Les extraits ajoutés par sghorizons
- Ecoute, Monsieur Muscle, c'est bien joli tout ça, mais au cas où tu l'aurais oublié, nous avons un contrôle de maths dans quelques minutes, tentai-je afin qu'il me libère de cette dangereuse discussion.
Il appuya son dos contre la porte, toujours les bras croisés. Il fit un geste de la tête à la Justin Bieber que je détestais royalement pour remettre en place ses cheveux brun, bien trop long à mon goût. Je serrai les poings m'empêchant de lui mettre des claques ou à défaut de lui raser la tête.
- Si j'avais su que tu étais aussi marrante, je t'aurais parlé plus tôt ! remarqua-t-il.
- Pourtant, ce ne sont pas les occasions qui ont manqué puisque cela fait plus de dix ans que nous sommes dans le même bahut, m'irritai-je vraiment.
(...)
Il redevint sérieux ce qui était beaucoup plus dangereux pour moi. Je tentais de réfléchir à la vitesse grand V pour trouver une explication de quoi le contenter afin qu'il me fiche la paix. Bien entendu, je ne pouvais pas lui dire que j'avais rêvé de la mort de son ami avant qu'elle n'arrive et que c’était pour cette unique raison, que je me trouvais là au milieu de la nuit.
- Alors ?
- Je...je...suis somnambule, bredouillai-je.
- Somnambule ? Et tu n'as rien trouvé de mieux avec le super cerveau qui est le tien, génie ? ricana-t-il.
- Pourtant, c'est vrai ! Je préfère que ça ne se sache pas. Qui sait ce qui pourrait m'arriver si on apprenait que je me baladais au milieu de la nuit...
- En sous-vêtements, termina-t-il.
- Je n'étais pas en sous-vêtements que je sache, m'énervai-je en me redressant.
- C'était tout comme. C'est pour cela que je ne crois pas à ton histoire de somnambulisme. Si c'était le cas, tu peux m'expliquer pourquoi tu portais des bottes ? Remarqua-t-il.
« Merde, il a un cerveau celui-là » me dis-je à moi-même.
- Dis donc ! Tu crois que tu fais partie de la police et que cela t'autorise à me poser toutes ces questions, contrai-je en souhaitant détourner la conversation.
- Parlons-en justement, après ton départ disons précipité, j'ai dû leur expliquer ce qui s’était passé et...
Je fis quelques pas vers lui, ne pouvant empêcher mon cœur de battre fort contre mes côtes en réponse à ma nervosité qui montait en flèche.
- Tu ne leur as pas parlé de moi j'espère, soufflai-je.
Afficher en entierJe me retournai et vis son frère se rapprocher à grands pas de nous.
— Elynn, rejoins ma mère veux-tu ? murmura d'une voix douce et pourtant anxieuse Lansa.
— Pas si tu vas avoir des ennuis à cause de moi.
Dasan s'arrêta à quelques pas de nous.
— Quoi ? J'aurais défié ton autorité en public ? répliquai-je devant son air mauvais dont l'attention passait de l'un à l'autre, visiblement énervé.
— Tu devrais apprendre à te taire quand la situation l'exige, répliqua ce dernier d'un ton dur.
— Vous ne me connaissez pas et je vous interdis de me parler de cette façon. Vous n'êtes pas mon père.
— Je suis ton Alpha ! tonna-t-il.
— Malheureusement, mais uniquement quand je suis à quatre pattes.
— Elynn, me rappela à l'ordre Lansa d'une voix douce.
Je continuais de fixer celui qui prétendait vouloir me commander.
— Il est vrai que je ne connais pas toutes les règles qui s'appliquent à notre petite bande. D'ailleurs, il semble qu'ils vous suivent comme des toutous, en observant le groupe des cinq hommes qui approchait rapidement.
— Mais sachez que je ne suis pas prête à vous obéir au doigt et à l'oeil.
— Pourtant il en est ainsi si tu veux que ta louve survive, dit-il en se rapprochant dangereusement de moi.
— Serait-ce une menace ? Genre, vous comptez m'attaquer et me tuer lors de la prochaine pleine lune ?
Afficher en entier— Je ne suis pas un monstre, contredis-je avec une conviction que j'étais loin de ressentir.
— Nous ne le sommes pas. Les légendes ont un fond de vérité comme la nôtre, mais elles sont altérées, dénaturées au fil du temps. Par exemple, nous ne sommes pas capables de nous transformer Elynn.
— Mais tu viens de me dire que TU étais un loup-garou.
— J'ai utilisé ce terme afin que tu comprennes ce que NOUS sommes. C’est ce qui s'en rapproche le plus en tout cas. À chaque pleine lune, il est permis à notre esprit de s'approprier le corps d'un loup. C’est une forme de projection astrale, expliqua l'homme.
— Projection astrale ?
— Lorsque nous dormons, notre esprit est capable de quitter notre corps. Certains d'entre nous comme les chamanes, atteignent le plan astral et peuvent ainsi obtenir des visions ou des révélations de l'autre monde. Pour d'autres, ils peuvent s'approprier le corps d'animaux.
Tout ce qu'il m'affirmait me paraissait totalement irréel et pourtant je conservais le souvenir de ces songes, corroborant ses dires.
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