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Le départ de Dale Keown aura finalement permis l'arrivée d'un artiste généreux et talentueux qui explosera par la suite avec des titres comme Midnight Nation ou surtout la mini-série (inachevée) Supreme Power : Gary Frank, au style très proche de Keown, permettra à Peter David de continuer sur sa lancée avec des scénarios laissant davantage de place à l'humour et l'ironie ainsi qu'aux références de plus en plus nombreuses à la pop culture. Il propose un Hulk certes musculeux mais harmonieux affichant une certaine prestance associée à une bonhomie inhabituelle. Ce Hulk ne fait effectivement pas peur et pour peu qu'un procédé technique efface sa couleur, Banner peut s'adresser à un quidam sans l'effrayer.
C'est tout de même un peu déstabilisant pour les amateurs du Titan vert, mais cela permet des aventures assez rythmées et des confrontations emplies de dialogues acérés, Banner ne se privant jamais de ponctuer ses coups de poing par autant de bons mots (plus ou moins bien traduits). Si les quatre premières histoires sortent du lot avec un annual un peu poussif en 4 épisodes consacré au retour des Défenseurs alliés contre le sorcier qui a ravi le corps de Namor et prépare un Armageddon, le reste continue de suivre l'évolution de Hulk devenu cette fois le patron du Panthéon, n'hésitant pas à aller sur le terrain pour régler les problèmes que son organisation tente de résoudre. Ce qui lui vaut de tomber assez aisément dans un piège ourdi par Crâne rouge et le Fléau, qui en profiteront pour retourner Hulk contre les Avengers ! Quelques beaux duels en perspective assortis d'un lavage de cerveau rappelant celui que la Main opéra à l'encontre de Wolverine dans les épisodes signés Jim Lee.
Pendant ce temps, Betty assiste impuissante aux efforts désespérés de Rick qui tente de rééduquer Marlo : cette dernière, si elle a ressuscité, n'est encore qu'une coquille vide incapable du moindre mouvement conscient, mais Rick, envers et contre tous - et notamment la famille de Marlo qui l'assigne en Justice afin de récupérer la garde de la jeune fille - s'évertue à éveiller son esprit, si tant est qu'il en reste derrière les beaux yeux écarquillés de sa petite amie.
Enfin, derrière ces petits drames, se profile doucement l'ombre de ce que la voyante Delphes a déjà perçu : un cataclysme ayant Hulk pour origine, une fin du monde tel que nous le connaissons dominée par le rire sépulcral d'une version altérée de notre héros qui s'y verra confronté dans les pages de l'arc Futur imparfait.
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