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Extrait ajouté par SMichel 2019-03-26T14:38:18+01:00

Ils avaient fini par trouver une place où se garer et commencé à chercher l'adresse à pied. Nho avait essayé d'expliquer à Harry l'ingénieux système de numérotation de Bangkok, et il avait pigé le concept des artères principales d'où partaient des rues numérotées - les soi. Le problème, c'est que les maisons ne portaient pas nécessairement des numéros croissants à cause des nouvelles qui prenaient le premier numéro disponible quelle que soit leur situation dans la rue.

Ils traversèrent d'étroites ruelles où les trottoirs faisaient office d'extension de living-room, où les gens lisaient leur journal, cousaient à la machine, préparaient la nourriture et faisaient la sieste. Quelques filles en uniforme d'écolière leur crièrent quelque chose et gloussèrent de rire, et Nho répondit en montrant Harry du doigt. Les filles hurlèrent de rire et mirent leur main devant la bouche.

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Extrait ajouté par Stephanelefort 2016-12-23T17:54:42+01:00

Elle se manifesta en agitant discrètement une main et le chauffeur se dégagea après avoir jeté un coup d’œil dans son rétroviseur. Pas de problème.

Il n’en avait pas toujours été ainsi. Dans la ferme où elle avait grandi, elles étaient six filles. Six de trop, aux dires du père. Elle avait sept ans quand ils s’étaient retrouvés toussant dans la poussière jaune, agitant la main derrière la charrette qui emmenait cahin-caha la sœur aînée le long du chemin vicinal au bord du canal brun. Sa sœur avait avec elle des vêtements propres, un billet de train pour Bangkok et une adresse à Patpong, écrite au dos d’une carte de visite, et elle avait pleuré comme une madeleine bien que Dim eût agité la main tant et si bien qu’elle avait cru que celle-ci allait se décrocher. Leur mère avait caressé la tête de Dim, lui avait dit que ce n’était pas si facile, mais pas si mal non plus. Ainsi la grande sœur n’aurait pas à traîner d’une ferme à l’autre en tant que kwai, comme leur mère l’avait fait avant de se marier. De plus, Miss Wong avait promis de bien prendre soin d’elle. Le père avait hoché la tête, craché son bétel d’entre ses dents noires et ajouté que les farang qu’on trouvait dans les bars payaient bien pour les jeunes filles fraîches.

La partie sur les kwai avait échappé à Dim, mais elle n’avait pas voulu poser de question. Elle savait bien entendu qu’un kwai était un bœuf.

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Extrait ajouté par Didie6 2014-11-08T10:48:04+01:00

Il s’est assis, dit Liz. Bon Dieu, on devrait le coffrer rien que pour sa dégaine. Mais il faudra qu’on s’estime heureux si on arrive à le garder suffisamment longtemps pour lui poser quelques questions.

Qu’est-ce que tu veux dire ? Ce type a foutu un flic par la fenêtre du premier.

Je sais, mais je ne voudrais pas que tu te fasses des illusions. « Le cuisinier » Woo n’est pas n’importe qui. Il bosse pour une des familles, et ils ont de bons avocats. On considère qu’il a occis au moins une douzaine de personnes, qu’il en a estropié dix fois plus et pour pourtant, il n’a pas ne serait-ce qu’une merde de mouche à son casier judiciaire.

« Le cuisinier » ? Harry se jeta sur le rouleau de printemps fumant qui venait d’arriver sur la table.

Il y a quelques années qu’on le surnomme comme ça. On a récupéré l’une des victimes de Woo, c’est moi qui ai pris l’affaire et j’étais présente quand ils ont commencé l’autopsie. ça avait passé plusieurs jours dehors, et c’était si gonflé de gaz que ça ressemblait à un ballon de foot bleu nuit. Ce gaz est toxique, et le médecin légiste nous a fait sortir de la pièce et s’est mis un masque à gaz avant de faire le premier trou. J’étais près d’une vitre, et j’ai vu. La peau de l’abdomen s’est ouverte d’un seul coup quand il a ouvert le cadavre, et on pouvait voir les reflets verts dans les gaz qui s’échappaient.

Harry reposa son rouleau de printemps sur l’assiette, une expression blessée sur le visage, mais Liz n’y fit pas attention.

Mais le choc, c’était que ça grouillait de vie, là-dedans. Le médecin légiste a reculé jusqu’au mur quand les insectes ont rampé hors de l’estomac et se sont taillés à toute vitesse dans les coins.

Elle mit ses deux index à l’aplomb de ses tempes, figurant deux cornes.

Chrysomèles maculées.

Des coléoptères ? Harry fit la grimace. « Je croyais qu’ils n’infestaient pas les cadavres.

Le défunt avait un tube en plastique enfoncé dans le bec quand on l’a retrouvé.

Il…

A Chinatown, les coléoptères grillés sont un mets réputé. Woo avait gavé le pauvre gars.

En sautant l’étape « grill » ?.

Harry repoussa son assiette.

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Extrait ajouté par Didie6 2014-11-08T10:47:49+01:00

Le mécanisme du magnétoscope bourdonna, et Harry s'alluma une cigarette. Il partageait la théorie que la nicotine, dans des situations données, facilite la réflexion. Comme par exemple quand on a envie de s'en fumer une.

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Extrait ajouté par Didie6 2014-11-08T10:47:40+01:00

Les cris se turent brusquement. Un coq gisait dans le cercle. Quelqu'un gémit, un homme vêtu d'un costume en lin gris lança son chapeau par terre, de rage. Harry regarda le coq agonisant. Un muscle joua encore sous les plumes avant qu'il ne s'immobilise tout à fait. C'était absurde, on aurait dit une espèce de jeu, juste une pléthore d'ailes, de pattes et de cris.

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Extrait ajouté par Didie6 2014-11-08T10:47:31+01:00

— Ils [les américains] les amenaient par avion de Saïgon, pour les permissions de deux jours. Aujourd'hui il n'y aurait pas d'industrie du sexe ici sans l'intervention de l'armée américaine. L'une des rues, ici, a même reçu officiellement le nom de Soi Cowboy.

— Alors pourquoi ne restaient-ils pas là-bas ? Ici, c'est pratiquement la cambrousse...

— Les soldats qui souffraient le plus du mal du pays voulaient par-dessus tout baiser à l'américaine, c'est-à-dire dans des voitures ou des chambres de motel. Ils avaient même la bière américaine dans les minis-bars des chambres.

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Extrait ajouté par Didie6 2014-11-08T10:47:22+01:00

[...] ... Waaler se pencha en avant et tenta de parler bas :

- "Je te connais, Hole. Et je ne t'aime pas. Je pense qu'on aurait dû te lourder de la maison il y a longtemps. Ce sont des mecs comme toi qui font que les gens perdent le respect qu'ils peuvent avoir pour la police. Mais ce n'est pas pour ça qu'on est ici, pour l'instant. On est venus te chercher. Le CdP [= Chef de la Police] est un bon gars, il te donnera peut-être une chance supplémentaire."

Hole rota et Waaler se rejeta en arrière sur sa chaise.

- "Une chance pour quoi ?

- Pour lui montrer de quoi tu es capable," répondit le jeune brigadier en tentant un sourire enfantin.

- "C'est ici que je vais te montrer de quoi je suis capable," dit Hole avec un sourire avant de porter le verre à son bec et de pencher la tête en arrière.

- "Bordel, Hole !" La racine du nez de Waaler rougit tandis que lui et son collègue assistaient aux bonds que faisait la pomme d'Adam de Hole sous la peau barbue de sa gorge.

- "Satisfait ?" demanda Hole en reposant le verre vide devant lui.

- "Notre mission ...

- ... m'indiffère au dernier degré." Hole reboutonna son caban. "Si Møller [= le CdP] veut quelque chose, il peut me téléphoner, ou attendre que j'arrive au boulot, demain. Maintenant, j'aspire à rentrer chez moi et à ne plus avoir vos trombines en face de moi pour les douze prochaines heures. Messieurs ..."

Harry déploya ses cent-quatre-vingt-dix centimètres et fit un imperceptible pas en avant pour conserver son équilibre.

- "Espèce de connard arrogant," dit Waaler en se balançant ver l'arrière de sa chaise. "Pauvre loser ! Si ces pisse-copies qui ont écrit des articles sur toi après cette histoire australienne savaient le peu de couilles que ...

- "C'est quoi, avoir des couilles, Waaler ?" Hole n'avait pas cessé de sourire. "Passer des jeunes de seize ans à tabac dans leur cellule parce qu'ils ont opté pour la crête d'Iroquois ? ..." ... [...]

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Extrait ajouté par Didie6 2014-11-08T10:47:11+01:00

Et la Norvège ?

Tonje haussa les épaules.

On n’a pas d’accord avec la Thaïlande. Je sais que la police norvégienne s’est battue pour arriver à un accord équivalent, mais je ne suis pas sûre que les pouvoirs publics norvégiens aient bien saisi la mesure de ce qui se passe à Pattaya et Bangkok. Tu as vu les gosses qui vendent du chewing-gum dans la rue ?

Harry acquiesça. Les environs des bars go-go de Patpong en regorgeaient.

C’est le code soi-disant secret. Le chewing-gum signifie qu’on peut les acheter.

Harry frissonna en repensant qu’il avait acheté un paquet de Wrigley’s à un gamin aux yeux noirs et aux pieds nus qui avait eu l’air terrorisé, mais Harry avait pensé que c’était dû au vacarme et à la foule.

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Extrait ajouté par Didie6 2014-11-08T10:47:01+01:00

— Parle-moi un peu du trafic des filles, dit Harry.

— Il est à peu près aussi dense que la circulation.

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Extrait ajouté par Didie6 2014-11-08T10:46:51+01:00

Tu ne dois pas sous-estimer la part d'irrationnel dans la nature humaine ...

- Quand tu vises un clou et que tu te tapes sur le pouce, qu'est-ce que tu balances contre le mur?

- Le marteau?

- Bien, ca fait quel effet, d'être un marteau?

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