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Extrait ajouté par La-bibliophilie-dAlaine 2020-12-28T18:09:32+01:00

« Mon cœur, que je pensais mort, se réveille, me hurlant d’aller la consoler. ce que je m’empresse de faire, tandis que ma cervelle me traite d’idiot et de mauviette. »

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Extrait ajouté par Miiliie93 2020-12-21T15:51:36+01:00

Puissant dans la colère qui m'habite depuis que je suis venu au monde, je rentre dans la pièce, fixant mes yeux sombres sur sa silhouette menue. Recroquevillée au sol. Vulnérable comme jamais. Les spasmes de tristesse font trembler chacun de ses membres, les sanglots lui obstruant la trachée. Elle renifle bruyamment tout en enfouissant un peu plus la tête dans ses mains. Elle est au bord du gouffre. Ma rage s'envole aussitôt. Mon cœur, que je pensais mort, se réveille, me hurlant d'aller la consoler. ce que je m'empresse de faire, tandis que ma cervelle me traite d'idiot et de mauviette.

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Extrait ajouté par CrystalM 2020-12-04T23:33:31+01:00

Chapitre 1

Silver

– Allez, ne fais pas cette tête, ce n’est pas si terrible.

Je déteste tout chez Consuela, de son faux accent hispanique à son regard bovin, jusqu’à son rouge à lèvres fuchsia totalement ringard, qu’elle a encore à moitié étalé sur ses dents de devant. Cette bonne femme me tape sur les nerfs depuis que je l’ai rencontrée, il y a quelques semaines, mais, aujourd’hui, ça frôle la folie pure. Si elle n’était pas au volant de sa vieille Buick, je l’aurais sûrement déjà attrapée par sa tignasse grasse pour lui secouer la cervelle. Histoire de lui remettre ses quelques neurones en place.

– Évidemment que c’est terrible, je rétorque en la fusillant du regard. Vous m’emmenez en Enfer.

Elle souffle bruyamment, comme si elle peinait à me supporter. A-t-elle seulement pris la peine de se mettre à ma place, juste une seconde ? Bien sûr que non, son rôle n’est que de m’emmener d’un point A à un point B, de faire signer quelques papiers d’usage, puis de retourner à son bureau minable, avec le sourire.

« Encore un dossier classé ! », va-t-elle penser quand elle en aura fini avec moi. Et qu’importent les conséquences…

– Est-ce que vous avez vraiment le droit de me laisser aux mains d’un criminel ? je demande à nouveau, en espérant que sa réponse sera différente des dix fois précédentes où je lui ai posé la question.

– Silver, ton père a purgé sa peine. Aujourd’hui, c’est un homme respectable qui…

Mon rire amer l’empêche de terminer sa stupide tirade. Je n’ai jamais entendu autant de sornettes en une seule phrase. Il y a bien quelques adjectifs qui pourraient décrire mon cher géniteur : égoïste, lâche, absent… dangereux. Mais respectable, ça, non. Pourtant, son casier judiciaire et son mode de vie plus qu’inapproprié à l’éducation d’un enfant n’ont pas semblé gêner le juge des affaires familiales. Un comble, si vous voulez mon avis.

– J’aurais très bien pu m’occuper de moi-même, je ronchonne en croisant les bras sur ma poitrine, me blottissant davantage dans le coin de mon siège.

– Tu n’as que dix-sept ans, me rabâche Consuela en forçant sur son accent hispanique. Tu es trop jeune !

Et elle, trop conne ! Le juge a affirmé que je ne pourrai vivre seule que lorsque j’aurai atteint mes dix-huit printemps. Neuf mois, c’est bien trop long, une éternité ! D’autant plus dans ce bouge sordide qu’est Tonopah, Nevada. À mesure que nous approchons de mon futur lieu de résidence, les chemins deviennent plus désertiques, les boutiques moins nombreuses, les motos plus présentes. Consuela s’engage sur un chemin de terre assez chaotique, bordé de nombreuses plantes à moitié desséchées par le soleil de plomb. Nous nous garons devant une immense bâtisse, attenante à un garage automobile. Devant la porte, un homme d’une quarantaine d’années attend, les bras le long du corps, des lunettes de soleil posées sur le nez, une longue barbe grisonnante lui mangeant le visage. On dirait Arnold Schwarzenegger dans Terminator, en plus poilu. Je ne l’aurais sans doute pas reconnu si ma tutrice ne m’avait pas montré quelques photos avant d’embarquer en voiture. Trop prise dans ma contemplation de cet homme qui n’est autre que mon père, je n’ai même pas remarqué que Consuela était sortie du véhicule, ni qu’elle avait ouvert ma portière. Je nous cherche des similitudes, de vagues traits de ressemblance… À cette distance, c’est malheureusement compliqué. Cependant, je n’ai aucune envie de m’approcher. Mon corps, ma tête, mon cœur, tout me hurle que je devrais fuir cet endroit au plus vite. Les vociférations de Consuela me rappellent toutefois que je n’ai pas le choix. J’avance en traînant des pieds, mon sac à dos sur le bras, jusqu’au perron où il m’attend. Du bout de l’index, il descend à peine ses lunettes noires, un micro sourire se peignant sur son visage.

– Tu as fait bon voyage ?

Sa voix me surprend. Je ne sais pas vraiment à quoi je m’attendais. Plus grave, plus sèche. Moins chaleureuse. Je hausse une épaule, n’étant pas encore prête à lui adresser la parole. Je ne suis pas certaine qu’il apprécierait ce qui sortirait de ma bouche. Ma tutrice lui rappelle qu’ils ont divers documents à signer, que cela peut se faire sans ma présence. Évidemment, comme je n’ai mon mot à dire sur rien… De plus, ce n’est pas comme si je pouvais me barrer d’ici. Il semblerait qu’il n’y ait rien à des kilomètres à la ronde. Juste de la poussière, quelques cactus, et des dizaines de motos que je suis incapable de conduire.

Mon père et Consuela entrent dans un bureau, à l’entrée du garage. Je lève les yeux au ciel, me protégeant des rayons du soleil en plaçant une main en visière devant mes yeux. Une immense pancarte surplombe la bâtisse. Écriture blanche sur fond noir. Le dessin d’un trident, dont la pointe centrale est surplombée d’un œil. Je le sens me scruter, fouillant au travers de mon âme. C’est flippant. Et, à présent, officiel. Me voici arrivée chez les Devious Souls.

Source : kobo.com

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Extrait ajouté par CrystalM 2020-12-04T23:32:55+01:00

Silver assise sur mon lit. Silver qui m’envoûte avec ses grands yeux bleus. Silver dont la bouche était si proche que j’ai la sensation d’en avoir le goût sur mes lèvres.

Silver. Silver. Silver.

Pourquoi je n’arrive pas à me la sortir de la tête ? Elle n’a pourtant rien d’extraordinaire ! Hormis le fait qu’elle soit incroyablement belle. Et intelligente. Et drôle. Avec ce putain de caractère qui me rend dingue. Si forte et si fragile à la fois.

Silver...

Source : kobo.com

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