Les extraits ajoutés par ElleRaiser
Les problèmes, quand t'en as tout le temps, t'appelles plus ça des problèmes. T'appelles ça la vie. C'est quand ça va bien que c'est louche. Et là, t'as une petite lumière rouge qui se met à clignoter dans ta tête et tu te dis : y a un problème.
Afficher en entier- Mathieu, j'imagine que vous savez pourquoi je vous ai convoqué...
- Ben, pas vraiment, non...
- J'ai cru remarquer que vous étiez... distrait, ces derniers temps. Plus vraiment parmi nous...
- Quoi??? Mais qu'est ce qui vous fait penser ça?
- Eh bien, je ne sais pas. Le fait que vous ayez oublié de mettre un pantalon?
- Ah...
- Et vous savez comme moi ce qu'on fait des éléments improductifs ici?
- Attendez, non... je peux tout vous expliquer... Le pantalon, c'est pas un problème d'attention. C'est parce que je suis un prédateur sexuel.
- Mon dieu... mais tout s'explique alors! J'ai eu peur, moi... bon ben, vous pouvez disposer du coup!
Afficher en entier- T'as vu le dernier Disney?
- Y a encore un nouveau Disney?
- Mais oui, tu sais. Le prequel du live action du remake de l'animé adapté du live action adapté du dessin animé adapté du livre...
- Ah, oui, celui là. Non, je l'ai pas vu... je le boycotte...
- Ah... rapport au côté machine à fric sans âme?
- Non, c'est pas ça...
- Le fait qu'ils l'aient tourné dans une dictature, alors?
- Mais non! Je boycotte parce que le perso principal n'est pas blanc.
- J'avoue, là dessus, ils ont dépassé les bornes...
Afficher en entierElise n'a plus de corps. C'est venu d'un coup. Il la regarde, quand elle se lève, quand elle s'habille, quand elle se penche pour embrasser les garçons, quand elle met la table, quand elle lit, assise sur le canapé. Il la regarde quand elle se tient debout, devant la gazinière, quand elle marche devant lui, quand elle dort, quand elle passe sa main dans ses cheveux. Il la regarde quand elle parle au téléphone, quand elle bâille, quand elle rit et quand elle se tait. Il regarde ses mains, sa peau, ses cils, il cherche en lui ce trouble qui le ramenait vers elle, il n'y a pas si longtemps, quand il glissait sa main sous son pull, quand il l'attirait contre lui. Elise n'a plus de corps. Ou plutôt : Elise a un corps qu'il ne désire plus.
Afficher en entier- Si tu dois vivre autre chose pour qu'on continue, si tu as besoin de ça, une autre main sur ta peau, alors vas-y. Je ne suis pas sûre que je t'attendrai, mais je suis sûre que je ne te retiendrai pas. Je suis trop orgueilleuse pour ça et je sais depuis longtemps ou est mon centre de gravité
Afficher en entier- Ou puis-je partir le 23 décembre, mademoiselle?
Elle pianote sur son ordinateur, sans ciller :
- Je peux vous proposer les Bahamas...
- Surtout pas. Auriez vous la gentillesse de m'épargner les destinations de lune de miel? Les petits couples qui se roulent des pelles dans le soleil couchant, c'est au dessus de mes forces. Je hais l'amour. La Saint-Valentin sera pour moi un jour de deuil. Je préfère encore la Toussaint.
Afficher en entierComment veux-tu qu'on ne soit pas des adultes névrosés, vu les héros de notre jeunesse? Il y a Albator, jeune torturé qui affiche une mélancolie suspecte : ce garçon est complètement dépressif, c'est l'évidence même. Goldorak, qui ferait mieux de perdre son pucelage et de s'offrir dix ans de psychanalyse au lieu de faire mumuse avec son fulguro-poing. Et ne parlons pas de Candy dont la vie n'est qu'humiliation et souffrance, et qui ne se remet jamais d'un amour vécu à l'âge de huit ans. Un amour mal parti d'ailleurs, Anthony affichant une inclination homosexuelle évidente. Bref, les modèles de notre enfance sont des serpillères. Bel exemple.
Afficher en entierCommme la veille, Raymond se déshabille tandis que j'ouvre la bouteille. Pop!
Il ne perd pas de temps. Nu, il s'allonge à même le sol, la bite en l'air.
- Viens, marche moi dessus, viens me faire pipi dans la bouche.
Je manque de m'étouffer avec mon champagne et tente de garder mon sérieux. C'est pas possible, mais ils sortent d'ou ces tarés? Je me demmande tout compte fait si ce n'est pas une grosse blague qu'on me fait.
Afficher en entierJ'ai toujours aimé l'idée de mourir par mes propres moyens, de prendre le contrôle de ma vie. C'est la seule façon de s'opposer au monde. Sauf que, en réalité, je suis trop faible pour appuyer toute seule la lame du couteau contre ma gorge. Et j'ai toujours su que mourrais jeune. Tout ça, là, ce n'est qu'une éternité sans moi.
Afficher en entier- N'aie pas peur, étrange petite chose, a-t-il dit en démarrant le moteur.
Je n'ai rien répondu car je n'avais rien à répondre. Cet endroit n'était pas le bon, ce n'était pas l'endroit de ma mort, donc on est repartis. On a continué jusqu'à un lac. Je savais qu'il allait me tuer, et pourtant je ne me suis pas sauvée. Pourquoi? Parce que je n'avais nulle part ou m'enfuir.
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