Les extraits ajoutés par MarieFlowerPanda
Mon petit renard se sentait à l'étroit entre ces quatre murs. Il grognait, couinait, jappait... J'étais fatiguée de l'entendre.
Un jour, je le laissais s'enfuir. Il partit vivre dans la forêt.
Je vins le voir chaque soir.
Afficher en entier- Quand tu as l'habitude d'être seule et de te sentir seule comme elle, ce n'est pas facile d'accepter la main qu'une personne te tend ou de demander de l'aide. Elle a dû juger que c'était de sa responsabilité. En plus, imagine la réaction de ta mère si elle lui avait sorti à ta naissance : "Oh, il faut que je te dise que ta fille nouvellement née court un grave danger et tout ça à cause de ma chère soeur, mais oui Zana, je serais ravie d'être la marraine !" Non, mais soyons sérieux deux minutes. Crois-tu sincèrement qu'elles auraient maintenu leur rapport ?
Afficher en entierEntends-tu les cris qui s’élèvent dans les bois sombres ?
Entends-tu ces cris par-delà l’immuable pénombre ?
C’est le Roi de la Nuit et ses guerriers sans nombre
C’est le Roi de la Nuit par qui tout un jour succombe
Alors, cours, Garçon, surtout ne te retourne pas
La Bête arrive en trombe sur tes pas
Alors, cours Garçon, fuis ce sordide trépas
La Bête finira bien par perdre ta trace.
Afficher en entier- Qu'y a-t-il de mal à regarder en arrière de temps en temps ? C'est ainsi que nous nous définissons, et comme cela que nous pouvons nous améliorer.
- Tous les passés ne sont pas destinés à être explorés, lâcha l'Aigle en évitant calmement une racine d'un vieux chêne.
Afficher en entierCe que tu vois, ce sont les Ténèbres et la Lumière s'affrontant depuis la nuit des temps. Chacun a la même force que son adversaire, et leur combat perdurera jusqu'à ce que ce monde s'éteigne. C'est de Maldron qu'est venue la noirceur sur mon royaume. Ce qu'il fit, je ne le déferai pas, car l'homme juste ne succombera pas aux pièges de mon enfant. En cela, il se montrera digne du cadeau qui l'attend par-delà. Dis-leur à tous qu'au dernier jour, je me tiendrai aux côtés du Cavalier Blanc. Je combattrai avec lui pour écraser son adversaire, ainsi que ceux qui le suivront. Par cela, les actes de Maldron tomberont dans le néant, tout comme la putréfaction de ses mensonges sur mon domaine.
Afficher en entierSelon les spécialistes du comportement canin, le chien n'est pas agressif par essence, il l'est par réaction. Soit un chien est conditionné par le dressage. Dès lors, il suffit d'un ordre externe pour venir provoquer l'attaque. Soit l'individu attaqué a eu peur et a pris la fuite. Ce mouvement peut déclencher un comportement de prédation. Le réflexe du chien est d'arrêter sa proie.
- Il existe aussi des races de chiens plus dangereuses que d'autres, ajoute Faustine.
- Je ne pense pas que la race soit un facteur de dangerosité. C'est l'utilisation que le maître fait de son chien et l'éducation qu'il lui donne qui sont plutôt en cause.
Afficher en entierDans son mandement, Monseigneur de Choiseul-Beaupré exhortait les hommes à traquer l'animal qui "tout terrible qu'il est, n'est pas plus que les autres animaux à l'épreuve du fer et du feu". Il expliquait que la bête était une punition de Dieu contre les pécheurs et les infidèles. Par leurs péchés, les hommes s'étaient exposés à la colère divine, incarnée par cette créature maléfique. L'évêque appelait à davantage de ferveur religieuse et incitait les fidèles à des prières publiques "à l'occasion de l'animal anthropophage qui désole le Gévaudan". Il affirmait que la prière était le seul recours pour combattre cette punition envoyée par le Ciel.
Afficher en entierCertains se faisaient à demi bestiaux, d'autres se livraient sans réserve à une bestialité totale. D'autres encore unissaient leur âme à celle de la créature qui avait fait serment de les protéger. Ils n'étaient plus une confrérie, ils n'étaient plus un peuple. Ils étaient une horde sans chef, sans autre loi et foi que celle de la mort du bourreau.
Nul dieu, fût il une divinité originelle, nul ange, premier fils de la Grande Déesse, n'aurait sur l'heure pu contenir les assauts de la bête. De la queue elle le fauchait, le frappait en plein hypogastre et contre la falaise le laissait pantelant, le corps désarticulé. Dans la roche l'ophax imprimait la silhouette du tourmenteur, fracassait la roche, jetait le bourreau au fond des antres où la bête déversait les rages élémentaires. Et le faiseur de trépas, malgré la douleur et la mort qui le venait prendre toujours riait.
Afficher en entierJe sens une douleur lancinante se répandre dans mon corps. Elle part de mon cœur, parcourt mes veines et retentit avec force dans mon crâne. Je me sens soudain très lasse. Est-ce que toutes les relations sont comme ça ? Est-ce qu'elles nécessitent toutes de se battre, d'arracher des promesses voilées, des confessions et des moments de paix ? Peut-être que ça n'en vaut pas la peine.
Afficher en entierMa voix est calme, posée, un brin moqueuse, et ils se mettent aussitôt à chuchoter entre eux. On dit que les femmes sont des commères, mais ce n'est rien comparé aux pirates.
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