Les extraits appréciés par AudreyBitLit88
Beth pinça ses lèvres pour ne pas rire.
- Un pick-up ?
- Ben oui. C'est un bon truc pour trimballer des corps.
- Tu m'as prise pour qui ? Un. employé des pompes funèbres
?
- Ben... si on regarde les choses en face, je dirais que tu as enterré plus de gens ces derniers temps que Morbin&Hamer.
Morbin&Hamer était le croque-mort local. D'après la rumeur, les enterrements qu'ils organisaient étaient de toute première classe...
- Qui t'a parlé de ça ? demandai-je en lançant un regard noir
à Beth.
Elle secoua la tête en signe de dénégation.
— Personne. Mais je sais ce qu'est un Assayim et j'ai compté le nombre de fois où tu es rentrée à la maison avec des vêtements tachés de sang, dit-elle en continuant de fredonner.
- Remarque, fit Beth, elle n'a pas tort pour le pick-up. On pourrait peut-être demander au Directum de te fournir une voiture de fonction.
- Ne me donne pas de faux espoirs, je suis fragile en ce moment, raillai-je.
Afficher en entierJ'allais lui dire d'aller se faire foutre lorsque je sentis un mouvement imperceptible sous mes mains.
Un relent de lumière tentant de se frayer un chemin dans l'obscurité.
- Oh, non, fis-je en sondant le loup de ma magie.
Bruce n'était pas encore mort et étrangement, c'était une catastrophe. Je jetai un œil à la bête et aux ravages qu'elle était en train de provoquer sur les trois vampires qui étaient maintenant en train de s'automutiler et de dévorer leur propre chair, et je sentis soudain mon cœur sur le point de s'arrêter.
J'avais offert toutes les vies présentes à la bête et elle allait toutes les prendre.
Sans exception.
Sans retour possible.
je devais l'achever.
Je saisis la lame d'argent que j'avais fixée autour de ma cuisse et m'apprêtai à la poignarder lorsque la bête se rua sur moi.
Elle entoura Bruce en formant une barrière protectrice.
- Non. Il est à nous ! siffla-t-elle.
Ses yeux rubis me mettaient au défi de la contredire.
- Oui, il est à nous. Pas de la manière dont tu l'imagine, répondis-je. Je ne veux pas que tu lui fasses de mal.
- Pas mal, dit-elle. Morgane. Il est Morgane. Ne touche pas.
Je fronçais les sourcils.
- Tu veux dire que tu ne le prendras pas ?
- Non. Il est nous.
"Il est nous?" Non mais elle disjonctait ou quoi? A moins que...
- Il respire encore, je dois le sauver, fis-je en sondant l'état de son corps.
La bête et moi étions comme deux faces d'une même âme. Il n'était pas impossible que le lien métaphysique que je partageais avec le loup-garou l'ait affectée elle aussi.
- Toi sauve et moi prendre, dit-elle en tournant ses yeux de braise vers Pierre qui se mit à hurler à son tour.
"Sauve, sauve", elle n'avait qu'à le faire si c'était si facile...
Afficher en entierMichael se tourna vers moi d'un air furieux.
- Tu as confié l'éducation de notre fille à cette bête!!!?
Afficher en entier- Tu devrais changer de vêtements, tout le monde va encore penser que je suis ta petite soeur, dit-elle en riant.
Je fronçai les sourcils et jetai un coup d'oeil au reflet dans la glace posée devant l'armoire de ma chambre. J'avais 26 ans, mais on me donnait rarement plus de 20. Et j'étais incroyablement jolie. Deux sacrés handicaps pour un Assayim qui avait besoin d'être pris au sérieux.
- Tu veux que je te démêle les cheveux ?
Ma fille adorait me coiffer. Et mes cheveux bruns, longs et
épais, nécessitaient pas mal de soins.
- Non, on verra plus tard.
- Mais t'as des noeuds partout !
- Et alors ? Je ne vois vraiment pas où est le problème, râlaije, les cheveux hirsutes et la bouche pâteuse, en me dirigeant vers la cuisine.
- Maman, s'il te plaît.
- Chérie, on va aller s'entraîner, pas défiler à l'élection de
Miss Univers. Laisse-moi tranquille et va réviser tes incantations. Je ne tiens pas à ce que tu te blesses.
- Je ne suis pas nulle à ce point...
- Je ne l'étais pas non plus, mais une fois, je suis tombée dans le coma pendant près de deux jours.
- Qu'est-ce qui t'était arrivé ? demanda-t-elle.
Afficher en entier- Martin, ouvrez cette putain de barrière ou mon ami vous roule dessus, c'est compris?
Le vampire resta impassible mais je sentis une lueur d'inquiétude traverser son regard.
- Je ne peux pas, madame.
- Fonce, fis-je froidement en appelant mon pouvoir et en propulsant les vampires dans les airs.
- Et bien... on dirait que tu as retrouvé la forme, remarqua Clarence en me déposant juste devant l'immense escalier de l'entrée.
- Oui. Je crois que j'ai récupéré. Merci.
- Et maintenant? Que suis-je censé faire?
- Tu vas au centre ville et tu prends une chambre pour la nuit.
- À quelle heure est-ce que je dois passer te prendre demain?
- À 9 heures. Tu as besoin de vêtements ou d'un nécessaire de toilette?
- Non. J'ai tout ce qu'il me faut dans le coffre. Je suis un métamorphe, ne l'oublie pas.
Les métamorphes déchiraient la plupart de leurs vêtements en se transformant. Ce qui les contraignait à se déplacer avec une ou deux tenues de rechange. Et à se fringuer bon marché.
- À demain, Clarence, fis-je en sortant de la voiture.
- Rebecca? Je ne voudrais pas me mêler de ce qui ne me regarde pas, mais soit prudente. Il se pourrait que le tueur soit dans le coin.
- Ce soir, les vrais méchants sont tous ici et ils me font bien plus peur que ce malade, crois-moi, dis-je en m'appuyant contre la voiture.
- Oh, mais je te crois, fit-il tandis qu'une dizaine de vampires avançaient prudemment vers nous.
- Tu ferais mieux de te tirer! Lançai-je en refermant brusquement la portière.
- Ce n'est pas juste. C'est toi qui les as agressés, pas moi! Lança t-il par la fenêtre, en démarrant sur des chapeaux de roues.
- Qui t'a dit que la vie était juste? criai-je tandis que la voiture s'éloignait.
Je ne pus m'empêcher de rire et ma crise d'hilarité tourna carrément à l'hystérie lorsque je croisai le regard réprobateur et terriblement menaçant de Martin. Je le vis ouvrir la bouche, hésiter quelques secondes et finalement y renoncer, visiblement ecoeuré.
- Désolée, Martin, désolée, balbutiai-je tant bien que mal, entre deux crises de fous rires.
Puis, il me tourna le dos avec toute la dignité qui semblait lui rester tandis que je tentais, sans grand succès, de reprendre mon sérieux.
Afficher en entier— Fiche-moi la paix.
J'avais un pied à peine posé dans la baignoire que j'entendis frapper discrètement.
— Pas question, fis-je en direction de la porte.
— Tu sais qu'il n'y a pas de verrou?
Et même s'il y en avait eu un, ça n'aurait rien changé. Je me faisais l'effet d'être un des trois petits cochons dans sa maison de paille: «Je vais souffler et souffler si fort que ta maison s'envolera...»
— Si tu oses entrer, je...
Mais il était déjà là. Une pile de serviettes dans les bras.
— Dehors! criai-je en lui balançant une bouteille de shampoing.
— Tu ne veux pas de serviettes?
Je jetai un coup d'oeil et aperçus une sortie de bains épaisse et noire.
— Non. Je prendrai ton peignoir. Allez, ouste!
— Mon peignoir? Hors de question, il va être trempé! continua-t-il, hilare.
— Raphaël!
— Oui mon amour?
— Si tu ne sors pas d'ici, je...
Je fis appel au pouvoir de l'Air et le propulsai violemment hors de la salle de bains.
Puis, j'entendis un bruit sourd et un éclat de rire.
— T'es vraiment un sale gosse!!! lui criai-je.
— Un sale gosse?
Son rire redoubla soudain d'intensité.
Afficher en entier- À quoi pense-tu ? demanda-t-il tandis que nous grimpions la dernière marche de l'escalier.
- Je suis sortit avec un mélomane, Michael, avec un démon moralisateur, Mark, mais jamais avec un homme capable de décapiter calmement l'un de ses congénères à main nue pour ensuite offrir sa tête à un invité.
Il me prit le main et le baisa.
- Il faut un début a tout.
- J'espère que tu n'a pas l'intention d'en faire une habitude ?
Il sourit.
- Non.
Je ne savais pas pourquoi mais j’avais du mal à le croire.
Afficher en entierJe pris l'échelle et tentai maladroitement de grimper.Ma jupe était trop serrée.Et zut,pensai-je,ça t'apprendra a ne pas avoir mis de culotte pour ne pas faire de marque.Je me maudissais intérieurement pour ma coquetterie déplacée.Je jetai un rapide coup d'oeil autour de moi pour vérifier que personne ne pouvais me voiret la remontait en haut de mes cuisses.Je tendais la main pour saisir le bouquin quand je sentis ma chaussure se mettre a gliser.Une seconde plus tard,j'étais affalée sur le sol,les fesses à l'air,les genoux écorchés et je jurais comme un charretier.
Afficher en entier- Le meilleur moyen pour ne plus avoir peur, c'est d'éliminer celui ou ceux qui ont provoqué cette peur.
chapitre 5, page 63, rebecca
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