace temps assez court, moins d'une semaine. On suit Ylia avec appréhension, on a peur pour lui, il a parfois des idées tellement farfelues qu'on se demande comment il va pouvoir se dépêtrer de tout cela. Je l'ai trouvé très culotté et en même temps irresponsable et surtout impulsif. Il prend des décisions sans réfléchir aux conséquences, il ne prend pas le temps de réfléchir à la portée de ses actes et paroles. Car par texto, il rend le policier plus humain auprès de ses proches, chose assez étonnante. Je n'ai pas réussi à m'attacher à Ylia, mais je pense que ce n’était pas ce à quoi cherchait l'auteur. J'ai trouvé Ylia parfois lymphatique et lent, j'avais parfois envie de le secouer.
Pour ce qui est de l’écriture et du style de Dmitry Glukhovsky, je me suis régalée. Il parle à merveille de Moscou, la dépeint sans fards, brute de pomme, sans chercher à la rendre belle, elle est décrite comme elle est. L’ambiance est également très bien retranscrite, que ce soit dans les petites rues et quartiers sombres ou dans le métro, comme les cafés et les grandes places célèbres. J'ai ressenti le froid de l'hiver, la chaleur d'un bistrot, tout ce qui peut-être représentatif de cette ville. L'auteur livre un portrait de Moscou, comme il l'a fait pour ses personnages. La ville tient autant de place que le héros.
Le style d’écriture est incisif, puissant, parfois brute ou contemplatif. Les chapitres sont assez longs mais il se passe tellement de choses pendant que je ne les ai pas vus défiler. J'avais lu des avis où il était mentionné des longueurs. Je n'ai pas trouvé pour ma part. Cette impression de longueur est pour moi rendue à cause de la nonchalance et une certaine lenteur d'Ylia à certains moments. Il faut dire aussi qu’Ilya, étant seul tout au long du roman, se parle à lui-même très souvent, réfléchissant à ce qu'il doit faire. Ces passages sont écrits en italique, sont généralement à la première personne du singulier, ce qui permet de se mettre encore mieux dans la tête du héros. Il s'adresse à lui-même ou à sa mère ou aux autres personnes qu'il côtoie. J'ai bien aimé ce procédé.
J'ai vraiment beaucoup aimé cette histoire. L'auteur met l'accent sur les travers du téléphone portable, que ce soit dans les comportements des gens qui ne se parlent plus, ayant les yeux rivés à leur téléphone ou que ce soit dans les dangers de voir des informations privées divulguer si le téléphone tombe dans d’autres mains. Un phénomène de société qui a déjà chamboulé celle-ci dans les comportements ou les relations. Combien de fois, je vois des couples aux terrasses de café préférant regarder leur téléphone plutôt que profiter de l'autre ou du paysage. Et je ne parle même pas des informations privées contenues dans ces objets qui peuvent être découvertes ou encore à l’opposé de l'absence de traces, d’écrits, tout se passant maintenant par Sms et non plus par courrier… Quand on y pense, on se rend compte des changements qui ont pu avoir lieu ces dernières années…Bref…tout ça pour dire que ce roman questionne, interroge, pousse à la réflexion, et ça j’aime beaucoup.
Texto est donc un roman noir, sombre, psychologique, prenant, on a tellement envie de savoir comment tout cela va se terminer, savoir comment le héros va se dépêtrer des situations parfois difficiles, que l'on tourne les pages assez rapidement. Et pour aboutir à un final auquel je ne m'attendais pas, et pourtant en y réfléchissant bien, je ne vois pas vers quelle fin on pouvait aboutir. Ce roman doit être adapté au cinéma, et franchement, l'auteur a tellement une écriture très visuelle que j'avais l’impression de voir défiler l’histoire sur grand écran. Je serai curieuse de découvrir cette adaptation d'ailleurs, même si c’est en VO.
Je pense que je vais me procurer rapidement son autre roman Métro qui est apparemment un grand succès de Dmitry Glukhovsky. Je suis très contente d’avoir lu ce roman, il sort de mes lectures habituelles par l’ambiance slave et c’est toujours plaisant d'explorer d'autres lieux.
Un roman que je vous recommande donc, un auteur russe à lire assurément.
Afficher en entierL'avis d'Esméralda :
Direction Moscou le clinquant et sa banlieue des oubliés. Corruption, manipulation, complot, sexe, drogue, argent, un monde où les non initiés ne peuvent guère survivre, un monde où la tolérance 0 n’existe pas, un monde impitoyable, cruel où l’être humain semble s’y être perdu. Le grand méchant loup est prêt à dévorer et à faire un sacré carnage.
Ilya avait la jeunesse, la vie devant lui. Ilya rêvait des filles, de son avenir, de l’argent et des soirées trop arrosées. Ilya n’avait que vingt ans quand sa vie a basculé. Sa liberté lui a été retirée alors qu’il a été piégé par un flic véreux en quête de sensation, de pouvoir et de promotion. Ilya a du partir, embarqué de force dans ce train qui le mène à des milliers de kilomètres de sa mère. Ilya ne peut rien faire contre le système alors il va devoir s’adapter. Il apprend à survivre en prison au milieu de types hyper dangereux. La discipline, le respect, le contrôle de soi, la prison fait de lui un autre homme mais il n’a pas oublié celui qui l’a envoyé ici et la rancœur s’épanouit librement pendant sept longues années.
Le retour aurait du être un moment joyeux. Il attendait avec impatience les retrouvailles avec sa mère dont il imaginait dans sa cuisine, cœur vaillant à l’ouvrage, lui préparant des petits plats. La dure réalité le rattrape bien trop vite. Un pied de nez sadique qui lui ouvre les portes de l’enfer. Tristesse, mélancolie, colère, haine, un ultime shoot qui lui fait perdre pied et le pousse à perpétrer un geste désespéré. Son ultime échappatoire, le temps de prévoir une issue de secours, faire croire que le propriétaire de ce téléphone maudit est toujours vivant. Ilya s’accapare une vie, la décortique à tout va, via ce smartphone, une ouverture propice, un prolongement d’un homme qui gît six pied sous terre. Ilya est pris dans une frénésie utopique où la rédemption est salutaire. La réalité n’hésite pas à toquer à sa porte : sa mère et son avenir l’attendent patiemment. Seulement entre l’immoralité et le respect, le choix n’a rien d’une sinécure.
TEXTO est le genre de roman que j’adore découvrir. Un monde à deux vitesses où le riche complote tandis que le pauvre essaye tant bien que mal de survivre. D.G. a cette plume subversive qui ne fait pas cas de la brutalité des situations, des contextes et des personnages. D.G. adore interpeller, choquer et remuer les tripes. Car oui TEXTO est un de ces romans qui vous accapare dès le départ pour ne plus vous lâcher jusqu’au point final. Il dépeint sans contexte un monde « brouillon » où l’égocentrisme et le profit ont pris le pouvoir sur les valeurs moraux. L’objet que détient Ilya est le témoin de tous ces déboires. La vie d’un homme dans une machine, un instrument puissant qui détient touts ses secrets. Quelle ironie ! Une superbe découverte que j’ai pris le temps de savourer. Entre actions et réflexions plus longues, cette aventure a une saveur amère et acide qui parfois s’adoucit. C’est un voyage effroyable et éreintant au son des bips des notifications qu’ils décomptent jusqu’à l’heure fatidique. Je ne m’étais jamais intéressée à la littérature russe par peur d’une certaine rudesse qui aurait pu m’effrayer. Voilà que j’ai révisé mon point de vue, ma pile à lire va être contente.
TEXTO est brutal et sanglant mais qui dépeint avec une réalité surprenante un monde en noir et blanc.
Afficher en entierJe n'ai pas du tout aimé ce livre. J'étais enthousiaste à l'idée de le lire, j'en avais entendu beaucoup de bien et malheureusement je n'ai pas du tout accroché, ni au scénario, ni aux personnages, ni à l'histoire. Dommage !
Afficher en entierFan de Glukhovsky pour sa SF décapante, comme la série Metro, je le découvre dans un thriller très original et savamment construit. Pourtant, je n’ai pas ressenti la même adrénaline que pour mes lectures précédentes, alors que ce roman constitue, pour ma part, la première incursion du roman noir dans notre monde ultra connecté. Glukhovsky y mêle l’ensemble des messageries instantanées pour créer l’illusion d’une vie après la mort. En extrapolant, il est assez terrifiant de savoir que nos comptes sur les réseaux sociaux vont vivre leur propre existence, encore quelques temps, après notre mort.
Ilya vient de passer 7 ans dans une prison en Sibérie. Après ces années de détention, il ne retrouve pas sa vie d’avant, ni ses amis, ni sa petite amie qui a refait sa vie, depuis. Sa mère meurt la veille de son arrivée à Moscou, le plongeant dans une situation désespérée. 7 ans plus tôt, Khazine, un officier ripoux, l’avait fait condamner à tort. Poussé par une incontrôlable soif de vérité, il tue, la nuit de son retour, ce policier et récupère son téléphone mobile. Faisant cela, il entre dans la vie professionnelle et privée de Khazine.
La force de Glukhovsky est de soulever dans chacun de ses livres des questions sociétales fondamentales. Par l’appropriation d’un téléphone, Ilya s’insère dans les destins de personnes dont il est étranger, même avec les meilleures intentions, il est possible de faire plus de mal que de bien. D’ores et déjà, les grandes entreprises tentent de nous influencer sur les réseaux sociaux avec de continuelles sollicitations. A l’instar d’Ilya qui pense maintenir la vie des autres entre ses mains, il s’aperçoit, peut-être trop tard, que l’appareil le domine.
Afficher en entierhttps://lessortilegesdesmots.blogspot.com/2025/10/texto-de-dmitry-glukhovsky.html
Ilya est un jeune homme qui s'est retrouvé en prison à tort pendant sept ans. Lorsqu'il en sort, il ne souhaite que vivre normalement en commençant par retrouver sa mère. Rien ne va se passer comme il le pensait. D'abord confronté au décès de sa mère puis au refus de son ex petite amie de le voir, il va perdre pied lorsqu'il va croiser la personne à l'origine de son incarcération, Petia, un officier des stup véreux. Submergé par les émotions, il va le tuer et récupérer son téléphone. À partir de là, il va devoir se faire passer pour cet homme.
La particularité de ce livre réside dans le fait qu'on se doute de la fin. L'idée est de connaître le chemin parcouru par Ilya. Si vous cherchez des émotions, oubliez. Ce roman en est dénué. C'est une analyse d'une époque et d'un pays au-delà du personnage. On peut, à la limite, être en empathie face à ce qu'il traverse mais c'est tout. Je ne suis pas habituée à ce type d'ouvrage. J'ai eu besoin d'un moment adaptation et de comprendre l'ambiance. Ça m'a un peut déstabilisé.
Outre la dénonciation de la corruption évidente, on découvre le visage de la Russie sous un angle nouveau. Certes, on en connaît tous certains aspects mais ça va bien au-delà. On découvre la façon de vivre, le fait que les citoyens ne soient pas dupes et le manque d'empathie. On y ressent une sorte de chacun pour soi assez effrayant.
En parallèle, Ilya se fait passer pour Petia en utilisant uniquement le smartphone de sa victime. L'auteur montre à quel point ces bijoux de technologies peuvent être dangereux selon comment on les utilise. On va, dans le même temps, en apprendre plus sur l'officier. On nous montre qu'on ne sait rien sur les gens qui nous entourent. En effet, Ilya va fouiller de fond en comble dans le téléphone de sa victime. C'est effrayant de voir à quel point il s'en sort juste avec les informations qu'il a. Je m'arrête là mais j'avais peur que le livre soit trop long. Honnêtement, pas du tout. C'était parfaitement calculé.
En bref, ce roman m'a poussé à m'interroger sur l'utilisation abusive des nouvelles technologies et de la confiance aveugle que l'on a en elle. Ce livre, après un début un peu lent logique, était addictif. On ne veut savoir qu'une chose : jusqu'où les choses vont aller et surtout comme tout va se terminer.
Afficher en entier