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il avait déjà rêver qu'il volait, mais c'était comme s'il nageait,dans l'air[...] Cette fois, il avait des ailes. Il sentait leur battement régulier, leur duvet soyeux frôler son dos. Il découvrait combien c'était facile de se déplacer ainsi! Instinctivement, il suivait les courants d'air qui circulaient autour de lui, montait, descendait, dans le silence total. Même l'agitation de la rue était silencieuse. Il ne percevait que la sensation que lui procurait son vol.C'était un bonheur indicible, et il ne voulait surtout pas que ça s'arrête.

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Il passa son samedi après-midi à ranger sa chambre. Il voulait que tout soit parfait pour l'arrivée d'Eden. Il tria ses cours, rangea ses vêtements, passa l'aspirateur... Sa mère, étonnée de le voir s'activer de la sorte, vint frapper à sa porte.

- Zec ? Tout va bien ?

- Bien sûr ! Pourquoi ?

- Je rêve ou tu ranges ta chambre ?

- Non, tu ne rêves pas. J'avais... J'avais envie d'y voir plus clair dans mon bor... bazar.

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Dans ce coin de paradis, je m'imbibe des couleurs, si simples mais tellement éclatantes. Ce bleu, ce vert et ce blanc explosent sous le soleil de plomb. Les cigales crissent dans la moiteur et des parfums de sève et de thym montent du sol. Je suis là, assis au milieu de cette splendeur, dans ce lieu hors du temps. Et je regarde autour de moi, je respire, j'écoute, je m'emplis de cette beauté. C'est le lieu idéal.

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Louis hésita à peine et le libéra à son étreinte. Zec se laissa tomber en avant, comme s'il allait plonger. il sentait son coeur qui cognait comme un fou dans sa poitrine alors qu'il chutait. L'eau noire du canal se rapprocha, mais si peu... Sans qu'il eût besoin de réfléchir, son instinct prit le dessus et ses ailes se mirent à battre, soulevant l'air autour de lui, le redressant, le faisant remonter, plus haut, encore plus haut. Jusqu'à ce que son visage soit tourné vers les étoiles, jusqu'à ce qu'il sente l'air se rafraichir autour de lui, jusqu'à ce qu'il réalise complètement qu'il volait vraiment, que, cette fois-ci, ce n'était pas un rêve. Il s'arrêta, percé dans le vide, ses ailes remuant juste ce qu'il fallait pour qu'il ne retombe pas.

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Pendant tout le temps qu'avait duré sa conversation avec Éden, il avait eu l'impression qu'elle était tout près de lui. C'était une fille incroyable ! Elle connaissait des tas de choses, elle était vraiment différente de toutes celles qu'il croisait au lycée. Un sourire léger se posa sur ses lèvres. Il avait retrouvé l'autre Chébérien ! Chébérienne, même.

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Si tu étais un X-Man, je trouverais ça génial ! mon meilleur pote, un mutant ! Mais tu aurais quel pouvoir?

Zec regarda som meilleur ami de toujours droit dans les yeux.

-Louis, je suis un mutant.

Avant que Louis pût dire quoi que ce soit, Zec ôta son t-shirt et se retourna, offrant son dos ailé à la vue de son camarade. Les yeux de Louis s'écarquilèrent. Il ouvrit la bouche, prêt à dire quelque chose, mais la referma aussitôt et regarda les ailes battre doucement dans le dos de son ami. Sans un mot, il avança sa main pour les toucher du bout des doigts. Enfin, il retrouva la voix.

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"-Lâche moi!"

Louis hésita à peine et le libéra de son étreinte. Zec se laissa tomber en avant, comme s'il allais plonger. il sentait son coeur qui cognait comme un fou danas sa potrine alors qu'il chutait.

L'eau du canal se rapprocha, mais si peu... Sans qu'il eût besoin de réfléchir, son instinct prit le dessus et ses aillesse mirent à battre, soulevant l'air autour de lui , le redressant. [...] Jusqu'a ce qu'il réalise completement qu'il volait vraiment, cette fois ci, ce n'était pas un rêve. Il s'arreta, perché dans le vide, ses ailles remuant juste ce qu'il fallait pour qu'il ne tombe âs. Il regarda sous ses pieds.

Loin en dessous, le canal du parc ressemblais a une écharpe d'alluminium reflétant la lumière de la lune qui commençais à ce lever. LEs abres plongeaint en grosse touffes mouvantes dans l'obscurité de leur propre feuilles.

Sur la pacerelle, Louis n'atait plus qu'une petite silhouette pâle. Devant Lui, la ville s'étalait en méandre lumieneux éclairé par les fenêtres des immeubles. IL volait! Il voilait réellement!

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En jetant des regards furtifs autour de lui, il se dirigea vers un arbre et fit comme les ours: il se frotta le dos contre l'écorce d'un marronnier, espérant que personne ne le verrait dans cette étrange posture (surtout pas quelqu'un du lycée!).

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Elle se planta devant un Zec médusé et lui décocha son sourire le plus ravageur:

-Salut Zec, ça fait un moment ! Comment vas-tu ?

Zec bredouilla:

-Bonjour, Léa ! Ça va et toi ?

-Tranquille, je profite des vacances. Tu pars bientôt ?

-Heu non, je ne pense pas...

-Ah ? Moi non plus, je ne pars pas avant le mois d'août. On pourrait s'appeler et faire un truc un de ces jours ?

-Heu...

Zec se sentait complètement abasourdi. Il avait couru après Léa toute l'année sans qu'elle daigne même lui accorder le plus petit sourire, et aujourd'hui elle était là, devant lui, et l'invitait à sortir !

Eden se tourna vers Léa et avec un sourire mielleux et se présenta:

-Salut ! Moi, c'est Eden !

Léa regarda froidement Eden...

-Bonjour...

... Avant de reporter son attention sur Zec, ignorant superbement les autres.

-Alors Zec, ça te dirait ?

Voyant que le garçon n'avait pas l'air décidé, elle farfouilla dans son mini-sac à main et en sortit un stylo.

-Tiens, voila mon numéro, dit-elle en griffonnant rapidement des chiffres sur un coin du set de table en papier qu'elle déchira. Elle le tendit à Zec d'un geste gracieux.

-Appelle-moi quand tu veux, je serai vraiment super contente de te revoir ! À bientot !

Puis elle fit demi-tour et rejoignit sa petite bande avec un déhanchement suggestif.

-Quelle greluche, celle-là ! s'exclama Eden en la regardant onduler des hanches. C'est une copine à toi ? demanda-t-elle à Zec.

-Heu non, pas vraiment ! En fait, on ne s'était jamais parlé jusqu'à aujourd'hui !

Louis, hilare, donna son explication des faits:

-Elle a dû sentir que tu étais devenu un ange, mon gars ! Ça plaît aux filles ces trucs-là, regarde Nicolas Cage, il a reussi à emballer Meg Ryan comme ça !

Il donna une grande tape dans le dos de son ami, enfonçant légèrement son aile.

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Le miroir, éclairé par la lumière nue de la lampe à néon qui le surplombait, lui révéla une image tirée d'un film d'épouvante : de ses énormes boutons, des cartilages blancs avaient jailli, comme deux boules lisses et pâles, et du sang coulait abondamment de ces excroissances, le long de son dos, jusque sur ses fesses et ses jambes. Zec eut un haut-le-cœur et sa tête se remit à tourner. Se cramponnant au bord de la vasque fraîche, il fit jaillir l'eau de la douche, et sans attendre qu'elle soit à bonne température, il s'assit dans la baignoire, recroquevillé sur lui-même. Le jet puissant fouettait son dos douloureux, nettoyait le sang qui tourbillonnait en volutes rouges autour de lui, avant de disparaître dans la bonde.

Zec resta longtemps ainsi, en boule dans la baignoire, les bras autour de ses jambes, le menton posé sur ses genoux, balançant son long corps d'avant en arrière, les yeux fermés pour ne pas voir le sang couler. La douleur ne cessait pas ; il sentait ses omoplates qui continuaient à sortir de son corps alors que les larmes roulaient sur ses joues, se mêlant à l'eau brûlante qui coulait sur lui.

(p. 30)

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