Les commentaires appréciés par Gabi357
C'est un livre difficile à présenter en France, où il n'a pas reçu l'accueil enthousiaste qu'il a connu dans le monde anglo-saxon.
Pour preuve les commentaires ici: "super bouquin!" ce qui ne peut être plus exact (le bouquin étant un lapin jeune adulte), "recherche d'un livre ayant pour héros un lapin", et le public français associe nos héros aux personnages de Béatrix Potter ou à ceux du "Vent dans les saules", œuvres majeures de la littérature enfantine, sans doute, mais qui n'ont strictement RIEN à voir avec "Watership Down".
Ici, on a affaire à un roman, un vrai. (on le trouve d'ailleurs dans les romans Adulte en bibliothèque!) A une épopée dans la veine des mythes fondateurs avec des héros qui ont une mythologie propre, un regard sur le monde adapté à leur condition de lapins, des déplacements et des réactions propres à leur espèce: pas de petits gilets bleus ou d'anthropomorphisme à outrance, mais un véritable roman d'aventures avec des exploits, des faits de guerre, du courage, de la peur, de la tendresse, des oracles, des sacrifices, des leçons d'espoir, j'en passe.
Une écriture limpide, et des références aux grands auteurs cités à chaque tête de chapitre, toujours pertinentes, comme autant d'illustrations qui éclairent le récit et le portent au rang des récits fondateurs.
Si, si.
Afficher en entier« L'épidémie dansante de 1518 » est un cas de manie dansante observé à Strasbourg, où l'on a pu noter que de nombreuses personnes dansaient sans se reposer durant plus d'un mois (certaines d'entre elles décédèrent de crise cardiaque, d'accident vasculaire cérébral ou d'épuisement).
Avant que je n'entende parler de "La danse des damnées" de Kiran Millwood Hargrave, je ne connaissais rien de cet événement. Cela a commencé avec une personne, Frau Troffea. Peut-être avait-elle perdu la raison, peut-être avait-elle été contaminée par l'ergot du seigle ou un champignon hallucinogène ? Certains avancent l'idée d'une transe religieuse collective instiguée par les pressions subies par le petit peuple, plutôt que la folie ou un empoisonnement massif. Nul ne sait finalement, mais quoi qu'il en soit, Frau Troffea s'est mise à danser sans discontinuer, sans que personne réussisse à l'arrêter, et ce sont des centaines de personnes qui l'ont suivie, petit à petit, en seulement un mois.
Et c'est dans ce contexte que débute l'histoire de Lisbet, pendant un été particulièrement chaud à Strasbourg, et que la vie n'a pas gâtée. Alors qu'elle a vu le jour au moment même où une comète détruisait de nombreux champs en Alsace, événement qui a été interprété comme un signe de damnation par les prédicateurs, Lisbet se sait maudite. Sa mère a sombré dans la folie, et c'est un miracle qu'elle ne l'ait pas suivi après ses douze fausses couches. Actuellement, elle vit constamment dans la peur de perdre son enfant à naître (le treizième), et ne trouve refuge et sérénité qu'en ne s'occupant de ses abeilles. Mais ce n'est sans compter la menace qui pèse sur les ruches justement, provoquant le départ de son mari alors qu'elle est à deux mois d'accoucher, et le retour de sa belle-sœur, Agnethe, après sept ans de pénitence pour un crime que tout le monde tait. Bien décidée à en savoir plus et à comprendre qui est vraiment sa nouvelle sœur qui disparaît toutes les nuits de la ferme, Lisbet va devoir franchir certaines limites imposées par Dieu en personne...
S'il y a bien un reproche qu'on ne peut pas faire à l'autrice, c'est de ne pas avoir travaillé son sujet. Que ce soit au niveau du contexte historique et de l'emprise religieuse, des croyances, des superstitions et des préjugés de l'époque, ou encore sur la manière de gérer un rucher ou sur ce phénomène qu'on appelle aujourd'hui la « chorémanie » (bien qu'il ne soit pas le fil conducteur du récit comme on peut le penser au départ), l'autrice a su bien se documenter pour mieux camper ses personnages dans l'Histoire (avec un grand H) et rendre leur histoire (avec un petit h) des plus réalistes. L'ensemble nous absorbe, on y est de pieds fermes alors que tout se déroule quelques siècles en arrière, alors que l'on rirait aujourd'hui de certaines de ces superstitions ou de ces préjugés (quoique...).
Quant aux personnages, ils sont subtilement construits, suffisamment fouillés pour qu'on s'y attache (comme Lisbet et Agnethe) ou qu'on les déteste au plus haut point (comme Plater), et/ou suffisamment ambigus pour qu'on ne sache pas quoi en penser immédiatement (comme Sophey ou le jeune Daniel). J'ai aimé les suivre dans leur propre histoire, les voir composer avec leurs peurs, leurs faiblesses, leurs croyances, leurs doutes.
Il est des thèmes, un en particulier, que je ne peux évoquer sans divulgâcher, mais je peux au moins dire que la musique et les abeilles ont une place prépondérante dans l'histoire, la parsemant de poésie, de lyrisme et de chaleur tout du long, ce qui fait du bien au vu de la teneur de certains événements beaucoup moins folichons. Et même si je regrette amèrement la narration au présent plutôt qu'au passé (oui oui je sais, je radote), la plume de l'autrice est quand même très belle et magnétique, sachant dépeindre une atmosphère/ambiance propre à l'histoire, tantôt envoûtante, tantôt plus suffocante.
C'était ma première incursion dans le monde de Kiran Millwood Hargrave. C'est "Les Graciées" que j'avais repéré mais le destin (ou le hasard) aura d'abord mis "La danse des damnées" sur mon chemin, et c'est sans regret aucun.
Afficher en entierUn livre super émouvant sur le harcèlement, même si je pencherai sur la fantasy. A lire à tout prix !
Afficher en entierLes graphismes sont très particulier, mais le tout reste très très beau, j'ai vraiment hâte d'en savoir plus
Afficher en entierComment faire justice à un livre que j'ai savouré jusqu'à la dernière page, à un livre qui m'a tenue en haleine jusqu'à la toute fin, à un livre qui est, comme je m'y attendais, un coup de cœur intersidéral ?
Je peine à trouver les mots tant je suis une boule d'énergie. C'était extrêmement bien ficelé. L'auteur a réussi à relier tout un tas d'événements ensemble et le résultat n'est que magistral. Les révélations sont incroyables et la fin est sensationnelle.
Les mots sont faibles pour exprimer à quel point j'ai adoré lire ce tome 3. Je me suis éclatée comme pas possible et je n'ai qu'une hâte, lire la suite des aventures de Mao Mao et de Jinshi. Je recommande chaudement.
Afficher en entierJe lis très rarement des BD, mais celle-ci est vraiment légère et accessible pour ceux qui comme moi sont un peu moins sensibles à ce genre de lecture. L'humour absurde est parfaitement maîtrisé, et même si certaines blagues sentent un peu le déjà-vu, la plupart m'ont au moins arraché un sourire. Les dessins simples rendent le tout léger et servent vraiment bien le contenu.
Afficher en entierUn roman, oscillant entre le réel et l'imaginaire, qui raconte la quête de Toru pour retrouver ce qu'il a perdu.
L'ambiance du roman est vraiment très surréaliste mais envoutante, et l'ensemble est assez complexe, et prend du temps à se digérer. Mais une fois le roman fini, on comprend pourquoi il est considéré comme un des meilleurs de Murakami.
Afficher en entierUn roman surréaliste et profond composé d'une structure littéraire complexe (les histoires intriguantes s'entrecroisent de toute part). Se concentrant sur la problématique de la dualité et de la quête identitaire, l'auteur nous projette dans le cerveau de Toru Okada (tout à fait ordinaire et banal en début de récit), où foisonne un réseau de pensées bouddhiques, d'évènements incompréhensibles, d'histoires étranges (et non moins fascinantes) et de rencontres de personnages énigmatiques.
Liant le féérique au réel, les rêves prémonitoires à la conscience, les pouvoirs surnaturels au matérialisme pur et dur, l'ouvrage mêle des sujets habituels à l'auteur tels, la question de vie et de mort, de ténèbres et de rayonnement, de détachement et d'emprise, de situations absurdes et d'instants quotidiens « terre-à-terre ».
La substance si riche n'est pas digérable en une seule lecture. Un conseil : ne perdait pas votre chat, on ne sait ce qui peut arriver à la suite de cela... Pour moi, il s'agit d'un des ouvrages les plus aboutis de Haruki Murakami.
Afficher en entierLire un roman de Haruki Murakami, c'est faire l'expérience d'une lecture nouvelle, originale et surréaliste. Sa plume est parfaite pour immerger le lecteur dans une atmosphère déconcertante, poétique, et légèrement angoissante.
« Un puzzle où la vérité n'était pas forcément la réalité, et la réalité n'était peut-être pas la seule réalité. » page 821
Entre réalité et onirisme, rêve, illusion, voire fantastique, l'auteur a le don pour envelopper le lecteur d'un voile de mystère. On se sent pris dans l'engrenage de l'intrigue qui se développe avec douceur et on ne peut qu'avaler les quelques 950 pages du roman pour comprendre ce qui s'est réellement passé.
Mais même une fois la lecture achevée, une sensation d'irréalité et de mystère demeure comme s'il nous restait encore des choses à découvrir. Cette impression bizarre, ce trouble est ce qui me plaît chez Haruki Murakami.
"La vérité n'est pas forcement dans la réalité, et la réalité n'est peut-être pas la seule vérité."
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Depuis peu, un oiseau au chant un peu spécial, ressemblant au bruit d'une pendule que l'on remonte, se fait entendre dans le jardin de Toru Okada et de sa femme Kumiko. Ils le surnomment « l'oiseau à ressort ». Ce n'est pour le couple qu'une plaisanterie, mais très rapidement, le cri de l'oiseau va être associé à des évènements étranges, comme si les rouages de l'horloge faisaient fonctionner le monde et interféraient tragiquement dans la destinée des hommes qui entendent ce chant.
Dans un premier temps, le chat du jeune couple disparaît. Etant très attachés à leur animal de compagnie, ils le cherchent dans le voisinage et en particulier dans le jardin d'une maison abandonnée où des évènements tragiques se sont succédés.
Et puis c'est au tour de Kumiko de disparaître, sans prévenir, sans laisser aucune trace.
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Des évènements inexplicables, des forces extérieures jouent alors avec la vie de Toru, orientant son destin.
Et c'est ainsi que, petit à petit, le monde réel et le monde des rêves s'entremêlent et se confondent, emportant le jeune homme dans un monde où des personnages étranges, aguichants, voyants, fantasques, malveillants, bienfaiteurs, ou même ambigus le guident ou le manipulent.
Entre rêves érotiques, fantasmes, cauchemars, rêves prémonitoires, hallucinations, l'atmosphère d'étrangeté s'épaissit.
"A l'heure la plus calme, vers quatre heures du matin, je pouvais entendre distinctement pousser à petit bruit les racines de ma solitude."
Chaque personnage a son histoire qui s'imbrique à merveille à l'intérieur du récit et donne plus d'ampleur, de richesse, et de mystère à ce roman à tiroirs. Ces courts récits sont souvent passionnants. le lecteur voyage ainsi dans le temps et l'espace, de la guerre en Mandchourie jusqu'aux goulags sibériens.
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Si les personnages de ce récit sont singuliers, l'univers et les lieux le sont tout autant. Toru voyage d'un monde à un autre, entre réalité et surnaturel, lumière et obscurité, empruntant des passages. Ces lieux ont en commun d'être silencieux, lugubres, d'un noir total et inquiétant.
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"La chronique de l'oiseau à ressort" est un roman à multiples facettes, poétique, onirique, fantastique, historique. Il aborde de nombreuses réflexions, comme les traumatismes psychiques et physiques de la guerre, la société japonaise, le monde du travail, les bienfaits du rêve.
Si vous recherchez une intrigue prenante avec de multiples rebondissements, je vous déconseille ce roman.
Par contre, si vous aimez les ambiances feutrées, langoureuses, mystérieuses, servies par une belle écriture, poétique et sobre, alors je vous recommande particulièrement ce magnifique roman.
Pour ma part, j'ai passé un excellent moment de lecture. Un des meilleurs romans de Haruki Murakami.
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Premier tome d'une série terminée en 9 volumes, Love mix-up s'annonce être une belle romance touchante tout en regorgeant d'humour et de subtilité avec un scénario atypique reposant sur des quiproquos qui vont amener à des révélations inattendues !
En effet tout commence avec Aoki, notre héros lycéen maladroit et transit d'amour pour sa voisine de table Hashimoto, amour qu'il va découvrir non partagé quand il empruntera sa gomme sur laquelle est écrit "Ida <3", un autre de leur camarade. Sauf que ce fameux Ida va alors ramasser la gomme d'Aoki et découvrir la fameuse inscription, et pour ne pas révéler les sentiments de Hashimoto, Aoki va faire croire à Ida qu'il est bien amoureux de lui, perturbant ce dernier qui n'a jamais connu l'amour mais qui compte bien réfléchir sérieusement à cette déclaration inopinée ! Commence alors un imbroglio amoureux qui va prendre une tournure surprenante quand Aoki va petit à petit réaliser qu'il tombe amoureux d'Ida...
Ce premier tome s'avère terriblement efficace même si j'ai toujours un peu de mal à me plonger dedans avec un début que je trouve poussif, mais finalement je m'attache aux personnages et le mélange habile entre comédie et drame romantique fonctionne parfaitement avec des personnages très attachants et un duo Aoki/Hashimoto qui porte l'œuvre, sans oublier Ida qui, bien que dans la lune, sait se montrer attentionné envers les autres. J'aime aussi particulièrement le fait qu'une romance homosexuelle soit amenée aussi naturellement que si c'était une romance hétérosexuelle, ça fait plaisir à lire et j'espère voir dans la suite de l'œuvre les questionnements et réactions que cela pourrait amener. Et alors que ce 1er tome s'avère déjà très bon avec tout ça, il nous réserve un final inattendu qui donne une toute nouvelle dynamique au récit ! Une très belle découverte dont j'ai hâte de lire la suite.
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