Les commentaires appréciés par PlzAllow
S'il fallait raconter cette BD, on pourrait dire que c'est "Un jour sans fin" mais version amitié. Le dessin est magnifique, quelques allusions au manga mais sans excès, des couleurs douces, des personnages expressifs. Ce qui est plaisant, c'est cette narration comme une comptine où les choses se répètent. Recommencer encore et encore pour qu'un jour cela cesse. Les sentiments ambivalents qui habitent les personnages principaux sont subtils : l'amour, l'amitié ... on sent un socle sûr chez ces gens-là.
Afficher en entierSans être une bombe, cette oeuvre se veut tout de même très intéressante, autant au niveau de la forme, car on retrouve de courtes pages, parfois elles ne contiennent qu'une seule phrase et on assiste à un rythme lent et rapide par une syntaxe non-respecté.
C'est surtout au niveau du contenu qu'il est difficile de rester accroché parce qu'il y a tellement d'ellipses ou de pensées banals et désordonnées qui peuplent la vie de Chloé (la narratrice), que le tout devient lourd et long à suivre, et ce, malgré les courtes pages.
Aussi, on nous donne une espèce d'intrigue concernant les raisons de sa dépression, mais rien n'est réellement expliqué : on nous laisse plusieurs événements en suspens durant notre lecture, ce qui rend le tout stimulant, mais par contre très décevant après avoir fini le livre...
Bref, je n'ai pas adoré ce roman. Par contre, on y retrouve de l'humour, des émotions bien transmises, des personnages attachants, des réflexions, un style et un contenu original. Ce sont des éléments qui ont vraiment su rendre le roman divertissant!
Afficher en entierUne collègue m'avait acheté le roman de Raphaëlle Giordano quand j'ai quitté mon travail pour, à l'instar de l'héroïne, "changer de vie". Bizarrement, je n'ai jamais eu envie de le lire... Alors, quand le roman graphique est sorti, je me suis dit que ce serait l'occasion de découvrir ce best-seller dont tout le monde parle.
Quelle déception ! J'ai eu l'impression d'entrer dans une secte dirigée par le gourou Claude. Le texte n'est qu'une suite de conseils pour soi-disant vivre heureux. Dans la réalité, je peux vous assurer que la quête de soi-même est beaucoup plus profonde et mouvementée. J'ai trouvé le style d'écriture moralisateur et fade. Quant aux illustrations, elles manquent d'originalité par leur aspect très réaliste.
Bref, ce livre m'a laissé une belle impression d'arnaque et le succès du roman me fait un peu peur par rapport à l'état de notre société actuelle...
Afficher en entierAprès avoir lu "Innocence" qui retraçait les événements antérieurs à ce livre, j'étais curieuse de découvrir la suite relatée par "Les Enfants de la nuit". Autant le premier m'avait beaucoup plu avec son style cru, dénonciateur et percutant, autant le second m'a paru assez ennuyeux, creux et dépourvu d'intérêt. Eva Ionesco nous entraîne ici dans une plongée au coeur des fêtes nocturnes dans le Paris des années 70. Toujours aussi cash, elle narre ses rencontres et ses échappées avec sa bande, tous des jeunes vivant de danse, sexe et drogue afin d'échapper à la réalité de tous les jours.
Hormis quelques passages nous permettant de nous raccrocher à une certaine chronologie, je n'ai pas été emballée par l'histoire, encore moins par les dialogues, que j'ai trouvés vides, limite insipides.
Afficher en entier🎀 Rose bonbon 🎀
J'ai longtemps hésité à écrire une critique sur ce livre. Une critique vise principalement à donner son avis sur un livre, mais elle permet également de lui faire un peu de publicité auprès d'autres lecteurs.
Ce livre a suscité beaucoup de polémiques, ce qui est compréhensible car nous suivons ici l'histoire et les pensées de Simon, un pédophile...
J'ai déjà lu des livres de ce genre, vous me direz; entre les contes interdits ou encore Buczko. Mais je trouve celui-ci différent...
Tout d'abord, son style d'écriture est vraiment particulier. Nous avons vraiment l'impression d'être dans la tête du personnage avec toutes ses pensées, même les plus incohérentes. Il est parfois difficile de tout comprendre tant le personnage est singulier.
Ensuite, je trouve cette histoire surréaliste. Entre le protagoniste arrêté mais finalement non puni par la loi, simplement l'objet d'une nouvelle expérience avec des cachetons et libre de travailler où il veut, y compris avec des enfants. Mais aussi les autres personnages, tous plus horribles les uns que les autres...
Ce que j'ai "adoré"? La fin pour sa morale, mais là encore, rien de vraiment réaliste.
En somme, je n'ai pas apprécié cette lecture. La curiosité m'a poussé à le lire entièrement, mais le livre n'apporte rien si ce n'est de la haine et du dégoût pour l'Homme...
Afficher en entierUn livre facile à lire, que j’ai dévoré en une soirée et demie. Il est intéressant par son thème : les enfants auteurs d’inceste. On apprend réellement pas mal de choses par moments, mais je lui reprocherais deux choses. Premièrement, de ne jamais livrer de « portrait » clair de ces jeunes : on en apprend un peu sur chacun au détour de certains chapitres, mais on a l’impression de ne jamais avoir de vision claire de la situation, et ils tendent à se confondre dans la réflexion de l’auteure. Comme si les faits demeuraient fuyant. Deuxièmement, sur l’organisation. L’auteure balaie réellement pas mal de problématiques liées à l’inceste commis par des mineurs, allant de leur prise en charge psychologique à l’accompagnement des familles en passant par la case « justice », mais personnellement je me sens toujours incapable, après la lecture du livre, de formuler ce qui fait que tel ou tel enfant a, à un moment donné, basculé dans des actes incestueux. Et encore plus, de faire le lien avec un éventuel climat familial, si ce dernier n’est pas dominé par la violence. Pour moi, ce livre reste l’un des rares, avec « Quand toucher n’est pas jouer », à apporter des éléments de réflexion, mais il manque malgré tout sa cible.
Afficher en entierC’est la première fois que je lis du @author.racheljonas et alors… plaisir coupable validé à 100 %.
Avec ce 1er tome on est sur un début de dark bully romance.
Stevie, héroïne plus size, change d’université avec un objectif très clair : venger sa sœur morte. Autant dire qu’elle n’est pas là pour se faire des amis. Et forcément, ça dérape vite : elle se fait surprendre en flagrant délit en fouillant les chambres des 3 hockeyeurs les plus enviés du campus.
Comme elle ne peut absolument pas se permettre d’être dénoncée, tout commence sur une dynamique de bully romance, avant d’évoluer, évidemment, vers un harem inversé (meilleur trope, je ne veux rien savoir).
J’ai adoré le personnage de Stevie. Elle est marquée par de nombreux traumatismes, mais elle est surtout combative, profondément humaine et très facile à comprendre.
Ses insécurités, notamment dans ses relations aux autres, sont traitées avec beaucoup de justesse.
Et puis… parlons des gars deux secondes : un peu névrosés, clairement.
Le concept c’est globalement “touche-la et meurs, il n’y a que nous qui avons le droit de lui faire du mal”.
Mais paradoxalement, la façon dont ils l’aident à affronter ses peurs et à se réapproprier son corps est essentielle dans son évolution.
Les histoires familiales des différents personnages viennent se greffer naturellement à l’intrigue et sont bien construites. On est clairement sur un premier tome de trilogie, et autant dire que j’ai désespérément envie de lire la suite.
Et puis ce plaisir ultime de voir un personnage franchement détestable bouffer la poussière… ah, c'est ma définition du bonheur dans un livre.
Le cliffhanger ? J’ai hurlé. Forcément.
Il y a du smut (et pas qu’un peu ), ce qui est plutôt rare pour un 1er tome de trilogie. Mais comme je vis pour le smut… tout va bien, tout est parfaitement sous contrôle.
Ce premier tome m’a fait penser à la saga Les Nobles de l’université de Forsyth, en version plus consentie. Bref, on referme ce tome avec plein de questions, une tension qui donne envie de secouer tout le monde, et cette certitude : avec cette maison d’édition, il y a de grandes chances que la suitearrive vite… et j’ai très, très hâte.
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Afficher en entierJ’ai adoré ce livre. Totalement en accord avec la réalité malgré le détour par un monde imaginaire, un peu moraliste et optimiste sur la fin qui sent son Me-Too, mais l’évocation de l’engrènement et des effets des viols sur la psyché sont extrêmement justes. Un bon livre pour renouer avec soi-même.
Afficher en entierUn livre qui se dévore en deux heures, d'une écriture claire, directe, limpide, aussi bien dans l'expression de la souffrance que dans celle des abus et dans l'évocation de la psychologie du pédophile. C'est intéressant de lire ce livre en parallèle au "Journal d'un innocent" de Duvert, car on y trouve les deux regards opposés et complémentaires, celui du pédophile qui croit aimer, et celui de l'enfant qui se tait. Et c'est bien ce qui ressort du portrait de Didier dans "Il m'aimait" : un homme qui a l'impression de vivre un grand amour merveilleux et partagé, mais qui finalement ne perçoit rien, ni de la terreur ni de la douleur de l'enfant. On a l'impression que la nasse se tresse finalement du dehors des deux personnages, d'un côté l'adulte qui agit mal mais qui semble avoir l'impression d'agir bien, de l'autre l'enfant qui ne comprend pas, a besoin d'un début d'attention, n'ose rien dire et en conçoit de la culpabilité. Incompréhension totale des deux côtés. Le phénomène de la pédophilie n'a pas fini d'étonner.
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Mariko Kikuchi, après un ouvrage autobiographique pour expliquer son enfance avec un père alcoolique, revient sur la thématique des enfants qui doivent se construire malgré des parents défaillants. Cette fois, la mangaka raconte avec son éditrice le travail de recherche journalistique qu'elles ont effectuées. Elles ont décidé d'élargir au maximum de types de toxicité dont les parents peuvent faire preuve. Différentes personnes vont expliquer leur enfances et leur façon de s’être relever ou pas de ces sévices. La construction est similaire, d’histoire en histoire, notre duo rencontre une personne qui va expliquer à quoi ressemblait son enfance et dans quel état d'esprit elle est maintenant : a-t-elle coupé les ponts ou non ? Si oui, qu'est-ce qui a fait qu’elle a réussi à couper les ponts ? Un petit fil conducteur supplémentaire est présent. Chaque histoire va être très différente et le regard de l'éditrice sur sa propre jeunesse va évoluer à chaque rencontre. Elle commence avec l’idée qu'elle a eu de la chance d'avoir les parents qu'elle a eu et petit à petit va se poser des questions. Ce manga ne se focalise donc pas uniquement vers les personnes qui ont conscience des choses anormales qu’elles ont subi, il laisse une place à toutes celles qui sont potentiellement dans le déni des problèmes de leur enfance. Au niveau des vécus toxiques, il va y avoir les formes les plus évidentes, celles auxquelles on pense intuitivement immédiatement mais aussi les plus insidieuses. Il y a bien les parents qui ne jouent pas leur rôle en protégeant leurs enfants : les parents violents, les accros aux jeux, les alcooliques… Mais il y a aussi ceux qui poussent à l'excellence de manière abusive, ceux qui vont couver excessivement et empêcher de se développer comme il faut, ceux qui sont dans le chantage affectif avec le très fameux après tout ce que j'ai fait pour toi, ceux qui ont des attentes particulièrement égoïstes pour ne pas être seuls plus tard… Tout ce panel est là, dans tous les cas, ça empêche de se développer comme il faut, d’être bien dans ses baskets, d’avoir confiance en soi… Il n’y a pas de jugement sur la façon dont chacun a évolué suite à leur vécu. A aucun moment, il y a de réflexion envers ceux qui pourraient encore trouver des excuses à des comportements qui ne sont pas normaux. Cette succession d’histoires plus banales qu’on pourrait l’imaginer avec l'évolution de la vision de l'éditrice permet d’illustrer ce qu'on appelle exactement comportement toxique. Les dessins sont assez simples, limite simplistes mais ça rend encore plus fort les messages. C’est une lecture nécessaire que j'ai beaucoup aimé.
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