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Les extraits appréciés par Inaccessiblegirl

Seul compte le but de la route, pas les obstacles.

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Plutôt mourir avec lui que vivre avec eux.

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Toute les existences n'ont pas le même poids.

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– Putain, c’est une fille ! Il a crié comme s’il venait de découvrir son cadeau de Noël, sous le sapin.Je cligne des yeux, éblouie. Ils ont quinze ans à peine.

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Jennifer et Anna, derrière lui, font mine de regarder ailleurs. Elles ont toujours considéré l'existence de filles comme moi avec un désintérêt ennuyé, mais ont apparemment perdu pas mal de leur superbe. Je les toise:

_ ça va, les poufs? On survit à la pénurie de shampoing?

Elles tournent les talons, ulcérées, et s'arrêtent vingts mètres plus loin pour attendre leur protecteur. Marco sourit:

_ Tu ne devrais pas, Stéphane. On se serre les coudes, maintenant.

_ Bien sûr, dis-je. Un bon virus, et c'est le règne de l'amour universel après l'Apocalypse...

Il passe son bras autour de mes épaules et me secoue.

_ Tu n'as pas changé. Toujours la rage, hein?

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Maintenant, nous regardons la forêt, côte à côte, debout à la fenêtre de l’abri. Nos bras se frôlent, il est grand, plus que moi. Il se tait. J’essaie de communier avec la beauté et la paix du monde, moi aussi, de me mettre à son école.– Regarde !Un renard vient de surgir d’un fourré, s’aventure à l’orée de la forêt, aperçoit nos compagnons dehors – et disparaît…Yannis lance en souriant :– C’était mon baptême de renard.Je ris de sa formule, sans arrière-pensée, sans retenue. Il me regarde avec reconnaissance, comme s’il me devait ce miracle, cette apparition. Exorciste, et thaumaturge…

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Aujourd’hui, il a l’air sincèrement content de me voir, lui aussi, mais il est flanqué de Jennifer et Anna, deux membres officielles du gang des Pétasses de la classe.

– Tu es dans quel dortoir, Stéphane ? On croyait que tu étais…

– Morte ? Non, tu vois. Mais je ne dors pas sur place, je viens juste pour le déjeuner.

Je désigne ma ration, que je viens d’ouvrir.

– C’est délicieux, en plus…

On grimace tous les deux, puis on sourit. Jennifer et Anna, derrière lui, font mine de regarder ailleurs. Elles ont toujours considéré l’existence de filles comme moi avec un désintérêt ennuyé, mais ont apparemment perdu pas mal de leur superbe. Je les toise :

– Ça va, les poufs ? On survit à la pénurie de shampoing ?

Elles tournent les talons, ulcérées, et s’arrêtent vingt mètres plus loin pour attendre leur protecteur. Marco sourit :

– Tu ne devrais pas, Stéphane. On se serre les coudes, maintenant.

– Bien sûr, dis-je. Un bon virus, et c’est le règne de l’amour universel après l’apocalypse…

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Dans la rue Saint-Michel, je croise deux nouveaux cadavres. Difficile de les ignorer, ceux-là, ils sont au beau milieu de la chaussée. Ils se tiennent par la main, deux amoureux tragiques dont la mort n’a pu séparer l’étreinte, fauchés là par les fièvres au pied de leur immeuble, peut-être, ou bien se sont-ils retrouvés à cet endroit pour en finir ? Avaient-ils vingt ou soixante ans ? Seuls leurs vêtements me font pencher pour la première hypothèse. Pour le reste, c’est impossible à dire : ils n’ont plus de visages, couverts de sang séché, leurs mains sont déjà travaillées par la putréfaction. Roméo + Juliette ?

Ne compatis pas, ne brode pas.

« Que sais-tu, Stéphane ? Que comprends-tu ? Analyse… »

Le sang. Les croûtes de sang. Les fièvres.

Des faits. Quels faits ? Les gens ont commencé à saigner il y a onze jours. Les symptômes ont été les mêmes pour chacun : céphalées, migraines ophtalmiques, hémorragies généralisées, externes et internes. Le sang suintait des yeux, des narines, des oreilles, des pores de la peau. Ils mouraient en moins de quarante heures. Fièvre hémorragique, filovirus nouveau, proche de la souche Ébola, mais infiniment plus virulent.

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Cela fait dix jours que le filovirus méningé U4 (pour « Utrecht », la ville des Pays-Bas où il est apparu, et « 4e » génération) accomplit ses ravages.

D’une virulence foudroyante, il tue quasiment sans exception, en quarante heures, ceux qu’il infecte : état fébrile, migraines, asthénie, paralysies, suivies d’hémorragies brutales, toujours mortelles.

Le virus s’est propagé dans toute l’Europe. Berlin, Lyon, Milan… Des quartiers, des villes, des zones urbaines entières ont été mises successivement en quarantaine pour tenter de contenir l’épidémie. En vain.

Plus de 90 % de la population mondiale ont été décimés. Les seuls survivants sont des adolescents.

La nourriture et l’eau potable commencent à manquer. Internet est instable. L’électricité et les réseaux de communication menacent de s’éteindre.

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" - [...] Violet m'a donné le sentiment d'être de nouveau un homme. Elle m'a redonné goût à la vie."

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