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Liste des extraits

Extrait ajouté par Elisa_22 2024-09-07T20:18:40+02:00

Les limites donnent un sens aux choses. Or nous, Libres Créatures, n'avons pas de limites imposées. Nous vivons, en quelque sorte, sans les contours qui définiraient notre forme. Pour nous, il n'y a ni rime ni raison.

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Extrait ajouté par Elisa_22 2024-09-07T20:17:55+02:00

- Nenner, dit Sangris qui n'avait cessé de m'observer tandis que je contemplais la jungle. Écoute, je vais t'aider. Je vais rester dans les environs de l'Oasis. Sous l'aspect d'un chat, ou d'un truc plus petit, du genre lézard. Et si tu devais revivre un tel moment, si ton père, tu me comprends... Je viendrais te chercher. Dès que tu le souhaiteras, dès que tu en éprouveras le besoin. Je ne serai jamais bien loin. Je suis l'échelle qui te permettra d'échapper au désert, ma chère.

- Ne m'appelle pas ta chère, protestai-je mollement.

- Je suis l'échelle qui te permettra d'échapper au désert, Nenner, rectifia-til en me gratifiant d'un sourire.

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Extrait ajouté par Elisa_22 2024-09-07T20:16:11+02:00

- Vivre dans un lieu où l'on étouffe... est-ce si différent, vraiment, que de se jeter du haut d'une falaise ? C'est plus long, rien de plus. J'ai le temps de vivre ma vie avant de m'écraser au sol.

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Extrait ajouté par Elisa_22 2024-09-07T20:14:47+02:00

Je suis sûre qu'ils croient m'aimer, mais leur idée de l'amour est artificielle et... et hypocrite. Ils m'ont souvent répété que si je n'étais pas leur fille, ils n'auraient aucune affection pour moi.

Quelle sorte d'amour est-ce là ? Pourquoi se soucieraient-ils de moi uniquement parce qu'ils m'ont donné la vie?

Si n'importe qui d'autre me disait « Je suis contraint de t'aimer parce que tu es la fille de Machin et de Truc-Chose », les gens y verraient tout de suite clair et s'exclameraient « Ah ah ! c'est pas de l'amour ! ». Alors que quand mes parents me disent « On est bien forcés de t'aimer puisque tu es notre fille », tout le monde trouve ça normal.

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Extrait ajouté par Elisa_22 2024-09-07T20:12:19+02:00

Et la fête du Patrimoine me faisait toujours grincer des dents. Pourquoi serions-nous tenus d'étaler nos cultures respectives avec orgueil ? Qu'en était-il des gens qui, comme moi, venaient de partout et de nulle part ? Et la direction, qu'avait-elle jamais fait pour nous ?

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Extrait ajouté par Elisa_22 2024-09-07T20:10:19+02:00

Il y a des pays où l'on apprécie mon physique. Pas ici. Ça ne changeait rien à l'affaire. Les hommes me zyeutaient de toute façon. Que je sois une femme suffisait. J'inclinai la tête, espérant que leurs regards glisseraient à terre.

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Extrait ajouté par Manjiro_jetaime 2022-06-02T20:28:45+02:00

- Rien ne compte d'avantage qu'une vie, dis-je. C'est pourquoi je t'ai sauvé, toi. Alors laisse-le partir. ( Je respirai un grand coup.) Si tu le tues, je ne volerai plus jamais avec toi.

- Tu plaisantes ?

- Sangris, je suis une végétarienne qui n'a jamais écrasé une mouche de sa vie ! Crois-moi, je suis sérieuse. Tu te souviens de mon père et de l'oiseau ?

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Extrait ajouté par Somnium 2018-05-31T21:03:32+02:00

Les limites donnent un sens aux choses. Or nous, Libres Créatures, n'avons pas de limites imposées. Nous vivons, en quelque sorte, sans les contours qui définiraient notre forme. Pour nous, il n'y a ni rime ni raison.

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Extrait ajouté par comete_etoile 2017-09-20T21:38:08+02:00

"Il m'arrivait d'enjamber la fenêtre, de tirer le rideau derrière moi et de m'asseoir dans un équilibre précaire sur le rebord, à plusieurs étages au-dessus du vide, pour me pénétrer d'un air dont la chaleur, au cœur de la nuit, était presque supportable. J'aurais voulu me désintégrer."

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Extrait ajouté par Punchina 2016-05-16T17:06:16+02:00

Comme j'étais beaucoup plus âgée qu'eux et que je portais l'intimidante chemise bleu clair d'une lycéenne, ils se gardèrent de me cracher dessus. Une fillette désigna gravement ce autour de quoi tous étaient rassemblés. Ils s'écartèrent pour me laisser passer.

Le chat leva les yeux vers moi. Deux yeux jaunes jetant des flammes dans l'air engourdi de chaleur.

Il remua la queue. Je faillis tomber à la renverse lorsque la chose noire et lourde bondit droit dans mes bras. Je le rattrapai de justesse.

Les gamins écarquillèrent les yeux. Autant que possible dans l'éclat aveuglant du soleil.

-Comment t'as fait? demanda l'un deux.

-Il ne nous a pas laissés l'approcher!

Celui qui avait fondu en larmes désigna les griffures sur sa joue.

A compter de ce jour, les gosses de primaire me surnommeraient "la dompteuse de chats".

-Faut être gentil avec les animaux, fis-je remarquer, histoire qu'ils retiennent la leçon. Même quand ils sont méchants, agressifs, et qu'ils sentent mauvais.

Le chat ronronnait paisiblement.

Les gamins me fixaient toujours. Je fis volte-face, emportant l'animal.

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