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Certains voulaient tellement prouver leur tolérance et leur progressisme qu’ils finissaient par tomber dans les mêmes stéréotypes que les autres.
Afficher en entier- Les religions nous dominent toujours. C'est comme ça depuis des siècles. Elles influencent nos comportements, les limitent, nous transmettent des principes et des valeurs que nous sommes obligés de suivre. Certains tuent même au nom de la religion : les terroristes fondamentalistes, les fanatiques.
- C'est précisément ce que je veux éviter.
- Oui. Cependant, ces djihadistes n'ont vu Allah que sous l'emprise de la drogue, si tant est qu'ils l'aient vu. Ils tuent avec la certitude que leur dieu existe bel et bien et qu'il les récompensera avec le paradis et soixante-douze vierges, ces houris qui les combleront de bonheur pendant mille ans. (Joseph retomba dans le silence, comme s'il réfléchissait à la possibilité d'un lieu aussi idyllique.) Mais vous, reprit-il soudain, vous voyez les dieux, vous les connaissez ! C'est merveilleux, inimaginable !
- Eh bien, moi, ça me fait peur. Je préfère ne pas voir de dieux.
- Vous êtes une privilégiée. N'ayez pas peur, ils ne vous feront pas de mal. Laissez-vous guider. Laissez-vous séduire par la magie.
Afficher en entier- Les Santadoma ! affirma Joseph. Des esclavagistes. Des colonialistes. Des potentats qui ont fondé leur position et leur richesse sur l'exploitation historique des afrodescendants. Et qui, avec vous, Concepcion, ont perpétué la tradition. Racisme à l'état pur, intolérance, xénophobie, discrimination raciale !
Il avait élevé la voix. Les convives des autres les regardèrent.
- Désolé, s'excusa-t-il auprès de Lita, de sa mère, puis des autres clients. Il faut les écraser, dit-il ensuite tout bas, avec une pointe d'autorité dans le ton. Les gens comme eux sont nombreux dans le monde. Ils n'ont peut-être pas de servantes de couleur amenées de Cuba comme les Santadoma... - pardonnez-moi cette impolitesse à votre égard, dit-il à l'adresse de Concepcion -, mais ils jouissent encore, aujourd'hui, au XXIe siècle, des richesses qu'ils ont obtenues en asservissant notre peuple. Tous doivent savoir que nous sommes là. Que nous nous battons. Que nous les montrerons du doigt. Que nous méritons réparation.
Afficher en entierLa religion, la spiritualité et les croyances jouent un rôle central dans la vie de millions de femmes et d’hommes, dans leur manière de vivre et de se comporter. La religion, la spiritualité et les croyances peuvent contribuer à la promotion de la dignité et de la valeur inhérentes à la personne et à l’éradication du racisme, de la discrimination raciale, de la xénophobie et de l’intolérance. Communiez avec les dieux noirs, nos dieux, les dieux qui ne nous ont pas été imposés !
Afficher en entierNous déclarons que tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits, et qu’ils sont dotés du potentiel nécessaire pour contribuer de manière constructive au développement et au bien-être de leur société. Toute doctrine de supériorité raciale est scientifiquement fausse, moralement répréhensible, socialement injuste et dangereuse, et doit être rejetée au même titre que les théories qui cherchent à déterminer l’existence de races humaines distinctes.
Afficher en entierTout vestige de l’esclavage qui survit aujourd’hui doit être condamné par la société ! Toute personne, société, entité ou pays qui a profité du sang des esclaves noirs doit s’excuser et réparer ses torts… Il n’existe aucune excuse. La lutte des Noirs pour atteindre cet objectif ne doit pas se relâcher. Nous restons un peuple défavorisé, un continent exploité, une race maltraitée et humiliée !
Afficher en entierAu cours d’une longue conversation, la señora Vit expliqua à Lita que l’on célébrait la Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine - un programme des Nations unies, lancé en 2015, qui se poursuivait donc jusqu’en 2024 -, dans le but de parvenir à l’égalité pour les victimes, en particulier celles d’ascendance africaine, des esclavages de l’époque coloniale, dont celui vécu à Cuba.
Lita n’en avait jamais entendu parler.
Afficher en entier- Écoutez ce qui est dit ici ! poursuivit Lita. « Après l’abolition de l’esclavage, la ségrégation raciale, les politiques de blanchiment et d’autres formes de discrimination institutionnalisée à l’encontre des afro-descendants ont préservé les hiérarchies raciales créées par l’esclavage. »
- C’est ce qui s’est passé à Cuba, commenta Elena. Comme pour ta mère et ses ancêtres qui, tout simplement, d’esclaves des marquis, sont devenus leurs domestiques.
- Aptes à se faire sexuellement exploiter.
- Tu parles de ma mère ?
- Pas besoin d’être mulatre et servante pour se faire exploiter, déplora Sara.
Afficher en entierElles lurent des paragraphes au hasard : les Nations Unies entendaient défendre et même indemniser les descendants des esclaves qui avaient vécu au sein de la diaspora africaine. Dédommager le pays d’origine et même leur personne. Les Nations unies recherchaient l’égalité et la justice, combattaient le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance, et aspiraient à réaliser une véritable égalité de chances et de traitement pour tous les individus et tous les peuples.
Afficher en entier« Les reparations sont une question de notre passé et notre présent », mentionnait l’un des nombreux documents de l’ONU. La déclaration de Durban affirmait clairement que l’esclavage transatlantique et le colonialisme demeuraient deux des causes profondes du racisme, de la discrimination raciale, de la xénophobie et de l’intolérance dont souffraient les Africains et les personnes d’ascendance africaine et asiatique, ainsi que les peuples autochtones.
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